Francis Sirois - Photographie

Francis Sirois - Photographie Citadin qui s'est transformé en photographe gaspésien et qui en est très heureux!🫎

À chaque photo son histoire 🏞️.

C'était en juin, lors d'une autre journée de pluie.En fait, si je me fie à mon ressenti, il devait pleuvoir depuis au mo...
06/28/2026

C'était en juin, lors d'une autre journée de pluie.
En fait, si je me fie à mon ressenti, il devait pleuvoir depuis au moins deux mois 😅
Au retour d'une balade en voiture en famille, le brouillard était dense. La pluie tombait sans relâche. C'est à ce moment que j'ai remarqué une tache rousse qui courait au fond d'un terrain vague.
Un jeune renardeau qui accourait vers sa mère — c'était l'heure du repas. Son frère ou sa sœur était déjà en train de boire, et il voulait sa part.
En deux temps trois mouvements, j'étais à genoux dans le gazon détrempé.
Toute la famille me regardait sans se soucier de ma présence. Ce qui me convenait parfaitement.
Il y avait environ un demi-centimètre d'eau autour de moi. Pour avoir le cadrage que je voulais, je devais descendre encore plus bas.
Je me suis couché à plat ventre dans l'eau.
La sensation fut aussi rapide que désagréable. L'eau froide est entrée dans mes pantalons, du bas du ventre jusqu'aux chevilles. Comme si quelqu'un m'avait lancé une chaudière d'eau glacée directement sur le corps 😅
Mais j'étais tellement concentré sur cette famille rousse que j'ai oublié tout ça.
La maman avait les yeux fermés pendant que ses deux petits se chamaillaient pour accéder au lait. Elle les protégeait du vent et de la pluie de son mieux, sans bouger.
Après un moment, le repas s'est terminé. La famille s'est dispersée. J'ai décidé de quitter pour laisser maman souffler un peu.
En me relevant, la gravité a fait ce qu'elle fait de mieux...
Toute l'eau accumulée dans mon chandail et mon pantalon s'est précipitée vers mes sous-vêtements et mes souliers. Ma famille trouvait ça bien drôle 😅
Ce qui m'a le plus marqué, c'est la résilience de cette maman. Les petits se tiraillaient sous elle pendant que la pluie tombait sans arrêt. Je la voyais fermer les yeux quand le vent poussait les gouttelettes sur son visage.
Elle devait nourrir ses petits. C'était sa priorité. Le reste ne comptait pas.
La nature est à la fois belle, exigeante et inspirante.
À chaque image son histoire. 🦊

06/07/2026

La danse du chevalier grivelé

Saviez-vous que certains oiseaux semblent toujours se déplacer en dansant?Lors de cette quête, j’avais décidé de m’offri...
06/07/2026

Saviez-vous que certains oiseaux semblent toujours se déplacer en dansant?

Lors de cette quête, j’avais décidé de m’offrir un petit moment en nature avec les castors.

Le soleil commence à se lever tôt dans mon coin de pays. Je devais partir très tôt pour arriver avant le lever du soleil, prévu vers 4 h 15. C’était un magnifique matin : le ciel était rosé, les oiseaux chantaient, la vie se réveillait et se préparait à une autre belle journée au paradis.

J’avais prévu m’installer sur le bord d’un ancien barrage de castors, dans l’espoir d’observer quelques canards ou peut-être même un castor. La seule chose dont j’étais certain, c’est que ça allait me faire du bien de prendre mon café avec ma caméra, caché dans les buissons, à profiter de ce milieu naturel complètement époustouflant.

Après un bon moment d’attente, j’ai aperçu un chevalier grivelé perché sur un tronc d’arbre de l’autre côté du marais. Il était beaucoup trop loin pour que je puisse le photographier correctement, mais quel spectacle! C’était fascinant de le voir chasser.

Puis, tout à coup, il s’est envolé et a disparu de mon champ de vision. J’en ai profité pour prendre une bonne gorgée de café chaud et étirer mon dos qui commençait à me rappeler que les heures passent plus vite que les courbatures 😆.

Quelques minutes plus t**d, j’ai aperçu un bec apparaître sur le bord du barrage.

