Pierre Lahoud/photographie aérienne

Pierre Lahoud/photographie  aérienne Malgré les difficultés de la photographie aérienne , je sillonne le Québec en avion depuis plus

Vivre«C’est rare qu’on reçoive d’aussi beaux cadeaux dans la vie!»Par Francis Higgins, Le Soleil26 mai 2026 à 04h10 2 mi...
05/26/2026

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«C’est rare qu’on reçoive d’aussi beaux cadeaux dans la vie!»

Par Francis Higgins, Le Soleil
26 mai 2026 à 04h10
2 minutes

La fontaine de Tourny, à Québec
Reconnaissez-vous cet endroit? (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses clichés pris du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

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Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, on vole au-dessus de la fontaine de Tourny, devant le Parlement de Québec. Cette photo a été prise au printemps 2022.

«La magnifique fontaine de Tourny! C’est rare qu’on reçoive d’aussi beaux cadeaux dans la vie! lance Pierre Lahoud. Ç’a été le cas pour Québec, qui l’a reçue de la famille Simons en prévision du 400e anniversaire de la fondation de la ville, en 2008. C’est un legs assez extraordinaire!»

«Dès son installation, ce cadeau est immédiatement devenu un site emblématique très important pour la ville de Québec, continue l’historien. Il suffit de passer dans le secteur de la colline parlementaire pendant l’été pour voir le grand nombre de personnes qui s’att**dent devant la fontaine de Tourny, qui la photographient, qui jouent avec l’eau, etc. C’est assez fascinant!»

«Grâce aux jardiniers de la municipalité qui y font des plantations chaque année, quand arrive le printemps arrivent aussi les tulipes tout autour de cette fontaine, ajoute l’auteur et photographe. Ça vient encore davantage enjoliver le secteur.»

«On n’a peut-être pas autant de tulipes qu’autour du Parlement du Canada, à Ottawa, mais on en a quand même de très belles autour de la superbe fontaine de Tourny!» termine M. Lahoud.

Pour en savoir plus sur l’histoire de la fontaine de Tourny, on vous conseille la lecture de la fiche patrimoniale de la Ville de Québec à ce sujet, que vous pouvez consulter ici.

Propos recueillis par Francis Higgins

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VivreCinquante nuances de vertPar Francis Higgins, Le Soleil19 mai 2026 à 04h15 2 minutesUne forêt printanière d’Abitibi...
05/19/2026

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Cinquante nuances de vert

Par Francis Higgins, Le Soleil
19 mai 2026 à 04h15
2 minutes

Une forêt printanière d’Abitibi.
Cette forêt d’Abitibi prend les couleurs du printemps. (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses clichés pris du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

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La semaine dernière, on vous montrait la photographie aérienne d’une cabane à sucre dans la grisaille forestière. Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, on change de ton avec un vol au-dessus des forêts printanières d’Abitibi. Ces photos ont été prises au mois de juin 2014.

«Pour prendre ces photos, je m’étais rendu en Abitibi pour photographier des mines à ciel ouvert, entre autres, relate Pierre Lahoud. Pas besoin de vous dire que, quand j’ai vu ce beau vert, je me suis carrément senti dépaysé!»

«Il y avait un contraste absolument exceptionnel entre la beauté des mines à ciel ouvert — une beauté que je qualifie de toxique — et la beauté naturelle et extraordinaire de la forêt tout autour. On était au mois de juin, c’était alors le pic du beau vert tendre qui vient colorer le Québec pendant la saison», se réjouit l’historien.

«En me préparant à notre discussion, j’essayais de trouver un titre pour cette chronique. Comme pourrais-je bien l’appeler? Vous savez, il y a ce film, sorti il y a quelques années, qui s’appelait 50 nuances de gris ou quelque chose [Cinquante nuances de Grey est son titre officiel]. Ici, j’appellerais cette photo 50 nuances de vert! [rires]» s’amuse l’auteur et photographe.

Une forêt printanière d’Abitibi.
Une forêt printanière d’Abitibi. (Pierre Lahoud)

«Cette autre photo [ci-dessus] est dans le même esprit que la précédente, à la différence que cette forêt m’apparaît presque comme un bouquet de brocoli! [rires] Je l’ai photographiée pendant la même journée que la première, alors que j’étais environ au sud de Val-d’Or», précise-t-il.

