Yahi Rabie : Personnalités

Yahi Rabie : Personnalités Partage de photos Personnalités & Textes.

M'hamed Yazid – (8 avril 1923  - 31 octobre 2003 Blida).Était un homme politique Algérien. Il a été Ministre de l'Inform...
28/10/2024

M'hamed Yazid – (8 avril 1923 - 31 octobre 2003 Blida).

Était un homme politique Algérien. Il a été Ministre de l'Information du GPRA de 1958 à 1962.

Natif de Blida, il étudie dans cette ville jusqu'à l'obtention de son baccalauréat. En 1942, il adhère au Parti du Peuple Algérien, parti politique de Messali Hadj. De 1946 à 1947 il occupe le poste de Secrétaire-général des Musulmans d'Afrique du Nord.

En 1948, les autorités Françaises l'arrêtent et le condamnent à deux ans de prison.

Après sa libération, il retourne en France où il représente le Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques.

C'est en se rendant au Caire, le 27 octobre 1954 qu'il adhère au FLN.

Après le déclenchement de la guerre d'Algérie, il représente l'Algérie diplomatiquement au sommet de Bandung en 1955 sous la houlette de Hocine Ait Ahmed. En 1955, il est nommé représentant du FLN aux États-Unis. Il participe aux sessions de l'ONU, et parvient plusieurs fois à inscrire la question Algérienne à l'ordre du jour.

Lors de la formation du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA), il est nommé Ministre de l'Information, poste qu'il a tenu jusqu'en 1962.

M'hamed Yazid est un des négociateurs des accords d'Évian, signés le 18 mars 1962 à Évian-les-Bains (Haute-Savoie, France), entre les représentants de la France et du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) durant la guerre d'Algérie.

Avec Ben Youcef Ben Khedda, il a réussi à faire évader Ben Bella de sa prison de Blida. Mais avec l'indépendance de l'Algérie, il est peu à peu écarté du pouvoir.

Il a été Directeur Général de l'Institut National de la Stratégie Globale, au milieu des années 1980.

Décédé en 2003, il est enterré à Blida.

- Source : Wikipedia®

- Photo prise avec une pellicule AGFA Couleur – 24 Poses.

Triste nouvelle. Notre Cher Ami Nourreddine Louhal, journaliste et écrivain vient de nous quitter. Paix à son âme. Mes C...
23/07/2024

Triste nouvelle.
Notre Cher Ami Nourreddine Louhal, journaliste et écrivain vient de nous quitter. Paix à son âme. Mes Condoléances à sa Famille et Proches.

Décès de Hassen Abassi à l'âge de 80 ans à l'hôpital Nedir Mohamed de Tizi Ouzou.-Auteur Compositeur et Interprète, Mr H...
05/07/2024

Décès de Hassen Abassi à l'âge de 80 ans à l'hôpital Nedir Mohamed de Tizi Ouzou.

-Auteur Compositeur et Interprète, Mr Hassen Abassi (de son vrai nom Amar Medjkane) est né en 1944 à Ath-Abbas dans la daïra d'Ath Ouassifs, Tizi Ouzou.
Paix à son âme. Ad fellas ya3fu Rebi. Sincères condoléances à sa Famille et Proches

-Omar Kerdja :

Une grande perte pour le monde de la chanson en général et pour la chanson kabyle, en particulier. De tout ce que je me rappelle de la chanson kabyle, Hassen Abbassi a été mon idole. Il a bercé mon enfance. Il a surtout marqué les esprits par sa simplicité et sa discrétion dans le public. Même quand il se promène à Tizi Ouzou, il essaie toujours de passer inaperçu en raison de sa timidité et de sa retenue.

Il a chanté pour éduquer, pour éveiller les consciences, montrer les tares et faire valoir les valeurs ancestrales en nous les faisant rappeler à tout moment et dans chaque chanson. Il a toujours allié la modernité à ces mêmes valeurs.
Il a aussi composé des chansons à d’autres chanteurs comme celle: tecnam ak af zzin-iw… bien interprétée par la diva Nouara.

Adieu l’artiste. Il faut attendre que l’univers entier fasse sa révolution pour voir naître un autre artiste de ta trompe.

TERRIBLE NOUVELLE ! Notre frère, collègue et ami, Nour-Eddine Saoudi vient de rejoindre l'Eternel ce matin suite à un tr...
03/07/2024

TERRIBLE NOUVELLE !

