Vad rouille

Vad rouille Chasseur d'épaves et de ruines. Lieux, véhicules et choses diverses à l'abandon. Les adresses des lieux présentés ici ne seront pas divulguées.

Un réseau souterrain plein de surprises attend les curieux derrière cette épaisse grille rouillée : loin de l'aspect mon...
03/06/2026

Un réseau souterrain plein de surprises attend les curieux derrière cette épaisse grille rouillée : loin de l'aspect monotone et interminable de certaines carrières vacantes, les nombreuses galeries qui se trouvent ici offrent des volumes et des aspects variés. La première singularité du site réside dans ces innombrables voûtes de béton armé, qui consolident plusieurs accès et donnent lieu à une succession de courbes assez photogéniques. Quand on s'attarde sur certaines parois, on remarque rapidement la récurrence du mot "Eingelagert" écrit ça et là à la peinture. Dans certaines zones, il suffit simplement de gratter la chaux sur les murs pour dévoiler de nouvelles inscriptions, pratiquement toutes identiques et souvent accompagnées de numérotations. Ce mot allemand peut se se traduire par "stockage", ou "entrepôt", et laisse supposer sans trop de doute possible que la carrière ait servi de dépôt de munitions lors de la dernière guerre.

Vestiges d'une époque bien moins lointaine mais pratiquement endémique à la région, différents équipements, archives et installations laissés par les champignonnistes rouillent dans les ténèbres. Ces vieilleries rongées par l'humidité témoignent du temps où ces kilomètres de galeries étaient animés par les cueillettes quotidiennes, le va et vient des tracteurs et des employés.

Au coeur d'une zone boisée désolée, quelques dizaines de voitures en bout de course formaient un étonnant troupeau mécan...
20/05/2026

Au coeur d'une zone boisée désolée, quelques dizaines de voitures en bout de course formaient un étonnant troupeau mécanique et immobile. Avec comme seul fond sonore le vent qui sifflait dans les branche des arbres nus, la scène qui s'étalait face à nous dégageait un quelque-chose d'incroyablement morne, parfois presque sinistre. Le secteur était calme et hostile à la fois.

Que faisaient tous ces vieux véhicules ici, dans ce coin désert et abrité des regards ? Mystère. Inutiles en encombrantes, ces carrosseries fatiguées semblaient avoir été parquées le plus loin possible de toute habitation, de telle sorte que chacun puisse oublier l'existence de tels déchets. D'époques et de styles variés, ces rebuts automobiles entamaient leurs grand retour à la nature au milieu de plusieurs hectares de forêt, disparaissant un peu plus chaque année sous les feuilles mortes, s'enfonçant progressivement dans la terre meuble.

A l'entrée du cimetière, un tracteur et une pelle mécanique laissaient présager de gros changements dans ce secteur jusqu'à là inerte. Slalomant entre les épaves, un chemin boueux venait tout juste d'âtre tracé, séparant en deux parties cet agglomérat de voitures rouillées. Et quelques mois après notre passage, le sanctuaire de carcasses oubliées sera finalement vidé de son contenu, ses nombreux occupants embarqués en direction -j'imagine- de la grande presse à ferraille. Disparue, cette casse sauvage et oubliée : Débarrassée de cet amas de véhicules délabrés, la forêt pourra de nouveau retrouver une apparence normale.

Notre passage ici date de l'année dernière, et le site a désormais été nettoyé dans sa quasi-totalité. Je suis content d'avoir pu découvrir ce cimetière automobile in extremis avant qu'il ne disparaisse.

Dans ce coin sans âme aux abords de la ville, tout le monde semble ignorer la présence de cette sinistre bâtisse. Son as...
06/05/2026