[ Vous aimez les photos de Pierre Lahoud? Voyez-les dans l'infolettre Vivre! ]

«Comme dans plusieurs endroits de la province, il y a vraiment ici toutes sortes de petits tons de vert qui se juxtaposent les uns par rapport aux autres afin de donner une belle idée du printemps!» conclut M. Lahoud.

Propos recueillis par Francis Higgins

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VivrePendant qu’on peut voir la cabane à sucre…Par Francis Higgins, Le Soleil12 mai 2026 à 04h01 2 minutesUne cabane à s...
05/12/2026

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Pendant qu’on peut voir la cabane à sucre…

Par Francis Higgins, Le Soleil
12 mai 2026 à 04h01
2 minutes

Une cabane à sucre de Sainte-Marie-de-Beauce.
Vus du haut des airs, de petits points rouges au sol ont attiré le regard de «l'historien volant»… (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses clichés pris du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

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Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, on vole au-dessus d’une cabane à sucre de Sainte-Marie-de-Beauce, alors que les feuilles des érables n’ont pas encore poussé à l’approche de la saison chaude. Cette photo a été prise au printemps 2021.

«Pour un photographe aérien, rares sont les moments où on peut vraiment bien voir les cabanes à sucre depuis le ciel. En dehors de ces périodes où il n’y a aucune feuille dans les arbres, on ne voit rien de ces bâtiments si importants de notre patrimoine, autrement cachés par la canopée des érables», commence Pierre Lahoud.

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«Cette fois-là, j’allais faire une sortie pour photographier les effets des inondations à Sainte-Marie-de-Beauce, relate l’historien. Pendant le vol, j’ai été interpellé par ce toit rouge criant apparu au milieu des arbres tout gris. C’est l’une des rares fois où j’ai eu la visibilité nécessaire pour aussi bien admirer des installations du genre, habituellement dissimulées au milieu de la forêt.»

«La saison des sucres est un moment sacré pour tous les Québécois. Elle est un rite de passage saisonnier au même titre que le passage des oies blanches au-dessus de nos têtes. Ça vient nous rappeler qu’il faut se préparer pour l’été!»

— Pierre Lahoud, historien
«De plus, le printemps est toujours une saison particulière pour la photo, en plus d’être un phénomène extraordinaire qui nous ramène à la nature toujours très généreuse. Et ça sert à nous rappeler que le temps passe!» termine l’auteur et photographe.

Propos recueillis par Francis Higgins

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Quels paysages illustrent le mieux la beauté du printemps, à votre avis? Partagez vos impressions dans la section des commentaires au bas de cet article.

Histoire
Patrimoine
Francis Higgins
Francis Higgins, Le Soleil
Journaliste depuis 20 ans, Francis Higgins couvre les sujets de société, l’alimentation, l’habitation et les jeux de société dans Le Mag. Passionné de cinéma, de science et de bonne bouffe, il aime un peu trop les jeux et les films de superhéros pour un gars de son âge…

VivreDes bayous de la Louisiane… au cœur du QuébecPar Francis Higgins, Le Soleil5 mai 2026 à 04h05 3 minutesL’archipel d...
05/05/2026

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Des bayous de la Louisiane… au cœur du Québec

Par Francis Higgins, Le Soleil
5 mai 2026 à 04h05
3 minutes

L’archipel du lac Saint-Pierre, dans le fleuve Saint-Laurent, entre les villes de Sorel-Tracy et de Berthierville, au Québec.
Le Québec ou la Louisiane? Ce paysage pourrait être d’ici ou d’ailleurs, selon «l’historien volant»… (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses clichés pris du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

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Pour cette chronique-entrevue, on vole au-dessus de l’archipel du lac Saint-Pierre, près des villes de Sorel-Tracy et de Berthierville. Ce secteur à l’embouchure du plus grand lac fluvial du Saint-Laurent a mérité le titre de réserve de biosphère de l’UNESCO, en l’an 2000. Cette photo a été prise en 2015, alors le paysage a possiblement évolué depuis.