C’était lui.

Le chevalier grivelé était de retour et il chassait en se dirigeant droit vers moi.

Je n’avais jamais eu la chance de voir cet oiseau d’aussi près. Habituellement, c’est moi qui tente de m’en approcher lentement... et le succès n’est pas toujours au rendez-vous.

Il avançait en faisant constamment bouger son arrière-train de haut en bas, comme s’il dansait à chacun de ses pas. Ce comportement caractéristique lui permet notamment de conserver son équilibre sur les terrains inégaux. Il peut également jouer un rôle dans la communication entre individus, que ce soit pour la séduction ou l’intimidation.

Le petit limicole a poursuivi son chemin jusqu’à environ trois mètres de moi.

J’ai fait de mon mieux pour rester parfaitement immobile tout en le photographiant et en capturant quelques vidéos. Observer un animal évoluer aussi près de soi, sans qu’il ne se doute de notre présence, est toujours un privilège.

Encore une fois, ce fut un matin ressourçant et rempli d’apprentissages. Une autre de ces matinées qui me rappellent pourquoi j’aime autant passer du temps dehors.

À chaque image son histoire.

C’était un matin de mai. Après une grosse semaine de travail, j’ai eu l’opportunité de me lever tôt pour aller observer ...
05/30/2026

C’était un matin de mai. Après une grosse semaine de travail, j’ai eu l’opportunité de me lever tôt pour aller observer les canards. À ce moment de l’année, la migration était bel et bien débutée et le retour des oiseaux faisait du bien au moral.

J’avais bien hâte à l’été, mais un peu moins aux levers de soleil à 4 h 25. À 3 h 15, le cadran sonne. J’enfile mon linge de photo — celui que je peux traîner dans la vase, le crottin ou même tremper dans l’eau sans verser une larme — puis je mange un yogourt. Pendant ce temps, je me prépare aussi un bon café chaud et je glisse une pomme dans mon sac, au cas où la sortie s’étirerait un peu plus longtemps que prévu.

En sortant dehors, ça sent… le bonheur. L’air froid touche mes narines et transporte une légère odeur saline. Du pur bonheur! Imaginez le bien-être extrême de prendre une gorgée de café chaud à ce moment précis… C’est indescriptible 😆🤷🏻‍♂️

Ce matin-là, j’essayais pour la première fois une technique que je n’avais jamais pratiquée comme photographe : l’affût.

Je m’installe au sol sur mon coussin, mon trépied bien positionné, puis je place un filet de camouflage au-dessus de moi afin de masquer mes mouvements et la forme atypique de la roche que je deviendrai pour les prochaines heures. À ce moment-là, j’ai l’impression de perdre ma liberté de mouvement. Je me sens un peu prisonnier. Par contre, je crois fermement que l’expérience peut être enrichissante, alors je continue quand même.

Après près d’une heure d’attente, quatre fuligules à collier viennent se poser juste devant moi : une femelle et trois mâles.

Voir ces canards, complètement inconscients de ma présence, à une distance aussi rapprochée, c’était complètement malade. Ça valait largement le désagrément de me sentir coincé depuis une heure.

Il y avait un mâle qui restait constamment près de la femelle, probablement le futur prétendant. Les deux autres se promenaient dans le marais en se défiant du regard. Lorsqu’ils s’approchaient un peu trop de la femelle, les tensions montaient rapidement et, à certains moments, le premier mâle les éloignait sans hésitation.

En restant immobile dans mon affût, j’ai pu observer pendant plusieurs dizaines de minutes les comportements de ces canards. Les voir évoluer dans leur environnement naturel était extraordinaire. L’affût m’a également forcé à ralentir, à écouter ce qui se passait autour de moi et à apprécier le moment, dans un quotidien qui file souvent à une vitesse affolante.

Ce matin-là, j’ai aussi eu la chance d’entendre et d’observer plusieurs espèces de pics, dont un grand pic qui offrait tout un spectacle de percussion sur un arbre mort couché au sol. C’est impressionnant d’entendre la résonance et la portée du son qu’ils sont capables de produire avec leurs coups de bec.

