02/02/2026
2226
Il ne reste plus que quelques minutes avant que ce 2 février 2026 ne soit plus qu’un souvenir. Qu’il rejoigne le monde du passé, et cette photo que tu as faite de moi, cet été 2025 si particulier, avec ton jetable.
Il y a des jours qu’on aimerait ne jamais voir disparaître. Des jours qui appellent à l’éternité et qui, mis bout à bout, font une vie. Des jours qui appellent des nuits, qui appellent d’autres jours, et ainsi nous vivons, en traversant les êtres et les paysages.
Je dois être reconnaissant de cette journée et de ma chance, de ce double cinq jeté sur le tapis.
Lorsque je t’ai demandé si tu savais ce que c’était, la Chandeleur, tu m’as répondu :
« Oui papa, c’est la présentation de Jésus au temple. »
En cherchant un peu, j’ai trouvé aussi qu’elle est associée à la lumière : on allumait des chandelles — d’où le nom Chandeleur, venant de chandelle — pour symboliser la lumière et la purification.
Être né un 2 février 1971 à Marseille, d’une famille populaire et de deux races différentes, telle était ma destinée. Comme celle de finir commerçant, fils de commerçant.
Ça peut paraître un peu gênant de m’exposer, mais le sujet n’est pas moi. Le sujet, c’est vous : mes enfants, mes parents, ma famille aussi diverse que variée, mes amis, mais aussi la solitude, la peur et les angoisses, car tout est tellement fragile et lié.
En moi, il y aura finalement toujours ce petit garçon accroché sur un rocher, en haut d’un lac de mes montagnes, face à un appareil photo posé sur un trépied, qui compte les secondes d’un retardateur comme on raconte une vie.
Il y a toi, ta sœur et ton frère, et puis Yo-yo maintenant. Et qu’importe ce qui arrivera de nous, d’eux, de nos vies, gardons à l’esprit que nous devons croire et continuer à allumer des chandelles, pour celles et ceux qui nous ont quittés, mais aussi pour nous, et pour demain.