06/18/2024
Avis de décès de Sébastien Delvecchio
Je tiens à offrir mes plus sincères condoléances à ceux et celles qui l’ont côtoyé mais surtout à ses parents et à sa douce amoureuse Karine Desrochers
Ça fait 20 ans qu’on se connait.
Couché dans le trampoline j’essaie de faire une sieste.
J’ai dormi peu dans les derniers jours.
J’entends un enfant qui rit dans sa piscine, une tondeuse au loin, les oiseaux qui piaillent.
Le soleil scintille entre les feuilles, je le vois, même si mes paupières sont fermées.
Mes sens sont aux aguets. Les tiens se tarissent.
Mes paupières se remplissent d’eau.
Jeudi dernier en revenant d'un événement Swab The World, cette fondation qui nous tient à cœur, les arbres sentaient bons les fleurs par le toit ouvrant de ma voiture. Des larmes coulaient sur mes joues.
Cet événement d'ailleurs auquel tu aurais dû assister : un autre de ces nombreux moments qu’on aurait partagé. Le soleil était si beau, les gens si heureux d’être ensemble.
Cette ribambelle de petits moments que tu ne vivras plus mais qui existent et existeront aussi sans toi.
Ta joie, ta passion, ton optimiste, ton positivisme, ton courage, ta force, tes grandes idées. Depuis 20 ans que j’ai l’honneur de te côtoyer.
Pendant ces 20 années on a appris, affronté, confronté, rigolé, inventé, travaillé, grandi.
On s’est raconté nos vies, on a jasé des voyages qu’on faisait, des shows qu’on voyait, des enfants qui grandissent, des patrons un peu cons, de tous les gens qui nous émerveillent mais surtout on parlait affaires, de notre entreprise, nos aspirations, on parlait revenus et dépenses, des défis, des nouveautés, on faisait des plans d'éclairage pour les projets des clients, on testait des nouvelles affaires. On parlait de photo et encore de photo.
Tu rayonnais quand tu arrivais au studio, tu t’amusais quand on allait sur un shoot et tu étais toujours content quand je débarquais dans ta cuisine pour qu’on fasse des plans et qu'on jase stratégie.
À tous ces défis qu'on a su relever, à tous ces moments de photographie qu'on a vécus, à tous ces sourires qu'on a fait naître. Merci. C'était un honneur.
Toi l'autre pilier de l'entreprise.
Mon complément d’affaires. Mon coach et mentor.
Ton absence sera un immense trou.
Mon ami complice de photographie.
Le Duo d’enfer comme tu nous appelais.
C'était tellement vrai.
Un si grand cœur, un si grand cerveau.
Tu m'épates toujours de tes connaissances et de toutes ces choses que tu retiens en une seule lecture.
Ton sens des affaires. Ton leadership.
Tu es un grand homme, tu ne laisses jamais les gens indifférents.
Depuis plusieurs années que tu trimbales un cancer et toujours tu gardes la tête haute, le sourire aux lèvres, le cœur heureux.
Je vais continuer la route sans toi, je vais continuer de grandir et je vais tout faire pour te faire honneur, je sais que tu crois en moi. Mais ça me faisait plaisir de te l’entendre dire.