Il y avait aussi un vaillant castor qui s’affairait à réparer son barrage, mis à rude épreuve par le débit élevé de l’eau causé par la fonte printanière.

Une matinée passée à observer la nature dans toute sa simplicité. Une matinée qui rappelle à quel point il suffit parfois de ralentir pour voir à quel point le monde qui nous entoure est fascinant.

À chaque image son histoire.

Aujourd’hui, je vous partage quelque chose d’un peu différent.Je vous partage une histoire… mon histoire. 🫎Sur les résea...
04/05/2026

Aujourd’hui, je vous partage quelque chose d’un peu différent.
Je vous partage une histoire… mon histoire. 🫎

Sur les réseaux sociaux, on voit passer des milliers d’images. Mais derrière chaque photo, il y a une personne, un parcours, une passion… et une raison de créer.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous ouvrir la porte sur mon univers : qui je suis, d’où je viens et pourquoi j’aime autant vous partager mes quêtes en nature.

C’est aussi le moment parfait pour vous présenter mon nouveau site web — mon pied-à-terre numérique, comme j’aime l’appeler. Un endroit où je peux aller un peu plus loin, raconter autrement et rassembler ce qui me passionne vraiment.

Je ne sais pas exactement où cette aventure va me mener… mais je sais que ce site marque le début d’un premier chapitre.

Pour lire mon histoire, cliquez sur ce lien, ça va aussi vous permettre de visiter mon nouveau site web!
https://bit.ly/4vbNu3g

Et vous, est-ce que vous prenez le temps de découvrir l’histoire derrière les images que vous aimez?

Un décollage parfaitC’était à la fin du printemps, vers la fin de la saison de pêche aux homards (c’est pour ça les boué...
03/21/2026

Un décollage parfait

C’était à la fin du printemps, vers la fin de la saison de pêche aux homards (c’est pour ça les bouées en arrière-plan). Le ciel était grisonnant, ça sentait les vers de terre, et les goélands argentés et marins suivaient les bateaux de pêche qui remontaient leurs cages.

J’adore ce genre de matin : un café chaud, une caméra, un beau lever de soleil et du temps de qualité en famille à ramasser des trésors de plage, tout en regardant les pêcheurs récolter les richesses du Saint-Laurent.

Tout à coup, un magnifique cormoran à aigrettes est apparu devant moi. J’ai eu le temps de le capturer en pleine séquence de décollage — toutes les images proviennent de ce même instant.

Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois que je vois un oiseau atterrir ou décoller sur l’eau, je suis impressionné qu’il réussisse à se poser sans faire de pirouette par en avant et prendre un bouillon. Et pourtant… à tout coup, il s’en sort ! Plus ou moins gracieusement, mais toujours efficace 😄

Le cormoran à aigrettes est un oiseau très commun dans mon coin de pays. Avant de m’intéresser aux oiseaux, je le voyais simplement comme un oiseau… noir.

Mais avec le temps, en apprenant la photographie et en observant davantage, j’ai commencé à remarquer ses nuances : les teintes dans ses ailes, les reflets, les détails de son bec. Comme quoi, prendre le temps d’observer change complètement notre perception.

Fait cocasse : avant la modification des lampadaires à Gaspé, les cormorans étaient perchés partout sur ceux du pont au-dessus de la rivière York… un peu comme les goélands à Québec 😆

Et vous, c’est quoi l’animal qui vous a déjà surpris par son comportement ou sa “personnalité” ?

La vie après la mortLa mort d’un animal est toujours un événement triste, parfois même troublant.Par contre, il est impo...
03/14/2026

La vie après la mort

La mort d’un animal est toujours un événement triste, parfois même troublant.

Par contre, il est important de garder en tête que la mort d’un animal sert aussi à faire vivre la vie autour de lui. Par exemple, cet orignal qui a probablement été blessé mortellement lors d’un combat pendant la période de reproduction aura servi à nourrir plusieurs espèces : renards, coyotes, martres d’Amérique, belettes, rapaces, insectes… et bien d’autres.



