04/14/2026
(Français below)
I am losing friendships, in a kind of quiet grief. It goes unseen, unspoken, like my invisible handicap. It doesn’t happen all at once.
It’s gradual, it begins with a missed invitation here, a gathering that becomes harder to attend there.
Until one day you realize the circle has closed without you in it.
You missed the celebrations, the birthdays, brunchs and fires. You are maybe missing the best days of your life.
Isolation doesn’t come from being alone, but from feeling like my participation requires more effort than people are willing to give.
Accessibility, patience, understanding, these are not abstract ideas, they are my daily needs. And yet, too often, they are treated as optional. What a privilege.
When showing up becomes complicated, when your presence requires adjustment, people begin to drift. Not always out of cruelty, but out of convenience. And convenience, over time, erases connection.
As you fade from social circles and community activities, something deeper begins to happen. It’s not just that you are no longer present, it’s that your absence becomes normal. People stop expecting you, stop mentioning you, stop remembering to include you. And in that slow erasure, it can feel as though you are disappearing as a person, not just as a participant.
Being handicapped is already a negotiation with a world that is not built for you. Being q***r can mean navigating into spaces where you can feel safe. Being an immigrant can mean carrying the weight of distance, of not fully being “from” anywhere. When all of these realities intersect and when there is no family to fall back on, the isolation deepens into something heavier. There is no automatic safety net, no built-in community that catches you.
And yet, the hardest part is not just the loneliness, it’s the constant awareness that connection is possible, but not extended.
That inclusion could happen, if only people chose it.
Friendship, at its core, is not just about shared moments of ease, it’s about the willingness to adapt, to reach, to stay even when it requires more.
To live at this intersection is to understand how fragile social belonging can be, and how easily a person can be rendered invisible.
But it also reveals something essential: that real community is not passive. It is built intentionally, through effort, care, and the refusal to let someone disappear.
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Je perds des amitiés, en un deuil silencieux. Cela passe inaperçu, comme un handicap invisible. Cela n’arrive pas d’un seul coup.
C’est progressif. Cela commence par une invitation manquée ici, un évènement que je ne peux pas rejoindre la.
Jusqu’au jour où tu réalises que le cercle s’est refermé, sans toi.
Tu as manqué les célébrations, les anniversaires, les brunch et les feux de plage. Tu es peut-être en train de manquer les plus beaux jours de ta vie.
L’isolement ne vient pas du fait d’être seul, mais du sentiment que participer demande plus d’efforts que les autres sont prêts à fournir.
L’accessibilité, la patience, la compréhension. Ce ne sont pas des concepts abstraits, ce sont des besoins quotidiens essentiels. Et pourtant, trop souvent, ils sont traitées comme facultatifs. Quel privilège.
Quand être présent devient compliqué, quand ta présence demande des ajustements, les gens commencent à s’éloigner. Pas par cruauté, mais par facilité. Et la facilité, avec le temps, efface les liens.
À mesure que tu disparais des cercles sociaux et des activités communautaires, quelque chose de plus profond commence à mijoter.
Ce n’est pas seulement que tu n’es plus là, c’est que ton absence devient normale. Les gens cessent de t’attendre, de te mentionner, de penser à t’inclure.
Et dans cet effacement, lent, on peut avoir l’impression de disparaître en tant que personne, pas seulement en tant que participant.
Être en situation de handicap, c’est déjà négocier avec un monde qui n’est pas construit pour toi. Être q***r peut signifier naviguer dans des espaces où tu peux te sentir en sécurité ou non. Être immigrant, c’est porter le poids de la distance, de ne jamais être complètement « d’ici » ni « de là-bas ». Quand toutes ces réalités se croisent, et qu’il n’y a pas de famille sur laquelle se reposer, l’isolement devient encore plus lourd. Il n’y a pas de filet de sécurité prêt à te rattraper.
Et pourtant, le plus difficile, ce n’est pas seulement la solitude, c’est la conscience constante que le lien est possible, mais qu’il n’est pas offert ou disponible.
Que l’inclusion pourrait exister, si seulement les autres la choisissaient. En tant qu'être, en tant que société.
L’amitié, dans son essence, ce n’est pas seulement partager des moments faciles, c’est la volonté de s’adapter, de tendre la main, de rester même quand cela en demande davantage.
Vivre à cette intersection, c’est comprendre à quel point le sentiment d’appartenance est fragile, et à quel point il est facile de devenir invisible.
Mais cela révèle aussi quelque chose de vitale : une véritable communauté se construit intentionnellement, avec effort, avec attention, et en manifestant le refus sans condition de laisser quelqu’un disparaître.