Dans ce coin sans âme aux abords de la ville, tout le monde semble ignorer la présence de cette sinistre bâtisse. Son aspect ruiné et peu engageant ne passe pourtant pas inaperçu au milieu des constructions neuves. La façade en pierres de taille est grise et terne, toutes les ouvertures ont été condamnées avec des parpaings, et le jardin n'est plus qu'un magma de ronces et de détritus dans lequel il est parfois difficile de progresser. Un trou de souris me permettra de me glisser dans la maison.
Ne sachant ce que j'allais découvrir à l'intérieur de cette ruine, je serais surpris de la vision qui m'attendait là : Dans la pénombre opaque, un maelstrom de bibelots disparates, de tableaux et d'antiquités mélangés aux déchets recouvrait presque toute la superficie de la demeure, rendant certaines pièces tout bonnement inaccessibles. Je progresserais dans ce chaos de tout-venant d'un pas prudent. Cela faisait longtemps qu'une maison à l'abandon ne m'avait à ce point mis mal à l'aise : le désordre, l'obscurité, l'odeur de renfermé et tous ces grincements d'origine inconnue rendaient l'endroit particulièrement repoussant. Au milieu de ce décor cauchemardesque, une chambre bien trop propre paraissait suspecte tant celle-ci semblait ordonnée par rapport au reste de la demeure. C'est comme si quelqu'un vivait encore ici il y a peu. Heureusement, lors de ma visite, celle-ci n'était occupée que par un chat errant plutôt farouche.

Au cours de l'année 2017, j'ai pu découvrir un vaste collège désaffecté, qui semblait alors figé durant de trop longues ...
22/03/2026

Au cours de l'année 2017, j'ai pu découvrir un vaste collège désaffecté, qui semblait alors figé durant de trop longues vacances d'été. Récemment, j'ai pu retourner sur place avec des copains au cours d'une promenade assez dépaysante. Après neuf ans d'abandon, le décor s'en est trouvé totalement métamorphosé : Disparues, les salles de classe bien rangées et les couloirs tout propres. Maintenant, c'est un paysage de délabrement extrême qui s'étale tout autour de nous sur une superficie de plusieurs hectares. Un panorama de ruines, de mobilier fracassé et de cloisons défoncées, qui donne à cette visite une impression d'errance dans un décor de fin du monde. Et la météo capricieuse de ce mois de Février ne faisait qu'accentuer ce rendu catastrophique. Grise et silencieuse, la vieille école revêtait par endroits des allures de zone de guerre.
Malgré tout, la friche reste tout aussi labyrinthique et encore assez hétéroclite dans son contenu. La promenade sur place est agréable, et le silence qui plane sur les lieux rend le moment plus immersif encore.

Retour en 2017 avec la découverte de cet immense collège désaffecté, dont les nombreuses salles de classes sonnaient cre...
06/03/2026

Retour en 2017 avec la découverte de cet immense collège désaffecté, dont les nombreuses salles de classes sonnaient creux depuis près de trois ans déjà. Perdu dans ce vaste labyrinthe éducatif en perdition, je progresserais au hasard de ces kilomètres de corridors durant près de trois heures. Laboratoires, chapelle, internats, stade et réfectoires s'étalaient tout autour de moi sur une superficie de 18 hectares. Les élèves de 6ème, nouveaux venus dans cet établissement, devaient avoir bien du mal à se repérer dans un tel dédale.
En plus de ses dimensions, l'état de conservation du site était saisissant : les chaises étaient soigneusement rangées sur les tables, les ordinateurs attendaient patiemment dans leur coin. Les couettes et polochons avaient été laissés sur chacun des lits des dortoirs, et la cantine semblait encore prête pour un nouveau service. Dans l'une des vastes salles de cours, une pancarte annonçait la fin de l'examen à 16 heures. Passé ce délai, les collégiens ont rangé leurs affaires, ont fait une dernière fois leurs bagages, pour enfin quitter les lieux. Et après, plus rien. Le silence et l'immobilité pendant plusieurs années.
Lors de la visite, une ambiance de vacances d'été planait sur cet établissement désert. À quelques détails près, on avait vraiment l'impression que l'endroit reprendrait vie à la prochaine rentrée des classes. Et pourtant, toute cette zone était bien en train de mourir à petit feu.
Ma visite et les photos de ce collège datent de l'été 2017, et à l'heure actuelle, l'endroit est toujours à l'abandon. Très récemment, j'ai pu de nouveau photographier cet endroit, lors d'une seconde exploration. La zone est devenue pratiquement méconnaissable.

Au milieu des plaines grises et mornes de ce coin de Basse Autriche, cet entrepôt tout en longueur à l'allure défraichie...
06/02/2026

Au milieu des plaines grises et mornes de ce coin de Basse Autriche, cet entrepôt tout en longueur à l'allure défraichie passait presque inaperçu tant le décor était austère. On serait loin d'imaginer, aux premiers abords, que cette anonyme friche renfermait un inestimable trésor pour les chasseur de rouille que nous sommes. Notre tuyau était pourtant formel : à l'intérieur de cette "usine" nous attendait tout un étalage de carcasses en souffrance, une collection d'épaves tordues et autres rebuts automobiles abandonnés ici depuis une éternité. Une profusion de rouille et de couleurs désuètes qui ne devrait pas nous laisser indifférents.

