23/01/2026
🗣️ CRI DE CŒUR
Que l’on soit né à l’extérieur ou que l’on ait grandi hors de Loukouta, quelles que soient les circonstances, n’oublions jamais nos origines.
Loukouta dispose de nombreux diplômés, de cadres compétents, de responsables religieux reconnus, de personnes influentes et d’une diaspora importante. Autrement dit, le district de Loukouta ne manque pas de ressources humaines pour retrouver et rehausser le niveau qui a toujours fait sa renommée.
Cependant, lorsque l’on observe le manque criard de matériel dont souffre notre poste de santé, il y a lieu de se poser des questions. Quand on voit l’état de l’ancien bâtiment de l’école primaire — même s’il existe un nouveau bâtiment à côté —, là encore, des interrogations s’imposent. De manière générale, l’état des infrastructures collectives laisse fortement à désirer.
Pourtant, plusieurs générations ont effectué leur cycle primaire dans cette école. Mais force est de constater que peu d’entre elles consentent ne serait-ce qu’un petit geste pour la réfection de cette structure ou pour accompagner les enfants qui y étudient aujourd’hui : paiement mensuel, cahiers, sacs, stylos… des choses simples, peu coûteuses, mais ô combien utiles. Malheureusement, ces initiatives peinent encore à trouver écho.
Concernant le poste de santé, l’offre de lits, de moustiquaires, de panneaux solaires ou d’autres équipements serait plus que bienvenue. Il ne faut jamais perdre de vue que ce sont nos propres parents qui s’y soignent.
Les nombreuses constructions privées au sein du village prouvent clairement que Loukouta compte des fils et filles, résidents comme ressortissants, capables d’apporter des solutions concrètes. Ce qui manque, ce n’est pas les moyens, mais la volonté.
Cela dit, il convient de saluer et de souligner les efforts de certaines personnes — des exceptions — qui travaillent d’arrache-pied pour que Loukouta évolue et se modernise, à l’instar d’autres districts.
« Loukouta, c’est chez nous. N’oublions pas nos origines. »