11/08/2025
Né et grandi à Yopougon, dans le quartier de Gotham City, 𝐃𝐢𝐚𝐫𝐫𝐚𝐬𝐬𝐨𝐮𝐛𝐚 𝐌𝐨𝐮𝐬𝐭𝐚𝐩𝐡𝐚, alias Marcelo Bielsa, est bien plus qu’un coach sportif : il est devenu une figure emblématique du football populaire ivoirien. Derrière ce surnom inspiré du mythique entraîneur argentin se cache un passionné, un autodidacte, un meneur d’hommes, dont l’histoire est faite de passion, de défis relevés et de foi en son destin.
Joueur dans l’âme, il entre dans le monde du coaching en 2015, presque par accident. Le coach de son équipe quitte le navire, et ses coéquipiers voient en lui le leadership naturel pour prendre les commandes. 𝐈𝐥 𝐚𝐜𝐜𝐞𝐩𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐢 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢̂𝐧𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐚𝐫 𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐦 𝐝𝐮 𝐜𝐥𝐮𝐛 𝐒𝐮𝐩𝐞𝐫 𝐉𝐮𝐧𝐢𝐨𝐫 𝐝𝐞 𝐘𝐨𝐩𝐨𝐮𝐠𝐨𝐧. À l’époque, il n’a ni diplôme ni formation, juste une passion débordante et un sens inné de l’observation. Il apprend en regardant ses anciens entraîneurs, affine ses méthodes, développe son propre style.
Les premiers défis sont costauds. En 2018, le président Camus Kouakou lui demande de faire gagner la prestigieuse compétition Zébié. Face à des clubs expérimentés, il hisse son équipe jusqu’en finale – une performance historique. Il réédite l’exploit en 2021, juste avant la disparition du tournoi. Mais c’est en 2023 et 2024 que le destin s’emballe : il remporte deux titres successifs au Zion City, un exploit jamais réalisé auparavant. Dans la foulée, il mène Super Junior à la finale du Tchin-Tchin 2024, termine vice-champion national petit-poto et multiplie les victoires locales, de Cité Verte à Begnanan, en passant par les finales du tournoi de Kouté.
Chaque réussite est le fruit d’un travail acharné, sans calculs. Il n’est pas coach mental, mais sait motiver ses troupes comme personne. Inspiré par Bielsa, il apporte sa touche personnelle dans sa manière de communiquer, de construire ses séances, de galvaniser ses joueurs. Il a su transformer son club en une véritable école de caractère et de performance.
𝐒𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞, 𝐢𝐥 𝐥𝐚 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐞 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐬𝐞𝐬 𝐫𝐚𝐜𝐢𝐧𝐞𝐬. Lorsqu’il traverse des périodes de doute ou d’échec, il se tourne vers le souvenir de sa mère défunte. Ses prières, ses mots, sa foi en lui continuent de l’accompagner. Il affirme que c’est à sa tombe qu’il trouve l’énergie pour repartir au combat, chaque fois plus fort.
𝐄𝐧 𝐣𝐚𝐧𝐯𝐢𝐞𝐫 𝟐𝟎𝟐𝟓, 𝐢𝐥 𝐨𝐛𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐚 𝐥𝐢𝐜𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐂𝐀𝐅, 𝐞𝐭 𝐡𝐮𝐢𝐭 𝐦𝐨𝐢𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐭𝐚𝐫𝐝, 𝐢𝐥 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝 𝐝𝐞́𝐣𝐚̀ 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞̂𝐧𝐞𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐜𝐥𝐮𝐛 𝐝𝐞 𝐃𝟑 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 (𝐀𝐬 𝐞𝐬𝐩𝐨𝐢𝐫 𝐝’𝐀𝐝𝐳𝐨𝐩𝐞). Un timing qu’il n’explique pas par l’ambition personnelle, mais par le plan de Dieu. Pour lui, tout est une question de timing divin, et il avance avec confiance vers ce que l’avenir lui réserve.
Son message pour la jeunesse est clair et puissant :
« 𝐒𝐢 𝐭𝐮 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐬𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞 𝐝𝐨𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞, 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐚𝐦𝐨𝐮𝐫. 𝐍𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐨𝐢, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬. 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐯𝐨𝐢𝐭 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐧𝐞 𝐯𝐨𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬, 𝐞𝐭 𝐈𝐥 𝐬𝐚𝐮𝐫𝐚 𝐨𝐮𝐯𝐫𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐟𝐚𝐢𝐭. »
Depuis 2015, il donne tout pour son club. En 2025, la lumière s’est enfin posée sur son parcours. Et ce n’est, à coup sûr, que le début.
📷MOMO Logrand photographie
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