Effectivement. Une fois rendus à l'intérieur du hangar, on constatera immédiatement que celui-ci nous offrira de quoi nous occuper pendant un bon moment. L'endroit était une véritable casse à l'ancienne, peuplée par une quarantaine d'autos malmenées, dispersées sur presque toute la surface du bâtiment. Une vision fabuleuse. La plupart des voitures présentes ici dataient des années 60 ou 70. Beaucoup de Mazda composaient cet étonnant cheptel ainsi que, on s'en serait douté, une belle quantité d'Opel et autres véhicules germaniques. J'y ai même vu une rare Lloyd 600 kastenwagen restée presque intacte, un véhicule allemand d'une marque disparue dont j'ignorais jusqu'à la tout bonnement l'existence. Côté françaises, une Renault 25 et une Simca 15000 faisaient timidement acte de présence.

Je vaquerais dans ce bazar comme un enfant dans un magasin de jouets. J'en ai vu des cimetières de bagnoles en plus de dix ans de pratique, mais rares sont ceux qui m'ont autant séduit que celui-ci : La lumière puissante, les couleurs, l'environnement industriel... Tout me donnait l'impression de m'être perdu au cœur d'une map de jeu vidéo, mais teinté d'une ambiance post-Europe de l'Est. Chaque carcasse, chaque mètre carré de l'usine s'évèrera être extrêmement photogénique, surtout en prenant soin de grimper aux différentes structures présentes sur place pour obtenir de nouveaux points de vues. Les larges ouvertures en briques de verre et les charpentes métalliques étaient du plus bel effet, et mettent parfaitement en valeur cette collection de mécaniques détruites, ces tonnes de ferrailles hors d'usage qui n'ont de la valeur qu'aux yeux de quelques originaux comme nous.

Sur les hauteurs rocheuses qui dominent la ville toute proche, l'ascension jusqu'à cette église en ruines prendra des ai...
31/01/2026

Sur les hauteurs rocheuses qui dominent la ville toute proche, l'ascension jusqu'à cette église en ruines prendra des airs de randonnée. Le soleil déclinait paisiblement à cette heure du soir, et le paysage italien se teintait d'une lumière dorée. Le panorama était superbe. On entrera à l'intérieur de l'édifice avant que la lumière ne se fasse trop rare, histoire d'avoir suffisamment de temps pour immortaliser chaque détail de ce décor envoûtant. En partie taillée dans la roche, l'église a su conserver tout son caractère sacré malgré les décennies d'abandon : le jour perçait à travers les quelques ouvertures, illuminant les bas-reliefs colorés et les deux autels encore présents sur place. Seul le temps qui passe a dégradé le monument, ayant conféré à ces murs centenaires une texture particulière et un nuancier de tons pastel très photogéniques. L' "Escalier Saint", en référence à celui qu'a gravi le Christ lors de sa Passion, est tout à fait majestueux malgré ses dimensions modestes. Il côtoie quelques niches vides de toute statue et des peintures religieuses pour certaines devenues presque invisibles. Encore quelques tempêtes, quelques orages et décennies d'abandon, et il ne restera de cette grosse chapelle que des pans de murs éboulés. Mais demeurera toujours, en haut de la même montagne, l'imposant calvaire en fer forgé qui a été dressé à côté de l'église. Surplombant toute la ville et les hameaux alentours, la grande croix a été rudimentairement équipée de néons, qu'un câble tendu relie au réseau électrique le plus proche. Toutes les nuits, en levant les yeux, les gens du coin doivent la voir briller.

Dans cette zone boisée figée par l'hiver, la silhouette anguleuse de ce vieil autobus se repère de loin. La présence d'u...
07/01/2026

Dans cette zone boisée figée par l'hiver, la silhouette anguleuse de ce vieil autobus se repère de loin. La présence d'un engin de ce gabarit dans un coin aussi sauvage a de quoi surprendre, à se demander comment et pourquoi ce véhicule s'est retrouvé ici. De toute évidence, les chasseurs s'en sont servi comme point de chute.
J'ai eu bien de la peine à identifier ce vestige automobile, qui d'après les dernières inscriptions encore déchiffrables sur la carrosserie, aurait un temps circulé à Alençon. Il s'agit finalement d'un bus sorti des ateliers Verney, une société du Mans qui fabriquait du matériel ferroviaire et routier des années 30 jusqu'aux années 90. Ce fabricant aujourd'hui méconnu a pourtant fourni différents autobus à de nombreuses villes de France, mais aussi à la RATP de manière plus anecdotique.
Aujourd'hui, les ateliers ont disparu, la société a été oubliée et seules quelques machines stockées dans des musées témoignent de ce morceau d'histoire automobile sarthoise. Égarée au milieu de cette forêt, cette épave d'apparence si anonyme est donc probablement l'un des derniers survivants de son espèce. Une pièce rare pourtant condamnée à hanter ce coin de campagne jusqu'à la fin de ces jours.

Visite et photos de 2022.Un immense jardin verdoyant, des belles voitures, un manoir ancien, une vue imparable et de gra...
01/01/2026

Visite et photos de 2022.
Un immense jardin verdoyant, des belles voitures, un manoir ancien, une vue imparable et de grands arbres majestueux... Cachée derrière de hauts murs de pierres, cette propriété devait être tout bonnement parfaite avant que les années d'abandon ne viennent la transformer en un bien navrant tableau, à mi-chemin entre la ruine sinistre et le squat crasseux.

Plusieurs arbres centenaires ont été couchés par différentes tempêtes, leurs formes squelettiques encerclant désormais la noble demeure en déclin. Il s'en est fallu de peu pour que ces masses décharnées n'éventrent pas la toiture, à quelques mètres seulement de leur point de chute. Dedans, les derniers effets personnels des habitants traînent négligemment au sol, étalés au milieu des détritus, des mégots et autres canettes de 8.6 vides. Et partout dans ces salles blanches, ce même spectacle de désolation causé par ce que les gens du coins savent faire de plus médiocre. Tout est par terre, tout est sale, tout est souillé... C'est comme si la laideur de l'extérieur était subitement venu à l'assaut de cette maison, pour mettre à sac et piétiner chaque élément de cet endroit bien trop désirable.

Curieusement, seules les trois voitures dans le garage étaient pour le moment encore épargnées des vandales. A l'exception d'un peu de verre cassé et de quelques bricoles démontées, ces véhicules originaux étaient restés en l'état, comme si personne n'avait osé interrompre le long sommeil de ces grosses cylindrées.

Malgré un décor agréable et quelques détails intéressants, notre visite se fera non sans un certain dégoût, couplé à une incompréhension des plus totale quand à un tel abandon. Comment peut-on ainsi laisser derrière soi sa maison, ses voitures, et tous ses souvenirs ?..

Fin 2017, je visitais un ancien hôpital de campagne, vide depuis à peine moins d'un an.A l'époque déjà, l'endroit avait ...
23/12/2025

Fin 2017, je visitais un ancien hôpital de campagne, vide depuis à peine moins d'un an.
A l'époque déjà, l'endroit avait énormément souffert du passage des pilleurs de métaux et des différents vandales locaux, qui auront transformé en un rien de temps ce complexe en champ de ruines. Alors que restait-il de cette friche en 2021 ? Le projet de réhabilitation qui visait à transformer les bâtiments anciens en appartement et remplacer les construction modernes par une zone pavillonnaire semble être resté à l'état d'étude, et l'hôpital garde toujours ce même aspect sinistre.
a partie "aérienne" ayant été intégralement labourée par les pillages successifs, c'est surtout aux sous-sols que l'on s'intéressera en cette fin de journée d'été. Ici, l'atmosphère sombre et poisseuse au possible rendait les lieux aussi repoussants qu'intrigants.
Plus haut, la chapelle était désormais accessible à qui veut. Et comme c'était à prévoir, cette zone là aura également été le théâtre de bien des actes de vandalismes, qui auront dénaturé l'aspect sacré de l'édifice. Je n'ai pas pour habitude de retoucher excessivement mes photos, mais j'ai jugé approprié de faire disparaître quelques tags laissés ça et là sur les murs des pierres blanches. Solidement ancré à côté de l'entrée, un Ex-Voto en marbre blanc -le seul encore présent ici- témoigne d'un évènement heureux, peut-être même miraculeux, survenu ici à une époque indéterminée. Piégé au coeur de plusieurs hectares de ruines modernes, ce simple "Merci" paraît si lointain, si inapproprié au milieu d'un tel spectacle de désolation.

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