Notre frère, collègue et ami, Nour-Eddine Saoudi vient de rejoindre l'Eternel ce matin suite à un tragique accident de la route. En sa personne, le pays vient de perdre un brillant chercheur universitaire en géologie et en préhistoire et un de nos rares érudits, interprète avec une inimitable voix de ténor et un compositeur en musique andalouse. Un être multi-talentueux, tout à la fois chercheur, musicien, interprète, compositeur, formateur, animateur radio et bien d'autres activités.

Il était un des seuls qui pouvait prétendre grâce à son érudition et son niveau de connaissances en musicologie prétendre composer des Noubas, à hauteur de celles existantes. Le Destin nous prive d'un être exceptionnel dont le pays a fortement besoin. Il continuera à vivre Ad Vitam dans le cœur des algériens à travers ses legs scientifiques et musicaux.

La communauté des chercheurs permanents, déjà peu nombreuse, portera ton deuil et te regrettera à jamais.
Rebbi yerahmek Khouya Noureddine. Dors en Paix et que la terre te soit douce et légère, ya Khouya la3ziz.
Condoléances à sa femme et ses enfants ainsi qu'à toute sa famille et proches, avec qui je partage la douleur de cette disparition.

-Par Ahmed Brara

Triste nouvelle. Paix à Ton âme Cher Mohamed Bensalah. Enseignant universitaire de sémiologie de l'image, cinéaste, crit...
24/06/2024

Triste nouvelle. Paix à Ton âme Cher Mohamed Bensalah. Enseignant universitaire de sémiologie de l'image, cinéaste, critique de cinéma.

- Archives Numériques du Cinéma Algérien - الأرشيف الرقمي للسينما الجزائرية :

☪️ Mohamed Bensalah nous a quitté cette nuit, Allah yarahmou.
Diplômé de l’Institut supérieur des arts de diffusion de Bruxelles, Mohamed Bensalah a réalisé des courts-métrages : "Errance" (1968) et "Lazem ! Lazem" ! (1970) et un premier long-métrage "Les Uns, les autres", 1972, réalisé à Bruxelles et primé au festival de Knokke-le-Zout, en Belgique. Après avoir été l’assistant de plusieurs cinéastes de renom dont Marcel Hanoun, Jacques Lambert, il rejoint la télévision algérienne où il réalise tour à tour un feuilleton social (six épisodes), deux dramatiques théâtrales, trois LM (téléfilms) : "Le Parasite", "L’abcès" et "Vigilance !" 1974 et 1976 et une série de 7 épisodes sur le cinéma, intitulée « Zoom sur le 7ème art » pour la télévision algérienne.
Il fut tour à tour, membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, conseiller en communication auprès du Premier ministre et professeur de cinéma à l’université algérienne. Mohamed Bensalah, qui a collaboré à l’édition de plusieurs ouvrages et publications scientifiques et qui a pris part à plusieurs jurys de festivals internationaux sur le cinéma Montpellier, Tétouan, Carthage, Ouagadougou, Amiens, Nantes?, est aujourd’hui enseignant-chercheur à l’université d’Oran-Es-Sénia et au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC). Il était également chroniqueur de presse, avec près de 800 articles à son actif, publiés dans Le Quotidien d’Oran, El Watan, El Djoumhouria, Alger Hebdo).

Nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches...........................................................................................................................

Said Oulmi :

الله اكبر ،الله اكبر ،الله اكبر
صديقي وأخي، محمد بن صالح ، يرحل عنا في صمت مهيب. كان محمد رمزًا حيًّا للسينما، عاش لأجلها لأنها كانت تعيش فيه. محمد، الباحث الأكاديمي البارز، الذي أنار دروب المعرفة لأجيال من الطلبة في مجالي الإعلام والاتصال، كان رائدًا في عالم السينما، يُشرف على العديد من المهرجانات الوطنية والدولية، ويُضيء منصات لجان التحكيم بحضوره المتميز.
كان محمد من الذين أسسوا مهرجانات الأفلام العلمية بجامعتي سطيف والجزائر العاصمة، دائم الحضور بمحاضراته وإشرافه على الورشات التدريبية، ينثر سخاءه العلمي بلا حدود. كان رجلًا مفعمًا بالعطاء والنبل، فهو رمز للطاقة الإيجابية أينما حل، تاركًا بصماته العميقة في كل مكان.
مشاركاته الفعلية في مختلف المهرجانات الوطنية والدولية جعلت منه الباحث والسينمائي الذي أصبح وجوده ضروريًا في كل فعالية. كم تمنيت أن أراه يُكرّم وهو بيننا! ولكن للأسف، نحن لا نلتفت إلى الرجال الذين كرسوا حياتهم لتلقين المعارف وخدمة الوطن إلا بعد رحيلهم.
لكي تظل ذكراه حية في أذهان الأجيال القادمة، وحتى لا تُنسى إنجازاته الكبيرة في السينما والإعلام والاتصال، أتمنى أن يُسمى أحد المهرجانات السينمائية باسمه، تكريمًا وعرفانًا لما قدمه من إسهامات جليلة للفن السابع والإعلام.
محمد لم يكن مجرد رجل عاش للسينما، بل كان تجسيدًا حيًّا للعلم والمعارف والابداع والعطاء. ترك لنا إرثًا غنيًا من الإسهامات حول الاعلام والاتصال والسينما لا تُقدّر بثمن، وأضاء دروب المستقبل لأجيال من السينمائيين والإعلاميين. رحمك الله يا محمد، ستظل في قلوبنا وذاكرتنا، قدوةً ومثالًا يُحتذى به.
اللهم ارحمه واسكنه فسيح جناتك والهم ذويه جميل الصبر والسلوان،تعازينا الخالصة لعائلة الفقيد.
إنا لله وإنا إليه راجعون