«Le Québécois Rodolphe De Koninck a créé une belle formule pour surnommer cet endroit de la province, son premier terrain de jeu comme géographe. Il l’a baptisé les “Cent-Îles du lac Saint-Pierre”. C’était d’ailleurs le titre de son livre sur le sujet», raconte Pierre Lahoud.

«Mon cher ami et géographe Henri Dorion avait aussi imaginé un très beau nom pour ce coin de pays: la Louisiane du Québec, poursuit l’historien émérite. Avec raison, puisqu’on dirait vraiment que ce sont des bayous louisianais. On les voit bien sur ce cliché aérien pris au printemps. C’est assez fabuleux!»

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«En effet, c’est une réplique charmante de ce que peuvent être les bayous de la Louisiane. Au printemps, on voit bien toutes ces îles qui se dessinent le long du rivage, continue l’auteur et photographe. Dans ce cas-ci, on se trouve environ dans le secteur des îles de Berthier. Et on voit Sorel à l’horizon.»

«En regardant cette photo, on comprend qu’on n’a pas besoin d’aller jusqu’au bout du monde pour se sentir complètement dépaysé!»

— Pierre Lahoud, historien
«Qui plus est, ces îles sont les derniers lieux de commune au Québec. Pendant 300 ans, nos ancêtres agriculteurs envoyaient leurs vaches paître tout l’été dans ces lieux», relate celui qui a été sacré Chevalier de l’Ordre national du Québec en 2022. «Ça se faisait fréquemment à l’époque, alors qu’on y fait surtout la culture du foin de nos jours. Ce sont vraiment les dernières terres communales de la province, qui appartiennent encore à plusieurs fermiers.»

«Ainsi, c’est à la fois des vestiges patrimoniaux et un lieu comparatif par rapport aux bayous de la Louisiane, estime M. Lahoud. Il faut absolument aller se promener un jour au milieu de ces îles et de ces canaux naturels. C’est la nature dans son plus beau, avec une faune exceptionnelle. C’est un endroit chez nous qui est tout à fait fantastique!»

Une dernière question, lancée à la blague: si cet archipel québécois se compare aux bayous de la Louisiane, risque-t-on d’y croiser des alligators? En effet, les marécages de cet état américain abriteraient la plus grande population de ces reptiles au pays.

«Il n’y a pas encore d’alligators dans le lac Saint-Pierre, mais, compte tenu du réchauffement de la planète, on pourrait peut-être avoir des surprises un jour!» s’amuse Pierre Lahoud, pour conclure.

Propos recueillis par Francis Higgins

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Quand la marée révèle des «squelettes» de notre histoirePar Francis Higgins, Le Soleil28 avril 2026 à 04h03 4 minutesLes...
04/28/2026

Quand la marée révèle des «squelettes» de notre histoire

Par Francis Higgins, Le Soleil
28 avril 2026 à 04h03
4 minutes

Les trois épaves visibles dans l’anse Windsor, dans le fleuve Saint-Laurent, près de la marina de Lévis. Cette photo a été prise à l’automne 2025.
Avez-vous déjà vu ces épaves qui perdurent dans le fleuve depuis des décennies? (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses clichés pris du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

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Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, un vol au-dessus de trois épaves visibles dans le fleuve Saint-Laurent, près de la marina de Lévis (baptisée Parc nautique Lévy). Cette photo a été prise à l’automne 2025.

«Voici les fameuses épaves de l’anse Windsor! commence Pierre Lahoud. Mieux visibles à marée basse, elles sont situées juste à l’est de la marina actuelle. Encore aujourd’hui, elles illustrent un aspect très important du passé de la ville de Lévis.»

«Pendant des années, j’ai très souvent survolé cet endroit. Pourtant, je n’avais jamais remarqué ces magnifiques épaves. Un jour, j’y suis passé à marée basse, je les ai enfin vues et je les ai immédiatement photographiées, relate-t-il. J’ai appris par la suite que ces épaves sont les restes de coques de navires qui remontent à la grande époque des anses à bois.»

L’image satellite ci-dessous montre l’emplacement de ces trois épaves à Lévis. On y remarque notamment la taille de ces embarcations d’autrefois en comparaison de celle des bateaux modernes, amarrés dans la marina voisine.

