29/11/2025
Dans ces escaliers, la lumière ne se contente pas d’éclairer, elle révèle.
Elle glisse sur la peinture écaillée, épouse les courbes des ferronneries, elle effleure les colonnes comme si elle voulait retenir ce qui s’efface.
Je photographie ces lieux non pour ce qu’ils ont perdu, mais pour ce qu’ils retiennent encore : une élégance déchue, une mémoire diffuse, une forme de beauté qui survit au silence et au temps.
Chaque marche raconte un passage, chaque mur garde la trace d’un mouvement, chaque détail porte une histoire que personne n’a pensé à écouter.
Dans cette série, je me rapproche, je m’éloigne, je tourne autour.
Je cherche la respiration du lieu, sa fragilité, ses lignes. C’est une manière de dialoguer avec l’architecture, de lui laisser le temps de répondre.
Rien n’est mis en scène, tout est déjà là.
Il ne reste qu’à regarder.
Collectif Photographes du passé