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Retrouvez ma playlist sur Youtube sous la forme d'un podcast avec photos animées + les vidéos originales des artistes! E...
01/06/2024

Retrouvez ma playlist sur Youtube sous la forme d'un podcast avec photos animées + les vidéos originales des artistes!
English subtitles available!

ACTIVATE THE SUBTITLES to view the english translation under each videos! Read the English version of this text below. Le 1er janvier 2021, je me suis lancé ...

* S2 12 *Basement Jaxx : Samba magichttps://youtu.be/ZSmaHtazJ6MPhoto : “Red pose” (London, 2015)Je n’ai jamais été un é...
30/04/2023

* S2 12 *
Basement Jaxx : Samba magic
https://youtu.be/ZSmaHtazJ6M
Photo : “Red pose” (London, 2015)

Je n’ai jamais été un énorme clubber mais j’ai toujours adoré danser… plutôt derrière les platines. Ce repli est en partie dû à mon agoraphobie. A l’époque où je sortais en (mini) bande, il y avait toujours l’un d’entre nous (“Tonton”) qui prenait soin des autres, restant vigilant afin que le reste de la troupe puisse s’amuser sans se soucier d’un accident.
Ma première sortie en grosse gay party fut très longue et animée. Je me rappelle néanmoins parfaitement bien de ce moment, en toute fin de soirée (début de matinée est plus correct) où le dj a joué ce véritable “anthem” de Basement Jaxx. J’étais assis, à deux doigts de m’endormir près de la piste de danse. Dès les premières notes et ces vagues synthétiques, ce fut comme si une énorme couverture chaude et moelleuse me recouvrait entièrement. Une sensation de bien être suprême. Et puis mes jambes ont commencé à se mouvoir d’elles-même, me guidant vers la piste pour une dernière danse. Cet instant de plénitude est désormais définitivement liée à cette samba magique. Il ne manque pas de me revenir à chaque écoute. Certains douteront que la musique à elle seule soit capable d’une telle sensation. Je suis triste pour eux car cela voudrait dire qu’ils ne l’ont jamais vécu.
La photo de cette drag phénoménale lors d’un bal légendaire me ramène à cette soirée q***r londonienne où j’ai emmené mon hôte et un de ses amis, tous deux hétéros. Selon leur dire, ce fut une des meilleurs fêtes à laquelle ils sont allés. Ils ne s’étaient jamais sentis à ce point en phase avec les gens car peu habitués à autant de bienveillance et de gentillesse lors de virées nocturnes. Il faut bien dire que les soirées typiquement “straight” sont (ou devrais-je dire “étaient” car je me dois de parler de ce que je connais) rarement aussi ouvertes d’esprit et légères.
La magie qui peut s’opérer sur le dancefloor est une drogue puissante. On peut vivre sans. Certes.
A plus de 50 ans, marié et passablement casanier, je pourrais en être la preuve. Il me suffit pourtant d’entendre un des titres imparables dont je vous parle depuis un moment maintenant, pour provoquer l’étincelle qui permettra de rallumer la flemme nécessaire à mes pieds pour brûler la piste.

*S2 11 *Evelyn "Champagne" King : Shamehttps://youtu.be/5sYPg32rBzoPhoto : “Good dog bad dog” (København, 2017)Adolescen...
16/04/2023

*S2 11 *
Evelyn "Champagne" King : Shame
https://youtu.be/5sYPg32rBzo
Photo : “Good dog bad dog” (København, 2017)

Adolescent généralement seul et timide, je fut contraint d’accompagner mes parents en Alsace pour rendre visite à des amis de mon beau-père. Contre toute attente, je sympathise avec le fils de nos hôtes qui est légèrement plus âgé que moi et plutôt bien foutu. Il m’explique qu’il s’est fait lui même des haltères avec le plomb qui scelle les bouteilles de vin. Cela m’a impressionné, tout autant que sa musculature. Je me rends compte aujourd’hui de la quantité infernale de vidanges qu’il a dû collecter pour fabriquer des poids suffisamment conséquents!
Au début des années 80, mon Walkman Sony (un des tout premiers qui en plus permettait d’enregistrer) ne me quittait jamais. Grâce au baffle extérieur de mon appareil (chose rarissime à l’époque), on peut écouter une des compilations disco de mon nouvel ami, dehors, tranquillement loin des parents. La journée passe et la cassette reste dans mon Walkman. Lorsque vient le triste moment du départ, j’omet (plus ou moins délibérément, plutôt plus) de rendre la précieuse compilation. Il va sans dire que j’ai ensuite joué celle-ci en boucle en pensant à son propriétaire. Dessus, il y avait le morceau “Shame”, “La Honte”. En éprouvais-je suite à mon larcin? Pas vraiment car le plaisir procuré par le petit bout de lui qui m’a longtemps accompagné, a largement dépassé mes remords. Chacun d’entre nous n’a t’il pas un jour commis pareil acte par amour ou sentimentalisme de base? Sinon, vous pouvez toujours me jeter la première pierre.