«Quand une crise financière avait frappé les grosses compagnies de bois québécoises dans les années 1870, plusieurs avaient dû se résoudre à la faillite. Les autres s’étaient retournées vers les marchés de la planche et de la pitoune [nom donné aux billes de bois] destinées à l’industrie des pâtes et papiers, poursuit l’historien émérite. Or, comme les usines se trouvaient à Donnacona et à Québec, il fallait donc charger les pitounes de bois sur des barges flottantes à destination de ces deux villes.»

«Autour des années 1925, il a été décidé d’abandonner ces barges de bois pour les remplacer par des chalands en acier, continue le passionné du patrimoine. À cette époque, il faut se rappeler que tout le monde considérait le Saint-Laurent comme un immense dépotoir, de la même manière qu’on voyait la rivière Saint-Charles [à Québec] comme une poubelle à ciel ouvert. Alors, on a laissé pourrir ces barges sur place, directement dans le fleuve, sans trop s’en préoccuper.»

«Un siècle plus t**d, on a encore la vue sur ces barges qui sont toujours en train de pourrir dans le fleuve, indique M. Lahoud. Si vous allez à la marina de Lévis à marée basse pendant l’été, vous verrez bien ces squelettes de bois submergés, collés sur le mur est de la marina.»

«C’était de la pollution à l’époque, mais ça illustre aujourd’hui l’histoire de notre patrimoine maritime, question de nous rappeler à quel point on a été un vrai peuple de marins. Grâce à ça, on peut dire qu’on a de belles épaves!» philosophe-t-il.

— Propos recueillis par Francis Higgins

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Vous avez déjà admiré des épaves? Où se trouvent les plus beaux rappels de notre histoire maritime, selon vous? Partagez vos impressions et vos préférences dans la section des commentaires au bas de cet article.

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VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beau...
04/21/2026

VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses clichés pris du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

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Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, un vol au-dessus d’un pont couvert de près de 30 mètres de longueur dans la municipalité de Sainte-Lucie-de-Beauregard, en Chaudière-Appalaches. Cette photo a été prise en 2024.

«Voici le fameux pont des Défricheurs! C’est un pont couvert qui traverse la rivière Noire Nord-Ouest à Sainte-Lucie-de-Beauregard, un petit village au nom absolument sublime!» commence Pierre Lahoud.

«Construit en 1936, ce pont est l’un des seuls et des derniers qui restent dans cette région. On l’appelle pont des Défricheurs parce qu’il rappelle tous ces gens venus de si loin pour établir cette municipalité», raconte l’historien de carrière.

«Moi, je l’appellerais plutôt pont des courageux. En effet, les gens qui se rendaient vivre dans l’arrière-pays, près de la frontière américaine, dans le but de défricher des terres sauvages pleines de moustiques, devaient être dotés d’une force et d’un courage d’exception!» estime l’auteur et photographe.

«Ce pont couvert nous rappelle certes l’impact de ces gens sur notre territoire et notre histoire. Malheureusement, il nous rappelle en même temps qu’il ne subsiste plus aujourd’hui qu’environ 80 des quelque 1200 ponts couverts qu’on dénombrait au Québec, il y a 100 ans à peine», déplore-t-il.

«Il faudrait vraiment tout faire pour protéger nos derniers ponts couverts. On devrait passer des ententes entre les municipalités, les MRC [municipalités régionales de comté], les ministères des Transports et de la Culture, je ne sais trop, pour protéger ces témoins du passé», plaide M. Lahoud.

«Certains États américains, dont le Vermont, font leurs grandes publicités touristiques à partir de leurs ponts couverts, tellement ils en sont fiers. Les nôtres sont aussi beaux, alors pourquoi ne ferait-on pas la même chose?» demande cet amoureux du patrimoine.

— Propos recueillis par Francis Higgins

VivreS’accrocher à l’hiver…Par Francis Higgins, Le Soleil14 avril 2026 à 04h00 2 minutesDe l'escalade de glace au parc d...
04/14/2026

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S’accrocher à l’hiver…

Par Francis Higgins, Le Soleil
14 avril 2026 à 04h00
2 minutes

De l'escalade de glace au parc de la Chute-Montmorency, à Boischatel, près de Québec.
Si vous examinez cette photo avec attention, vous y verrez quelques braves adeptes d’escalade de glace… (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses clichés pris du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

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Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, un vol au-dessus d’une séance d’escalade de glace au parc de la Chute-Montmorency, à Boischatel, près de Québec. Cette photo remonte à l’hiver 2012.

«Sur cette photo, on voit très bien tous ces gens — même s’ils sont petits vus de si haut — qui font l’ascension d’une paroi glacée [dans le secteur] de la chute Montmorency. On a le grand avantage au Québec d’avoir accès à de nombreux lieux publics qui nous permettent de pratiquer des sports d’hiver», commence Pierre Lahoud.

«C’est fou de voir comment une petite ville comme Québec va chercher autant de potentiel dans plusieurs disciplines sportives, comme l’escalade, la descente à ski ou le ski de fond, par exemple, indique l’historien. On en voyait l’effet en regardant nos athlètes pendant les récents Jeux olympiques d’hiver. C’est quand même extraordinaire!»

«Par ailleurs, il semble même que de nombreux patineurs artistiques du monde viennent s’entraîner à Montréal. C’est parce qu’on a de bons coachs et de bonnes installations, affirme l’auteur et photographe. Notre accueil pour le ski, le patin et tout le reste montre comment tout ça permet de sensibiliser et d’initier de futurs héros du sport.»

«C’est aussi la preuve que ces sports accessibles chez nous peuvent encourager nos jeunes à continuer de pratiquer des activités sportives l’hiver. Je le dis souvent: ça illustre vraiment bien notre nordicité. Comme l’écrivait [l’anthropologue québécois] Bernard Arcand, il ne faut pas combattre l’hiver!» Propos recueillis par Francis Higgins

Info: pierrelahoud.co­m

Pratiquez-vous des sports d’hiver, même au début du printemps? Partagez vos activités et vos préférences dans la section des commentaires au bas de cet article.

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Virée aérienne de jeudi passé
04/12/2026

Virée aérienne de jeudi passé

Par Francis Higgins, Le Soleil7 avril 2026 à 04h08 3 minutesLe pavillon Pierre-Lassonde du complexe du Musée national de...
04/07/2026

Par Francis Higgins, Le Soleil
7 avril 2026 à 04h08
3 minutes

Le pavillon Pierre-Lassonde du complexe du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) et l’église Saint-Dominique, à Québec.
Sauriez-vous reconnaître ce «duo architectural»? (Pierre Lahoud)
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Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, un vol au-dessus des toits enneigés du pavillon Pierre-Lassonde du complexe du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). Il est voisin de l’église Saint-Dominique et des plaines d’Abraham, à Québec. Cette photo a été prise à l’hiver 2024.

«J’avoue que j’aime beaucoup ce cliché, commence Pierre Lahoud. Et je dois dire que mon bon ami John Porter, jadis directeur du Musée national des beaux-arts, a eu une espèce d’idée de génie d’aller positionner le pavillon Pierre-Lassonde sur la Grande Allée Ouest, à Québec.»

«L’ancien bâtiment du musée situé plus près des Plaines — que l’ex-premier ministre [Maurice] Duplessis surnommait le musée croche parce qu’il n’était pas perpendiculaire à Grande Allée, mais plutôt un petit peu désaxé — a gagné avec le pavillon Lassonde une vitrine absolument extraordinaire. C’est magique pour ce musée!» affirme-t-il.

«Ce que j’aime surtout, c’est l’espèce de beau contraste entre l’architecture moderne du pavillon et celle de la magnifique église Saint-Dominique voisine, un pur chef-d’œuvre d’architectures gothique et néogothique. Et l’angle de cette photo nous montre très bien la superbe symbiose entre les deux», continue l’historien émérite.

«On ne combine pas toujours bien le nouveau et le vieux au Québec. Heureusement, il y a quand même de belles réussites et de beaux sauvetages chez nous, je trouve.»