J’ai découvert cette carcasse au début de l’hiver lors d’une randonnée en forêt. Pendant notre exploration, nous avons remarqué une éclaircie de l’autre côté d’une bordure dense d’épinettes. Évidemment, ma curiosité a pris le dessus et je me demandais ce qui avait bien pu se promener dans cette clairière.

J’ai toujours la voix de ce petit aventurier dans ma tête. Celle qui me pousse à essayer de nouvelles choses et à explorer des endroits inconnus.

Au sol, quelques traces de renards, de coyotes et de lièvres. Je cherchais un angle intéressant pour photographier la clairière lorsque j’ai remarqué ce qui ressemblait à une drôle de branche au loin.

En me rapprochant, j’ai réalisé que c’était… oh wow… un côté de panache d’orignal. Puis deux panaches. Un orignal complet au sol.

Il ne restait aucune trace de viande sur la carcasse : seulement les os, les tendons et les dents. La faune avait pleinement profité de cette ressource avant l’hiver. Rien n’avait été gaspillé.

Devant moi se trouvait le squelette complet d’un orignal mâle mature. Pour la première fois, je pouvais vraiment observer la complexité du squelette du roi de nos forêts : les vertèbres massives, le bassin, la taille du crâne, les articulations.

J’étais aussi frappé par la petitesse de cette charpente osseuse quand on pense à la taille et à la puissance de l’animal vivant.

On ne peut pas le nier : la nature est extrêmement bien faite. Même dans la mort, elle continue de nourrir la vie.

À chaque image son histoire.

On peut l’affirmer haut et fort : les couchers de soleil en Gaspésie sont tout simplement magnifiques. Splendides. Impre...
03/07/2026

On peut l’affirmer haut et fort : les couchers de soleil en Gaspésie sont tout simplement magnifiques. Splendides. Impressionnants. Uniques.

Lors de cette petite expédition, je n’avais pas vraiment de quête précise, à part aller observer les oiseaux marins à la plage. J’avais surtout besoin d’un moment de thérapie gaspésienne : un moment entre terre et mer, à contempler notre précieuse nature.

La chance était au rendez-vous. Plusieurs espèces d’oiseaux marins étaient présentes : des eiders à duvet, des harles… et même quelques phoques. C’était visiblement l’heure du souper — ou du bain — pour plusieurs d’entre eux. Certains tentaient d’avaler des oursins, pendant que d’autres essayaient carrément de les voler à leurs voisins 😆.

Très rapidement, le soleil a commencé à descendre à l’horizon et l’heure dorée s’est installée. L’air était étonnamment froid, au point où mes doigts étaient complètement gelés… ce qui n’est pas l’idéal quand on tient une caméra. Comme j’aime souvent le dire, ce ne sont pas des désagréments, ça fait partie de l’expérience.

C’est à ce moment précis que j’ai réussi à capturer cette image de notre magnifique phare, baigné dans cette lumière dorée qui rend les soirées gaspésiennes si mémorables.

À chaque image son histoire.

Chaud soleilJe suis toujours impressionné par la capacité des animaux à survivre à l’hiver : nuits glaciales, nourriture...
03/01/2026

Chaud soleil

Je suis toujours impressionné par la capacité des animaux à survivre à l’hiver : nuits glaciales, nourriture plus difficile à trouver et moins calorique, conditions météorologiques exigeantes.

Lorsque j’ai capturé cette image, j’étais en raquette après une nuit particulièrement froide. À environ 30 mètres de nous, nous avons remarqué un groupe de trois gélinottes huppées en “mode boulette”, blotties sous des épinettes très denses. La nuit semblait avoir été difficile et elles tentaient de conserver leur chaleur du mieux qu’elles le pouvaient.

Après plusieurs minutes à les observer, elles ont décidé de se déplacer pour aller se réchauffer au soleil. Les yeux à moitié fermés, les plumes bien gonflées, profitant des rayons qui les enveloppaient, elles semblaient profondément reconnaissantes de cette pause chaleur.

Pas de foyer ni de thé chaud en forêt. Pour survivre, tout ce qu’elles peuvent faire, c’est se regrouper, s’enfouir dans la neige ou se prélasser quelques instants sous un soleil d’hiver.

Adresse

Gaspé, QC

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Francis Sirois - Photographie publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager