Vad rouille

Vad rouille Chasseur d'épaves et de ruines. Lieux, véhicules et choses diverses à l'abandon. Les adresses des lieux présentés ici ne seront pas divulguées.

Figure emblématique de l'urbex dans cette région, ce beau château proche de la ruine est régulièrement mis à l'honneur s...
26/07/2026

Figure emblématique de l'urbex dans cette région, ce beau château proche de la ruine est régulièrement mis à l'honneur sur les réseaux par de nombreux explorateur férus de vieilles bâtisses sur le déclin. Il faut dire que la demeure a de beaux restes, qu'il s'agisse de sa "chapelle" avec ses grands vitraux colorés, ses différentes chambres plus où moins défraichies, sa façade plutôt imposante ou encore l'épave de vieille Matford qui se cache quelque part dans son parc.

Ayant vu d'innombrables photos de cette propriété passer sur le net, j'ai été content de pouvoir enfin la découvrir pour de vrai durant cette fin d'Automne 2024. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'endroit a gardé beaucoup de son charme malgré les années passées.

La traversée du parc en friche sera assez sportive du fait d'une végétation omniprésente, mais la promenade dans ces vastes pièces obscures vaudra bien la peine de faire quelques efforts. Intérieurement comme extérieurement, la bâtisse correspond en tous points à l'image que l'on se fait d'un château abandonné : Sombre, mystérieux, délabré au possible, hanté par de nombreux grigris at autres vieux meubles vermoulus... La visite sera plaisante et s'achèvera par la découverte du pick-up Matford parqué sous l'un des plus gros arbres du jardin.

Une Renault 4L avec seulement... 75 km au compteur !Après plus de quinze ans de chasse aux épaves intensive sur les rout...
17/07/2026

Une Renault 4L avec seulement... 75 km au compteur !
Après plus de quinze ans de chasse aux épaves intensive sur les routes de France et d'ailleurs, je peux, modestement, me vanter d'avoir pu ajouter quelques raretés à mon tableau de chasse. Toutefois, je n'aurais jamais pensé que l'une de mes découvertes les plus surprenantes serait... Une 4L. Une simple 4L, oui, mais une 4L neuve, dans le vrai sens du terme.
Dans ce quartier résidentiel breton, la présence de cette grosse concession Renault à l'abandon faisait tâche dans le paysage : derrière les grillages, les vitrines vides faisaient face à une cour gagnée par les herbes folles, avec ça et là quelques carcasses de voitures placées en travers des entrées pour en barrer le passage. Un permis de construire placardé le long de la rue annonçait la construction prochaine d'une résidence neuve, qui pousserait d'ici quelque temps à la place de cette friche inutile. Je passerais le portail sans réellement savoir sur quoi j'allais tomber, aussi, la surprise sera grande lorsque je remarquerai les silhouettes de trois voitures anciennes à travers un carreau cassé.
La scène se passait dans une remise située derrière le showroom. Oubliées ici pour on ne sait quelle raison lors du déménagement de la concession vers des locaux neufs, ces beaux véhicules de collection étaient restés là, abandonnés, livrés aux vandales et aux visiteurs peu scrupuleux. La scène était incompréhensible, d'autant que ces autos semblaient tous avoir été parfaitement entretenues avant que les casseurs ne s'en emparent. Pourquoi laisser derrière soi de telles pièces de collection ?..
On pouvait trouver là une Renault 16 des premières générations, toujours aussi élégante malgré sa carrosserie barbouillée de peinture colorée. Il y avait aussi une 4CV automatique qui mériterait également de retrouver la route. Mais la voiture qui retiendra le plus mon attention sera la Renault 4 blanche : elle semblait plus propre encore que ses voisines, et si l'on faisait abstraction du vandalisme, on la croirait parfaitement neuve. Un coup d'œil à l'intérieur me permettra de constater que l'auto n'avait roulé en tout et pour tout que... 75 kilomètres. Autant dire rien. L'état des selleries, du compartiment moteur ainsi que des trains roulants confirmait également que celle-ci n'avait jamais vraiment servi.
Il s'agit de l'une des 1000 dernières 4l produites en France, celle-ci est numérotée 852.
L'année dernière, une Renault 5 de 1982 sortie d'un garage avec seulement 12 km au compteur a été vendue pour la modique somme de 64 000 €, c'est dire la valeur marchande que pouvait avoir cette belle 4L remarquablement préservée. Son abandon ici était tout à fait absurde. À l'époque de la découverte, j'avais envoyé quelques mails pour connaître les raisons de cet abandon, et -pourquoi pas- envisager de sauver ne serait-ce que la 4L blanche. Mes requêtes resteront hélas sans réponse.
Aujourd'hui, la concession Renault a été détruite et des immeubles seront bientôt construits à la place. Alors qu'est-il advenu de ce trio oublié ? On peut se permettre d'être confiant : par hasard, j'ai récemment vu passer des photos de la Renault 16 sur Facebook, qui venait alors d'être récupérée par un passionné en attendant de pouvoir bénéficier d'une restauration complète. Dès lors, il y a fort à parier que ses voisines aient eu la même chance.