— Pierre Lahoud, historien
«Prenez l’exemple de l’ancienne église Saint-Jacques de l’UQAM [Université du Québec à Montréal], sur la rue Saint-Denis, à Montréal. On a gardé son clocher, parce qu’il est vraiment très important. C’est une espèce de point de repère dans le paysage», estime l’auteur et photographe.

«C’est la même chose ici à l’église Saint-Dominique [sur la photo]. On a gardé son clocher à quatre pointes, car c’est un point de repère évident. Les églises sont toutes des points de repère dans les paysages urbains et ruraux. Ici comme à Montréal, je trouve qu’on fait bien d’en conserver les traces», poursuit-il.

«L’église Saint-Dominique — construite pour les Dominicains [aussi connu comme l’ordre des Frères prêcheurs] — est d’une élégance absolument remarquable. Les Dominicains étaient un ordre religieux quand même assez intellectuel.

«Ils étaient plus ouverts, moins renfermés dans des dogmes, raconte “l’historien volant”. À certains égards, ils ont vraiment participé au développement de la sociologie au Québec.

«Je pense que le voisinage entre une église et un musée maintenant moderne illustre très bien l’ouverture dans notre société», conclut Pierre Lahoud.

Propos recueillis par Francis Higgins

Info: pierrelahoud.co­m

Vivre«On a des trésors cachés dans notre ville»Par Francis Higgins, Le Soleil31 mars 2026 à 04h07 3 minutes8Cette photo ...
04/01/2026

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«On a des trésors cachés dans notre ville»

Par Francis Higgins, Le Soleil
31 mars 2026 à 04h07
3 minutes

8
Cette photo de Pierre Lahoud montre le site patrimonial déclaré du Vieux-Québec, avec le Château Frontenac, deux églises et le fleuve Saint-Laurent bien en vue.
On peut s’amuser longtemps à explorer les fins détails de cette photo aérienne du Vieux-Québec… (Pierre Lahoud)
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Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, un vol au-dessus du site patrimonial déclaré du Vieux-Québec, avec le Château Frontenac, deux églises et le fleuve Saint-Laurent bien en vue.

«Premièrement, on voit bien ici que ma photo est croche… et j’aime ça! rigole Pierre Lahoud. J’aime ça parce que les photos qui ne sont pas à l’équerre donnent un peu l’impression de voler. C’est comme si on était dans l’avion!»

«Cette photo, je la trouve parfaite pour montrer qu’on est vraiment une ville d’hiver. Québec est la capitale de l’hiver, estime l’historien. La présence dans une seule et même image de la glace et de la neige tout autour du quartier du Château Frontenac illustre très bien à quel point la nordicité est présente et importante chez nous.»

«D’abord, on voit très bien le parc du Cavalier-du-Moulin, avec la trace des vestiges des premières fortifications françaises [érigées au 17e siècle], commence-t-il. C’est très rare qu’on puisse voir ça du haut des airs. L’été, il y a tellement d’arbres qui nous cachent cette vision.»

«Ensuite, si on regarde de plus près au milieu de la photo, on voit deux églises qui se font face. En y regardant de plus près, on peut examiner ces deux bâtiments de la rue Sainte-Ursule: l’église unie Chalmers-Wesley et le sanctuaire Notre-Dame-du-Sacré-Cœur», précise l’auteur et photographe.

«Je ne sais pas si Notre-Dame du Sacré-Cœur est encore accessible — je pense que c’est peut-être devenu un édifice à condos —, mais je me souviens qu’on rentrait dans cette église et que c’était fabuleux, poursuit-il. C’était rempli d’ex-voto [des objets divers placés en signe de remerciement pour faveur obtenue]. Il y en avait partout, partout, partout. À mon avis, c’était la seule église du genre au Québec à afficher autant d’ex-voto que ça.»

«Ce que j’ai appris, c’est que Notre-Dame-du-Sacré-Cœur a été construite d’après le modèle de la chapelle de Notre-Dame-du-Sacré-Coeur de la basilique d’Issoudun, en France. C’est le fun de faire référence chez soi à des trésors d’ailleurs. Vraiment, on a des trésors cachés dans notre ville!» se réjouit Pierre Lahoud.

Propos recueillis par Francis Higgins

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