09/03/2026
54 : La peur nourrit le feu
* Fidèle à ma tradition sur ma page perso, je marque ma fête avec une petite réflexion laissée ici, sans prétention. J'ai pensé que ça vous intéresserait peut-être! Je le laisse donc ici aussi! Oui, c'est bien ma fête aujourd'hui! Ça va comme suit. *
Jusqu’à cette année, je crois que je n’avais jamais réalisé si concrètement que la peur me motive, m’oblige à performer et, par conséquent, me permet d’évoluer. Si par le plus grand des hasards, t’as lu mes textes d’anniversaire des dernières années, tu te rappelles peut-être que je refuse l’immobilisme. En d’autres mots, je rejette le confort de mes pantoufles et c’est pas parce que je les déteste, au contraire.
Tout ça vient de cette insatiable faim de vouloir faire mieux, parce que je suis parti de loin, de rien. Vite dans ma vie, j’ai vu que faire mieux faisait toute une différence. Oh! C’est pas facile d’évoluer, et vieillir empire les choses, c’est bien vrai. Sans oublier que tout ça vient avec une certaine pression, et surtout beaucoup de peur.
« T’as peur tant que ça? De quoi? »
L’évolution vient avec l’action de réussir de nouveaux challenges, mais ça veut dire passer inévitablement par avoir la chienne un peu. J’illustre.
Voici, en 5 étapes faciles, le processus du comment je fais le choix d’avancer, ou ce qui se passe dans ma tête quand je reçois un nouveau défi.
1- L’annonce!
2- Le choc : Mes yeux s’ouvrent grand d’un coup sec. On me demande quelque chose que je n’ai jamais fait et qui m’insécurise.
3- Fight or flight : Quelque chose en dedans me dit : « ben non Denis, tu seras pas capable de faire ça toi. T’es loin de maîtriser la chose. Laisse faire bro » (flight) et en même temps, y’a cette autre voix qui me dit : « Denis, comment tu vas faire pour apprendre à devenir meilleur si tu t’essayes pas ? Vois-tu où ça peut te mener ? » (fight).
4- Le vis-à-vis avec la peur (celle de rater et de décevoir, celle qui t’empêche de dormir) : « Yo, Peur, me semble qu’on se connaît, toi et moi. Tu vas encore me mettre en pleine face, les conséquences de l’échec évident…inévitable, même ? Avoue ?
5- La résolution : Ici , je fais le choix (encore) de prendre une chance, parce que le ridicule ne tue pas, et surtout parce que prendre une chance, ça veut aussi dire gagner une chance de faire mieux, d’évoluer.
Attends, ça sonne bien comme ça, mais ça fait mal des fois. Essayer, ça veut aussi dire rater son coup….souvent. J’ai raté encore la semaine passée d’ailleurs. Ça m’a travaillé, mais j’ai accepté et j’ai encaissé le ptit coup. La prochaine fois, je ferai mieux.
Tu vois, même là, ici, j’écris et je me dis : « Pourquoi t’écris ça? Ils vont penser que tu leur fais la morale. « T’es qui toé pour me dire que je devrais sortir de mes pantoufles? ». J’ai un peu peur de ça, mais je le fais pareil, quitte à rater. Si c’est le cas, je tâcherai de m’en rappeler l’an prochain. Tu vois ?
Je sais bien que vous savez tout ça. Je n’ai rien d’exceptionnel, vraiment rien. J’ai 54 ans. Je fais le point, encore. Je pense tout haut. C’est la crise de la cinquantaine renouvelée à chaque année, quoi ! Ça aussi, ça permet d’avancer. Se regarder en pleine face et se dire les vraies affaires.
Quand j’y pense, ce n’est probablement pas pour tout le monde de se nourrir de ses peurs. J’en suis conscient. Se trouver super comme on est, c’est merveilleux. Si c’est ton cas, je t’envie même. Je suis heureux pour toi.
Moi, j’ai encore de l’appétit pour l’inconnu.
FEAR IS A GUIDELINE
Niveau 54 atteint. Choisissez une nouvelle habileté.
Merci la gang!!!