31/07/2026
Bon. C’est pas un post pour montrer mon travail.
Y a des photos, oui. Mais c’est pas ça le sujet. Au départ je voulais faire un mood vieille Louisiane. Alabama. Le Sud américain, un truc ancien, loin d’ici. Et je m’étais dit que j’allais ramener un livre random un peu épais. Et le jour de la séance j’attrape celui là sur la pile. On me l’a donné il y a un moment, comme ça, par « hasard ». Un dictionnaire généalogique des familles de l’île Bourbon. Et c’est lui qui a décidé en fait. Franchement je crois pas au hasard sur ce coup-là.
Du coup, faut que je vous parle de mon obsession. Depuis toute petite je fouille. Les vieilles affaires, les tiroirs, les boîtes qu’on garde sans savoir trop pourquoi. Ça m’a toujours attirée, ces trucs que les gens laissent derrière eux. Mais chercher vraiment, mettre des noms, remonter, ça je m’y suis mise t**d personnellement. Trop t**d? Peut être. Parce que chez nous on ne raconte pas trop.
Alors je cherche dans des livres, sur des sites, ce que j’aurais eu en posant une question. Un nom. Une date. Une ressemblance qu’on me raconte sans pouvoir me la prouver.
Et je leur parle. Le soir, quand je travaille. Quand je doute. Sur cette terre qu’ils ont marchée avant moi. Je leur demande de m’aider, de me montrer, de m’accompagner.
C’est ce que dit Maya Angelou. On n’entre jamais seul quelque part. Si j’en suis là, c’est que d’autres ont ouvert le chemin avant moi. Et si on m’a ouvert un chemin, j’en dois un à quelqu’un.
Un jour ce sera moi, derrière quelqu’un d’autre.
Nous serons tous des ancêtres un jour.
Et si vous avez envie de savoir d’où vous venez, commencez. Le site des Archives nationales d’outre-mer (ANOM) est gratuit, tout est en ligne. Les registres, les actes, les noms. Vous allez tomber sur des gens dont vous n’avez jamais entendu parler et qui vous ont fabriqué. Croyez-moi, ça fait quelque chose.
Merci d’avoir bien voulu me suivre sans trop comprendre, merci pour ta douceur et ton sourire.