Cité de la Croix Blanche. Thouars (79). Visite durant l'Hiver 2025, quelques mois avant la début des travaux de démoliti...
07/07/2026

Cité de la Croix Blanche. Thouars (79). Visite durant l'Hiver 2025, quelques mois avant la début des travaux de démolition.
Sous l'épais brouillard d'hiver, la vision de ces barres d'immeubles abandonnées faisait vaguement penser à celle d'une ville fantôme post-industrielle. Ici, des grilles de chantier et un affichage récent annonçaient l'imminence de travaux de démolition, ayant pour but de faire disparaitre ces bâtiments hors d'âge au profit de logements plus modernes. Certaines cages d'escaliers étaient restées grand ouvertes, permettant l'accès a différents appartements vides. Seul l'un d'eux était encore plein, comme si le dernier locataire s'en était allé en laissant toutes ses affaires sur place, à la merci des pilleurs. Je ne serais pas le seul à rôder sur place : le quartier en sursis était aussi fréquenté par quelques vagabonds, profitant de ces nombreux espaces vides pour passer l'Hiver à l'abri.
Sortie de terre au cours des années 50, cette petite cité -la plus ancienne de la ville de Thouars- est aujourd'hui en cours de destruction. A l'avenir, la zone changera radicalement d'allure.

C'est un étalage de courbes et des couleurs qui m'attendra sous la structure rouillée de cette grange en fin de vie. Une...
25/06/2026

C'est un étalage de courbes et des couleurs qui m'attendra sous la structure rouillée de cette grange en fin de vie. Une sorte d'embouteillage figé à travers les années, qui a depuis longtemps pris des airs sauvages. Entre les murs de parpaings couverts de peinture, cette collection d'une bonne trentaine de voitures anciennes évolue lentement au gré du temps qui coule et des passage de nombreux visiteurs en tous genres. Vieilles Panhard, DS, Simca, Auto-Union, Dauphines bien d'autres exemplaires plus où moins populaires des années 60 composent cet étonnant cheptel oublié. Vidées de toutes leur mécanique et meurtries par les décennies d'immobilité, toutes ces autos sont depuis longtemps réduites à l'état de simples carcasses. Des squelettes métalliques parfois presque méconnaissables, dont la seule raison d'être est désormais d'offrir un terrain de jeu original pour les nombreux visiteurs qui s'aventurent par là.

Larmor plage. 2013.Découverte par pur hasard au cours d'une balade le long de la côte, cette immense bâtisse de briques ...
14/06/2026

Larmor plage. 2013.

Découverte par pur hasard au cours d'une balade le long de la côte, cette immense bâtisse de briques dans un triste état de délabrement, intriguait. On était en plein été, les gens vaquaient sur le sable et sur les pavés. La petite ville sentait bon les vacances. Et là, juste en face de la mer, apparaissait ce grand hôtel particulier à l'abandon, avec ses airs de maison hantée, entourée de broussailles et de grilles.

Mon entrée à l'intérieur se fera très facilement. M'attendra sur place un grand séjour à demi plongé dans la pénombre, de longs couloirs et une multitude de chambres vides. Bien que pratiquement exempt de vandalisme, l'édifice affichait clairement un état de péril avancé : les parois s'effritaient, le jour passait à travers les toitures, et les planchers penchaient jusqu'à s'en détacher des murs. Aux étages, presque plus aucun sol n'était droit.

Le manoir était un véritable labyrinthe : Je mettrais quelques temps pour parcourir ces corridors, ces escaliers cachés et ces grands salons dans leur totalité. Ici tout était totalement vide et plutôt sombre, en total opposition avec le spectacle de la mer qui ondulait sous le soleil, visible à travers les fenêtres.

Ma visite remonte à l'été 2013. Devenue trop fragile et présentant des risques d'effondrement, la villa Ty Sklerder a malheureusement été détruite. Un temps durant, il avait été question de la reconstruire à l'identique, mais ce projet n'a finalement jamais abouti. Désormais, l'emplacement de la "Villa rouge" est resté vide, et plus aucune trace de l'édifice ne subsiste sur ce front de mer.