- Said Oulmi

Merzouk Hamiane. Comédien, journaliste et l'un des Membres fondateurs de la mythique Troupe Debza vient de nous quitter....
12/06/2024

Merzouk Hamiane. Comédien, journaliste et l'un des Membres fondateurs de la mythique Troupe Debza vient de nous quitter.
Mes sincères condoléances à sa Famille et ses Proches. Paix à Ton âme.

CHANTE, YASMINA, CHANTE !Chronique de Slimane LaouariLe texte de Slimane Laouari m’a beaucoup plu. Je l’ai tout de suite...
08/04/2024

CHANTE, YASMINA, CHANTE !
Chronique de Slimane Laouari

Le texte de Slimane Laouari m’a beaucoup plu. Je l’ai tout de suite adopté. C’est presque comme j’aurais voulu l’écrire moi-même au sujet de cette grande artiste, Yasmina, travaillée durement par les épreuves. Ce qui ressort si bien de ses chansons et que mon ami Slimane « explique » dans son texte. Et pourtant, le terme « expliquer », dans ce genre de situation, est sans doute le moins bien indiqué. Slimane a tissé un beau texte qui n’a pas pour objet de donner une biographie ou de livrer une étude de texte des poèmes de l’artiste. Il nous fait sentir le naturel et l’humilité de la chanteuse ; il laisse transparaître, en filigrane, quelques images de ce qu’elle a enduré ; il fulmine légitimement contre ses détracteurs, « farghin chghel », ou bien « stufène ». Que suis-je en train de faire ? Expliquer le texte de Slimane ? Mais allez-y plutôt frontalement, plongez-y et respirez profondément avec ce « CHANTE YASMINA, CHANTE ! »

Amar Naït Messaoud
....................................................................................................
CHANTE, YASMINA, CHANTE !
Par Slimane Laouari

Yasmina, c’est la douleur en chansons. Je ne connais pas vraiment son répertoire mais ce ne doit pas être difficile, parce que je sais reconnaître sa voix plaintive et criarde. Pour peu qu’on sache écouter la voix de l’autre, on devine spontanément, naturellement qu’elle a mal et elle le dit dans des couplets qui, suprême paradoxe, ne manquent pas de douceur. Ceux qui, comme moi, ne connaissent pas son parcours sur le bout des doigts et de la langue, peuvent ne pas savoir qu’elle a toujours mal mais saisissent au bout de quelques notes et la première strophe que cette chanteuse est d’abord une femme qui a eu mal. Si les traumatismes ne font pas tout son répertoire, ils en constituent le sentier vers la source. Je l’ai entendue un jour dire qu’elle était la «paysanne» de la chanson kabyle et j’ai aimé, beaucoup aimé la formule. Dans une autre bouche, elle aurait été certainement d’une grossière prétention. Pourquoi ? Parce qu’elle aurait manqué de vérité et d’humilité, tellement la formule semble taillée pour Yasmina. Quasiment un moule à sa taille et à sa forme. Parce que Yasmina n’est pas humble, elle est l’humilité. Et si ça se trouve, elle n’est même pas consciente de son succès, de ce qu’elle met comme instants de bonheur, de douce mélancolie chez ceux qui ont mal et de rappel à l’ordre de tous ceux, lancés par l’euphorie de leurs certitudes, ont du mal à remettre les pieds sur terre. Yasmina chante et elle le fait très bien. J’allais presque dire que ça suffit à son bonheur mais je me suis dit que ce n’est peut-être pas sûr. Si la chanson lui a permis une autre vie dont elle ne pouvait même pas rêver dans sa tendre jeunesse tourmentée, elle n’en est peut-être pas tout à fait guérie. Alors, elle… chante encore sans se sentir pousser des cornes. Elle ne va quand même pas se réinventer, Yasmina, se donner une vocation qui fasse plaisir à une secte d’objecteurs de conscience sans retenue, une bande de planqués prêts à l’assaut de tout ce qui bouge, loin de leur ghetto et de leurs gourous, loin de leur haleine putride et de leurs yeux au regard couleur de haine. «Haggarine» avec ça… Yasmina a rendu hommage à Rabah Driassa, un chanteur qui a son genre, son œuvre et ses admirateurs dont Yasmina peut faire partie. Elle est libre, Yasmina, sinon, elle n’aurait pas chanté, elle n’aurait pas osé un tel parcours et elle n’aurait pas déserté le cocon. Elle a rendu hommage à Rabah Driassa qui n’est même plus là et ça a suffi pour qu’elle soit traînée dans la boue, insultée, vilipendée, violentée… par des soldats sans courage, sans valeur, sans honneur. Je vous plains et je vous méprise. Chante Yasmina, chante !

Slimane Laouari
Chronique publiée dans sur la page facebook de l'auteur et dans "Le Soir d'Algérie" du 7 avril 2024
https://www.lesoirdalgerie.com/.../chante-yasmina-chante

-NB : Photo prise lors de l'enterrement de Chanteur Chaâbi Cheikh Kheloui Lounès, né le 14 mai 1950 et mort le 3 novembre 2016 à Tizi-Ouzou. Paix à son âme.

L’écrivain journaliste et scénariste Belkacem Rouache n’est plus«L’écrivain journaliste et scénariste Belkacem Rouache e...
24/02/2024

L’écrivain journaliste et scénariste Belkacem Rouache n’est plus

«L’écrivain journaliste et scénariste Belkacem Rouache est décédé samedi à Skikda à l’âge de 73 ans, a-t-on appris auprès de ses proches.
Né en 1951 à Dellys (Boumerdes), le défunt s’est illustré par ses créations dans de nombreux domaines de la culture, notamment avec la publication de plusieurs recueils de poésie, dont « Certitude incertaine » (1982) et « Quand la pierre a soif, elle va à la mer » (2015).
Il a également à son actif des œuvres romanesques dont « Naufrage rythmé » (1999) et « L’homme qui regarde la mer » (2013) ainsi qu’un recueil de nouvelles dont « La Grotte » (2003).
Belkacem Rouache a aussi écrit plusieurs scénarios de séries à succès pour la télévision comme « Pas de Gazouz pour Azzouz » d’Omar Tribèche et « Chahra » de Bachir Belhadj.
Il a écrit dans plusieurs journaux sur les arts plastiques et le cinéma et animé des émissions à la Radio nationale, à l’instar de « Couleurs et expressions » (Alwan wa Taabir), consacrée aux arts plastiques, et « Naghmat Bladi » (Mélodie de mon pays) sur la musique algérienne, ainsi que « Cini-Citar » dédiée au cinéma et au théâtre en Algérie.
Le défunt activait à Skikda au sein de l’Association « Clacket » pour le cinéma et les arts, où il animait de nombreux ateliers d’écriture de scénario.»
-Quotidien "Horizon" : 25 février 2024

«Encore un écrivain (et pas des moindres) qui nous quitte. Reposez en paix, M. Belkacem Rouache.»
-Lynda Chouiten

«Belkacem Rouache est un homme intègre, pétri d'humanisme, d'une gentillesse inégalée, qui a beaucoup donné à la culture. Il était romancier, scénariste, poète et journaliste; Il a rédigé de longs articles sur mes activités musicales, cela remonte à une vingtaine d'années, c'était à l'époque où il exerçait au quotidien Le Jeune Indépendant, puis d'autres interviews paraîtront au journal le Temps d'Algérie. Je n'oublierai pas de sitôt ses perpétuels encouragements et sa bonhomie coutumière.»
-Mouloud Ounnoughene

«Homme de culture, journaliste, scénariste, Belkacem Rouache était un passionné des arts et de la littérature. D'une grande timidité, une voix basse, mais des écrits d'une grande profondeur. Une belle intelligence. J'aimais beaucoup sa compagnie, les discussions sur la culture n'en finissaient pas de recommencer.»
-Ahmed Cheniki

