19/06/2026
La photo animalière c’est simple parait-il, il n’est pas rare d’entendre « bah il n’y a qu’à appuyer sur le bouton et c’est bon ».
Bah oui pourquoi pas… je prends l’appareil, je vise là où je peux et hop clic-clac c’est dans la boite (à m….de).
Comme pour tout travail photographique, la photo animalière demande de l’attention, l’écoute et l’observation de son environnement, beaucoup de discrétion pour ne pas gêner l’animal qu’il soit à plumes ou à poils, de la concentration au moment de prendre la photo, s’adapter à l’environnement et tenter d’en faire une belle composition, mise en valeur par la lumière, l’ambiance de l’instant.
Et puis, il y a la partie immergée de la photo, celle qui porte sur les paramètres de l’appareil, s’assurer que la vitesse sera la bonne, le diaphragme à la bonne ouverture, l’Iso à la bonne sensibilité, la focale à bonne distance suivant ce que l’on souhaite avoir comme rendu.
Avoir bien en mains… très bien en mains… hummm… tutoyer la maitrise de son boitier est un confort non négligeable.
La priorité pour moi c’est de se sentir confortable avec son boitier et de le paramétrer en fonction de sa morphologie. N’ayant pas de grandes paluches, sur mon Canon R7, j’ai privilégié la création de touches raccourcies, à accès court. Ensuite place d’un travail de mémorisation, pour que les gestions soient une seconde nature.
Une fois la journée photo terminée, reste une dernière phase qui se découpe en plusieurs étapes, afin de sortir la photo pour la publier, l’intégrer dans un livre, un magazine, l’imprimer.
Dans les photos ci-dessous, il est clair que j’ai été prise de vitesse, et pas anticipé l’envol du phragmite des joncs.
On y voit un flou de mouvement du sujet, reflètant bien le manque de vitesse estimé lors du paramètrage sur le boiter. Quelques instants auparavant, le phragmite était posé et observé son environnement.