Un réseau souterrain plein de surprises attend les curieux derrière cette épaisse grille rouillée : loin de l'aspect mon...
03/06/2026

Un réseau souterrain plein de surprises attend les curieux derrière cette épaisse grille rouillée : loin de l'aspect monotone et interminable de certaines carrières vacantes, les nombreuses galeries qui se trouvent ici offrent des volumes et des aspects variés. La première singularité du site réside dans ces innombrables voûtes de béton armé, qui consolident plusieurs accès et donnent lieu à une succession de courbes assez photogéniques. Quand on s'attarde sur certaines parois, on remarque rapidement la récurrence du mot "Eingelagert" écrit ça et là à la peinture. Dans certaines zones, il suffit simplement de gratter la chaux sur les murs pour dévoiler de nouvelles inscriptions, pratiquement toutes identiques et souvent accompagnées de numérotations. Ce mot allemand peut se se traduire par "stockage", ou "entrepôt", et laisse supposer sans trop de doute possible que la carrière ait servi de dépôt de munitions lors de la dernière guerre.

Vestiges d'une époque bien moins lointaine mais pratiquement endémique à la région, différents équipements, archives et installations laissés par les champignonnistes rouillent dans les ténèbres. Ces vieilleries rongées par l'humidité témoignent du temps où ces kilomètres de galeries étaient animés par les cueillettes quotidiennes, le va et vient des tracteurs et des employés.

Au coeur d'une zone boisée désolée, quelques dizaines de voitures en bout de course formaient un étonnant troupeau mécan...
20/05/2026

Au coeur d'une zone boisée désolée, quelques dizaines de voitures en bout de course formaient un étonnant troupeau mécanique et immobile. Avec comme seul fond sonore le vent qui sifflait dans les branche des arbres nus, la scène qui s'étalait face à nous dégageait un quelque-chose d'incroyablement morne, parfois presque sinistre. Le secteur était calme et hostile à la fois.

Que faisaient tous ces vieux véhicules ici, dans ce coin désert et abrité des regards ? Mystère. Inutiles en encombrantes, ces carrosseries fatiguées semblaient avoir été parquées le plus loin possible de toute habitation, de telle sorte que chacun puisse oublier l'existence de tels déchets. D'époques et de styles variés, ces rebuts automobiles entamaient leurs grand retour à la nature au milieu de plusieurs hectares de forêt, disparaissant un peu plus chaque année sous les feuilles mortes, s'enfonçant progressivement dans la terre meuble.

A l'entrée du cimetière, un tracteur et une pelle mécanique laissaient présager de gros changements dans ce secteur jusqu'à là inerte. Slalomant entre les épaves, un chemin boueux venait tout juste d'âtre tracé, séparant en deux parties cet agglomérat de voitures rouillées. Et quelques mois après notre passage, le sanctuaire de carcasses oubliées sera finalement vidé de son contenu, ses nombreux occupants embarqués en direction -j'imagine- de la grande presse à ferraille. Disparue, cette casse sauvage et oubliée : Débarrassée de cet amas de véhicules délabrés, la forêt pourra de nouveau retrouver une apparence normale.

Notre passage ici date de l'année dernière, et le site a désormais été nettoyé dans sa quasi-totalité. Je suis content d'avoir pu découvrir ce cimetière automobile in extremis avant qu'il ne disparaisse.

Dans ce coin sans âme aux abords de la ville, tout le monde semble ignorer la présence de cette sinistre bâtisse. Son as...
06/05/2026

Dans ce coin sans âme aux abords de la ville, tout le monde semble ignorer la présence de cette sinistre bâtisse. Son aspect ruiné et peu engageant ne passe pourtant pas inaperçu au milieu des constructions neuves. La façade en pierres de taille est grise et terne, toutes les ouvertures ont été condamnées avec des parpaings, et le jardin n'est plus qu'un magma de ronces et de détritus dans lequel il est parfois difficile de progresser. Un trou de souris me permettra de me glisser dans la maison.
Ne sachant ce que j'allais découvrir à l'intérieur de cette ruine, je serais surpris de la vision qui m'attendait là : Dans la pénombre opaque, un maelstrom de bibelots disparates, de tableaux et d'antiquités mélangés aux déchets recouvrait presque toute la superficie de la demeure, rendant certaines pièces tout bonnement inaccessibles. Je progresserais dans ce chaos de tout-venant d'un pas prudent. Cela faisait longtemps qu'une maison à l'abandon ne m'avait à ce point mis mal à l'aise : le désordre, l'obscurité, l'odeur de renfermé et tous ces grincements d'origine inconnue rendaient l'endroit particulièrement repoussant. Au milieu de ce décor cauchemardesque, une chambre bien trop propre paraissait suspecte tant celle-ci semblait ordonnée par rapport au reste de la demeure. C'est comme si quelqu'un vivait encore ici il y a peu. Heureusement, lors de ma visite, celle-ci n'était occupée que par un chat errant plutôt farouche.

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