«Belkacem Rouache, qui était aussi, poète, scénariste et critique d'art, il s'est distingué tout au long de son parcours par une discrétion qui frise l'effacement. Homme de cœur, il était d'une disponibilité rare, prêt à aider et porter secours à ceux qui le sollicitaient. Humble, généreux, engagé pour toutes les causes justes, il a toujours été fidèle à ses idées.»
-Hamid Tahri

«Poète, écrivain, scénariste, Belakacem était féru de culture. On devait se revoir cette semaine, il voulait me faire part d'une nouvelle aventure...culturelle. Dix jours avant, on avait échangé sur son nouveau livre qui venait de sortir. Une belle histoire- prophétique!- sur le destin. Belkacem avait un autre projet qui lui tenait vraiment à cœur.
Il était sur le point de finir un scénario sur le combat humanitaire de feu Belkacem Radjef, ancien membre fondateur de l'Etoile Nord-Africaine.
Rouache était fasciné par ce créateur au grand cœur du Secours national SNA au lendemain de l'indépendance. Ce SNA qui devait regrouper tous les cireurs de chaussures de l'Algérie.
Très prolifique, Belkacem comptait à son actif plusieurs romans, films, pièces théâtrales, recueils de poésie...»
-Hamid Rabahi

«Malgré le terrible drame qui a emporté il y a quelques années des êtres qui lui étaient chers dans un accident domestique, il a gardé cette discrétion que ses collègues et amis lui connaissaient déjà," une discrétion jusqu'à l'effacement" comme l'évoque avec les mots qu'il faut notre ami Si Hamid Tahri. J'appréciais les échanges autour d'un projet même lorsque celui-ci n'aboutissait pas, avec cet homme à la palette culturelle multiple, un homme sage, d'écoute, à l'articulation pédagogique dont le savoir et l'humilité répondaient au profil de l'instituteur auquel on confierait sans hésitation aucune, l'éducation de ses propres enfants.»
-Boualem Aissaoui

«Quelle tragédie. Quelle tristesse. Il a dû, durant sa vie, faire face au plus douloureux avec la perte de son enfant et son épouse.»
-Aicha Zina Ameur

«Belkacem Rouache était journaliste, poète, écrivain, scénariste et critique d'art. Il laisse derrière lui un riche et précieux patrimoine culturel. Le défunt était un exemple en amitié, en compter sur soit, en attachement aux valeurs de l'effort et aux principes de l'équité et de justice.»
-Aïssa Rabia

«Quelle triste nouvelle! Ce Monsieur est d'une discrétion et d'une amabilité extraordinaire. Il a participé au festival de la création féminine en tant que Président du jury "presse". Courtois, timide, taiseux, il fallait presque lui forcer la main pour une prise de parole en public. Sa timidité compensée par une grande culture a fait de lui un journaliste exemplaire.»
-Hamida M'hamsadji

«Un homme si doux, si poli, si respectueux, et une plume raffinée et sensible.»
-Ali El Hadj Tahar

«Cet homme plein d'humilité et de passion qui ne cherchait pas les feux de la rampe et dont les multiples talents ne resteront pas cachés après son départ, j'espère. L'homme physique est parti mais son travail va jaillir çà et là comme une modeste source. Va, et cueille quelques étoiles sur ton chemin, homme modeste.»
-Ali El Hadj Tahar

«Il était un personnage doux tout en rondeur dans les discussions, jamais un mot plus haut que l'autre.»
-Hamid Arab

«C’était une personne formidable plein de gentillesse de bienveillance et de valeurs.»
-Mhamed Saci

«Un brave homme, toute en discrétion.»
-Anis Djaad

«Et je dis et redis que c'était quelqu'un de bien. Nous avions longtemps discuté et plusieurs fois de son projet de film sur Tin Hinan.»
-Fatah Bouhmila

«Je n'arrive pas à croire, on était en contact récemment. On devait travailler ensemble sur Un projet.»
-Fatima Ouazene

«Belkacem était une personne insolite et discrète, un homme qui pensait et avait du respect pour l’art, il écrivait et à en son nom des préfaces et des critiques d'œuvres et artistes.»
-Mohamed Labidi
«Un homme humble et plein d'humilité avec qui j’ai eu un grand plaisir à collaborer. Il me faisait honneur de partager avec moi ses textes pour lecture.»
-Roza Mansouri