* S2 10 *Rose Royce : “Car wash”https://youtu.be/Hvf0WDQHdr8Photo : “Washing perspectives”, (Genève, 1998)Voici un exemp...
02/04/2023

* S2 10 *
Rose Royce : “Car wash”
https://youtu.be/Hvf0WDQHdr8
Photo : “Washing perspectives”, (Genève, 1998)

Voici un exemple classique de la différence qu’il y a entre le mix traditionnel et la déconcertante facilité avec laquelle on peut désormais enchainer deux morceaux; prouvant à la nouvelle génération que “de notre temps” ce n’était pas si facile. En effet, le beat de ce track change constamment au début, rendant son entrée très délicate si l’on veux l'introduire “dans le beat”. Je m’y suis d’ailleurs assez souvent casser les dents et les oreilles. Outre le fait que les logiciels facilitent grandement le job, il y a aussi le fait que depuis l’ère des premiers “maxi singles", il y a eu de nombreux “edits” plus ou moins officiels (voire “fait maison” par les dj’s eux-même) qui ont permis de quantifier ces morceaux et les rendre par conséquent plus aisément “mixables”. Toutes ces considérations techniques m’amènent ici à une seule conclusion: l’ouverture à des professions qui étaient auparavant plus difficilement accessibles au “commun des mortels” n’enlève pour autant pas le fait que la pratique et la sensibilité feront de vous des maitres en la matière car qu’elle que soit la facilité à utiliser un outil, c’est la façon dont on l’utilisera qui montrera vraiment votre personnalité et votre talent. Le robot ne remplacera à mes yeux jamais l’humain.
Pas de photographie de laveurs d’auto ici mais bien une photo argentique à la patine vintage d’un salon lavoir genevois. Rétro comme Starsky & Hutch, la série de mon enfance dans laquelle Antonio Fargas jouait ”Huggy les bons tuyaux”, un rôle nettement moins q***r que celui qu’il performe dans le film Car wash.

* S2 09 *Michael Jackson : Don’t stop 'til you get enoughhttps://youtu.be/yURRmWtbTboPhotos : “Stop, a r t”, Québec, 202...
25/03/2023

* S2 09 *
Michael Jackson : Don’t stop 'til you get enough
https://youtu.be/yURRmWtbTbo
Photos : “Stop, a r t”, Québec, 2021
"Sneakers stop”, New York, 2016

Lorsque, dans la rue, je prends une œuvre de street art en photo ce n’est non pas pour m’approprier une part de célébrité grâce à elle, mais bien pour garder une trace de cet art trop souvent éphémère. Il est important de prendre le temps de s’arrêter pour observer. D’abord parce qu’il est important de s’arrêter et ensuite parce qu’il est tout aussi important d’observer (et d’écouter). Et cela jusqu’à ce qu’on n’en puisse plus (“Til you cet enough”). Je ne m’en lasse de toute façon jamais et suis plutôt jusqu’au-boutiste .
Il paraitrait qu’un stop avec des chaussures au-dessus, aux Etats-Unis serait un spot de dealers. L’Amérique du Nord du nord est terre de contraste et un des plus beaux à mes yeux est la défense, parfois un peu excessive, de la francophonie par les québécois. Ces deux images (l’une de Montréal et l’autre de New York) en sont la parfaite démonstration. Là où partout en Europe, y compris dans les pays francophones, ce signal s’écrit “stop”, au Québec, il s’écrit “arrêt”. A côté de cela, bon nombre d’expressions typiquement québécoises sont des traductions littérales de l’anglais, ce qui n’est pas toujours très joli mais ne manque pas de charme. Lors de ma première visite, J’ai d’ailleurs été assez décontenancé par ma première interaction dans un commerce. En quittant celui-ci, j’ai dit “au revoir, merci” et on m’a répondu “bonjour, bienvenu” alors que je partais. Ce n’est qu’une fois le pas de la porte franchi que j’ai compris qu’il s’agissait de la traduction littérale de “hello, you‘re welcome”. Dieu que j’aime ce pays si proche et si loin à la fois.

* S2 08 *Olivia Newton-John : "Physical"https://youtu.be/vWz9VN40nCAPhoto : “Well / bad balanced” (New York, 2016)Voici ...
19/03/2023

* S2 08 *
Olivia Newton-John : "Physical"
https://youtu.be/vWz9VN40nCA
Photo : “Well / bad balanced” (New York, 2016)

Voici l’illustration parfaite que le projet que je vous présente ici n’est pas un best of de mes musiques préférées mais bien une liste de celles qui ont marqué ma vie. Pour preuve, en soit cette chanson n’a absolument rien de particulier, ni musicalement, ni dans ses paroles. Par contre, la vidéo qui l’illustre a accompagné mes premiers émois d’adolescent. Non pas pour la plastique parfaite de sa chanteuse mais bien pour celle de ses figurants!
Depuis mon adolescence et la naissance de mes premiers complexes, j’ai toujours fait de la musculation. En regardant cette scène sur la “Muscle beach” de Coney Island, je n’ai pu m’empêcher de penser à nouveau à ces clips musicaux qui étaient, lors de ma jeunesse sans internet, une des seules sources de fantasme.
Par dysmorphophobie sans doute, je n’ai jamais vraiment été satisfait de mon physique jusqu’à ce que je commence à pratiquer intensivement la capoeira. L’entrainement quotidien entre mes 40 et mes 50 ans a drastiquement changé mon apparence. Et puis, suite à des douleurs musculaires récurantes et aux analyses qui ont suivi, un docteur que je ne connaissais pas m’a dit que j’avais le corps d’un athlète de haut niveau (enfin!)… complètement détruit! Tout ça pour ça!
Ironiquement, je me rapproche désormais plus du figurant à la gauche de la photo qu’aux intervenants à sa droite. Heureusement aujourd’hui, il me reste la natation et la joie de me sentir en apesanteur, le corps enfin léger.

* S2 07 *François de Roubaix : "Chapi chapo"https://youtu.be/-OMyXgn9NUQPhoto : “Beanie Legacy” (Montréal, 1996)D’aussi ...
12/03/2023

* S2 07 *
François de Roubaix : "Chapi chapo"
https://youtu.be/-OMyXgn9NUQ
Photo : “Beanie Legacy” (Montréal, 1996)

D’aussi longtemps que je me souvienne, mon dos ou mes épaules ont connus un sac fortement arrimé. Est-ce normal? Est-ce un besoin viscéral de constamment transporter sa maison avec soi? Ou la crainte de manquer de quelque chose?
A la sortie de l’école primaire, mes grands parents m’ont un jour fait la surprise de venir me chercher en auto. Sur le siège arrière où j’allais m’asseoir m’attendait un tout nouveau cartable en plastique orange avec des réflecteurs de la même couleur sur les fermetures. Je le trouvais tellement beau et pratique avec toutes ses poches. It was love at first sight!
J’avais aussi une petite sacoche “Tan’s” qui ne me quittait jamais. J’y mettais tous mes “trésors” dont mes figurines Snoopy.
Tous les dimanches à midi, on se rendait chez la mère de mon beau-père qui nous détestait ma mère et moi-même. Une fois, elle m’a offert une patte de lapin. Elle était douce et était considérée comme un porte-bonheur et je l’ai naturellement rangée près de mes autres trésors.
Avec le recul, trois réflexions sur ces souvenirs me viennent aujourd’hui:
1. J’avais une sacoche de fille et cela me semblait tout à fait normal et à ma famille aussi.
2. Mon beau-père avait avec lui un “baise-en-ville”, un petit sac dans lequel il rangeait ses ci******es et ses clés de voiture. Cet indispensable des années ’70, devenu tout à fait obsolète et ringard chez les jeunes, voire efféminé, dans les années ’80, est réapparu quelques années plus t**d aux épaules des cailleras de quartiers et puis chez les “branchés” pour finalement être remplacé par la “banane”, devenant le summum de la ringardise à la fin des années ’80, refaisant un come back dans les années 2000 et bouclant la boucle. Le “genre” de la sacoche est donc tout à fait relatif. Une reflexion de plus sur la masculinité à creuser.
3. Enfin, on trouvait tout aussi normal de donner une partie d’animal mort à un enfant.
J’ai également toujours porté un couvre-chef car il est bien connu que la chaleur sort en premier par le haut du corps. Comme je suis frileux et que je déteste sentir la pluie sur mon visage, un bonnet ou une casquette m’accompagnent régulièrement dans mes expéditions en extérieur.
J’évite néanmoins les accessoires king size du niveau de cette cultisme série d’animation découverte dans “L’île aux enfants”, destination de rêve de tous les kids de ma génération.

