27/11/2025
ORPAILLAGE À TANKESSÉ : POURQUOI NOUS DEVONS CONTINUER DE DIRE NON?
Les alertes se multiplient, les témoignages se recoupent, et les faits sont désormais incontestables : la sous-préfecture de Tankessé fait face à une avancée rapide et inquiétante de l’orpaillage semi-industriel, artisanal et clandestin. Ce qui se joue aujourd’hui n’est plus une simple dérive locale, mais une transformation profonde et dangereuse de nos terres, de nos villages et de nos modes de vie.
De Tienkoikro à Broukro, en passant par Koun Ahouzi , Ouangui et d’autres localités, les traces laissées par ces exploitations sont visibles : sols ravinés, forêts dégradées, habitats fissurés, eaux souillées. Des familles rapportent même avoir été approchées par des individus sans autorisations, venus chercher un accord foncier contre quelques billets.
Un signe supplémentaire de la gravité de la situation est qu'une procédure de comodo et incommodo serait en cours pour l'installation d’une société dite « semi-industrielle ». Une preuve que la menace n’est plus théorique : elle est déjà à nos portes et avance à une vitesse très élévée.
Contrairement à une idée répandue, les exploitations semi-industrielles peuvent être encore plus destructrices que les sites clandestins. Elles déplacent des tonnes de terre en un temps record, creusent des cavités profondes, modifient le cours des eaux souterraines et utilisent des substances chimiques dangereuses.
À long terme, les conséquences seront très lourdes à savoir la disparition des terres agricoles, la pollution durable des rivières, l'insécurité, l'exode des jeunes, les tensions sociales et une rupture du lien entre les communautés et les terres ancestrales.
Ce qui se prépare pourrait devenir l’une des plus grandes crises foncières et environnementales que le Gontougo ait connue. Et face à une telle pression, aucun village, aucune famille ne peut agir seule. La réponse doit être collective à savoir :
Makosso Camille bambainfo