* S2 06 *Abba : "Dancing queen"https://youtu.be/xFrGuyw1V8sPhoto : “Rain bow”, Sidney, 2014Une chanson qui commence par ...
05/03/2023

* S2 06 *
Abba : "Dancing queen"
https://youtu.be/xFrGuyw1V8s
Photo : “Rain bow”, Sidney, 2014

Une chanson qui commence par le refrain ce n’est pas courant. Encore moins pour du disco. Combien de reines du dancefloor ont-elles dansé sur ce classique q***r? Pourquoi cette musique a t’elle touché et touche encore ma communauté à ce point? Est-ce à cause du “having the time of your life”? Car c’est bien cela le but ultime: oublier l’espace d’un instant que l’on est mortel et vivre le présent dans toute sa splendeur. Danser comme si sa vie en dépendait, danser avant la fin du monde. Et garder les bras en l’air !
Par contre, je suis plutôt “salutation au soleil” que “danse de la pluie” car je fais partie de cette grande majorité de gens qui détestent cette spécialité belge. Pour moi, outre les bienfaits évidents qu’elle amène à la nature, les seuls intérêts à celle-ci sont les arcs-en-ciel et l’odeur des pavés après un orage d’été.
Je dois probablement cette détestation à cet épisode de mon enfance où mon beau père m’a littéralement jeté sous la toute nouvelle et moderne do**he alors que j’avais l’habitude de prendre des bains. Celle-ci possédait, en plus du classique jet vertical, deux autres jets horizontaux parfaitement situés pour les adultes mais juste à hauteur de mon visage d’enfant. Cette surabondance d’eau m’a donné l’impression que j’allais me noyer, moi qui ne savais même pas encore nager. Rassurez-vous: je suis un garçon très propre et je me suis réconcilié avec l’eau. Mais je déteste toujours autant la pluie!

* S2 05 *Earth Wind & Fire : "Fantasy"https://youtu.be/r58GQYFZeLEPhoto : “Hydrate me” (Byron Bay, 2014)En 1997, j’ai ét...
12/02/2023

* S2 05 *
Earth Wind & Fire : "Fantasy"
https://youtu.be/r58GQYFZeLE
Photo : “Hydrate me” (Byron Bay, 2014)

En 1997, j’ai été invité au concert d’Earth Wind & Fire au Montreux Jazz Festival. Cela faisait un moment qu’on avait plus vraiment entendu parler d’eux et il me faut avouer que je ne m’attendais à rien d’exceptionnel, si ce n’est une réunion de vieilles gloires qui allaient jouer en playback pour un énième revival disco. Au lieu de cela, ce fut une claque phénoménale! Un band, un vrai, avec une section cuivre, un batteur et plusieurs percussionnistes et évidement les plus funky des guitaristes et bassistes, le tout soutenant la divine voix de Philip Bailey. Tout ce beau monde a enfilé les hits les uns derrière les autres et a littéralement retourné la salle. Ça dansait, aussi bien sur la scène que dans le public. Un sentiment incroyable de connection à l’unisson. L’écrivain et activiste Didier Lestrade a d’ailleurs parfaitement décrit cela dans un de ses textes à propos des soirées g**s et du disco, en rapport avec le terme anglais “as one” présent dans le titre “Fantasy”.
Le lendemain du concert, j’ai eu l’honneur d’être invité dans la chalet du directeur du festival. C’est là que les artistes sont accueillis après leur show, dans cette énorme propriété sur les hauteurs de la ville avec son célèbre train miniature qui la traverse. Outre l’open bar et les glaces Häagen-Dazs offertes par de charmants jeunes hommes, j’y ai découvert la faramineuse collection de vinyls jazz et funk de notre hôte, la trompette de Miles Davis, un studio d’enregistrement et une salle de cinéma. Tous les concerts de ce légendaire festival sont enregistrés et filmés et j’ai pu demander à voir ce que je voulais. Mon choix s’est naturellement porté sur le solo de batterie d’Earth Wind and Fire de la veille, et je revécu la même émotion. La soirée s’est terminée en bonne compagnie dans le whirlpool bath avec vue sur les montagnes juste au-dessus des nuages. Un instant suspendu. Magique!

* S2 04 *dEUS : Suds & sodahttps://youtu.be/zZIOsTMoVG4Photo : “Soda girl” (Montréal, 2018)Cette introduction au violon ...
04/02/2023

* S2 04 *
dEUS : Suds & soda
https://youtu.be/zZIOsTMoVG4
Photo : “Soda girl” (Montréal, 2018)

Cette introduction au violon sur “Suds & soda” est un des gimmicks les plus immédiat que j’ai pu entendre. Et ce fut peu de temps avant que Tom Barman, le charmant chanteur de dEUS, m’ait offert des fleurs! Mon ancien colocataire les avait découvert pour sa maison de disque et m’avait emmené à un de leurs premiers concerts. Je suis immédiatement devenu fan. Après m’avoir été présenté, Tom m’a fait promettre de revenir les voir la semaine suivante. Il était tellement inquiet de trouver une salle vide qu’il m’a dit que si je venais il m’offrirait un bouquet. Ma présence était de toute façon évidente pour moi mais j’avoue que je ne m’attendais pas à ce qu’il n’ait pas oublié ce touchant cadeau qui m’a encombré le reste de la soirée!
C’était aussi l’époque où les maisons de disques inondait les dj’s sous les vinyls promo et les super goodies. Quelques années plus t**d, j’ai enfin pu en profiter lorsque j’ai commencé à me faire un nom grâce aux soirées “Next”. Toutes les semaines, j’allais de label en label chercher les nouveautés qui m’étaient offertes. Il y avait encore cette magie de mettre un white label sur ta platine et te rendre compte un peu plus t**d que c’est le nouvel opus de Daft Punk et que tu as été parmi les premiers à le jouer. Aujourd’hui, les promos sont des wav impersonnels reçus par mail. Encore une raison, pour le presque boomer que je suis de dire: “Those were the days!”.

* S2 03 *Coldplay : "Yellow"https://youtu.be/yKNxeF4KMsYPhoto : “Yellow smoke and push ups” (Budapest, 2016)Un soir t**d...
22/01/2023

* S2 03 *
Coldplay : "Yellow"
https://youtu.be/yKNxeF4KMsY
Photo : “Yellow smoke and push ups” (Budapest, 2016)

Un soir t**d après avoir fait la fête avec B, nous rentrons tous les deux chez moi et découvrons le clip de “Yellow” à la télé. Quel est cet OVNI? Et qui est ce chanteur angélique marchant au ralenti sous la pluie entre la nuit et le lever du soleil? Il nous demande de regarder les étoiles alors qu’on a juste envie de se perdre dans le bleu de ses yeux. Une douce et haute voix sur des guitares énervées. Une recette magique qui nous happe instantanément. A ce moment-là, le groupe était à peine connu et je m’imaginais parcourant cette même plage, ma main dans celle de Chris Martin. Oui, il m’est arrivé (et m’arrive encore) de rêver et de croire que mes rêves sont accessibles. Avec le temps (et il en fallut peu car en l’espace de quelques jours tout allait changer pour eux), je me suis rendu compte que celui-là avait fort peu de chance de se réaliser. Encore moins lorsque j’ai découvert son mariage avec Gwyneth et la suite de sa discographie.

Le jaune évoqué dans la chanson est une énigme, y compris pour les fans de Coldplay. Pour moi, il s’agit d’une de mes couleurs préférées, solaire et chaleureuse. Comme le bleu, mon autre couleur, elle ne manque pas d’attirer mon regard pour la fixer sur mes photos. Mais là où le bleu s’y retrouve généralement en larges surfaces, le jaune y est plus souvent repéré par touches lumineuses orientant le spectateur.

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