«Belkacem Rouache a toujours été de bon conseil. Je garde le souvenir d’un homme qui était un passionné et un professionnel du métier. Je garde en mémoire ce lien professionnel qui nous unissait que je résumerai ainsi : lorsque j’étais en Algérie Belkacem a toujours publié les articles et reportages que je lui faisais parvenir. En immigrant au Canada, et en dépit de la distance, nous avons gardé le contact et comme toujours il publiait mes articles lorsque l’occasion se présentait. Il a suivi avec intérêt et m’a encouragé avec le lancement de mon journal à Montréal ‘L’initiative’.»
-Réda Benkoula

«Une grande perte pour la culture et pour le pays. Il était un grand journaliste et écrivain plein de douceur et d'audace ses écrits reflétaient les sensibilités de la vie fluctuante d'une bonne partie de la population Algérienne.»
-Hocine At Aissa

الله يرحمه، كان رجل طيب و هادئ، و إنسان متواضع و يحب البساطة ... الله يجعل مثواه الجنة. ربي يصبر زوجته و ولده، كان رحيله مفاجئ صدمنا فعلا.
-Akila Tamine

رحمه الله و اسكنه الفردوس الأعلى إن شاء الله
Repose en paix. Que Dieu l'accueille en son vaste paradis.
Mes Condoléances à la Famille et Proches.

Mr Hamza Ould Mohand -Artiste et Archiviste.(Frère à Slimane Ould Mohand, Artiste peintre et graveur)
23/02/2024

Mr Hamza Ould Mohand
-Artiste et Archiviste.
(Frère à Slimane Ould Mohand, Artiste peintre et graveur)

Slimane Ould MohandNé en 1966 à Birkhadem (Alger), est un peintre et graveur Algérien qui expose sous le nom de Slimane....
22/02/2024

Slimane Ould Mohand
Né en 1966 à Birkhadem (Alger), est un peintre et graveur Algérien qui expose sous le nom de Slimane.

-Biographie
Slimane est né dans une famille kabyle. Ayant fréquenté l'École supérieure des beaux-arts d'Alger de 1983 à 1987, Slimane réalise plusieurs expositions personnelles à Alger (École des Beaux-Arts, Galerie El Mougar, Université de Bab-Zouar) et à Tizi Ouzou (Maison de la Culture), participant à la création de fresques collectives. Installé depuis 1990 en France, il expose régulièrement à Paris et en province.

« ... Slimane Ould Mohand, qui choisit de rappeler tantôt un Chagall berbère et tantôt un Klee kabyle, et dont l'invention est toujours singulière et délicate... »
— Jean Daniel, Oublier l'Algérie ?, dans "Le Nouvel Observateur", n° 1580, Paris, 16 février 1995 (p. 39).
« Sablant, mastiquant, regriffant ses papiers au sein d'un matiérisme aussi raffiné que magistral, qui s'accompagne parfois de reliefs délicats, il ne renie jamais ses racines. Toutes ses œuvres sont des sortilèges d'Orient, des contes des mille et un jours. »
— Marc Hérissé, Slimane Ould Mohand, dans ”La Gazette de l'Hôtel Drouot”, 2 février 1996.
« Ses toiles sont des miroirs où souvenirs et imaginaire se mêlent sur un fond cloisonné, un découpage coloré de l'espace (...). Il s'adonne à un récit fourmillant où s'amoncellent des détails explicites renvoyant à des vides qui sont absences. Sa matière a des rugosités qui rappellent les façades du bled (...). De l'épaisseur maculée de griffures, de signes surgissent des personnages, des poteries, des oiseaux parfois à peine silhouettés. »
— Lydia Harambourg, Slimane Ould Mohand, dans “La Gazette de l'Hôtel Drouot”, Paris, 12 février 1999.
« ... rien de moins anecdotique que les images de Slimane. Si réelles soient les femmes qui traversent sa toile, si évocatrices d'un monde de pudeurs passionnées, de tragédies coutumières, ce qui est figuré là est un système de signes, de suggestions colorées (...) Peintre et Kabyle, Slimane n'est pas un 'peintre kabyle'. C'est un artiste qui témoigne pour son peuple, comme pour beaucoup d'autres (...). »
— Jean Lacouture dans Slimane, Musées de Niort, 2001 (p. 8).
« Dans le miroir de la plaque de cuivre, c'est parfois le visage de l'angoisse qui se reflète. Slimane l'entame, d'abord à coups de burin, ensuite à l'acide. Et quand il recouvre la plaque d'une feuille de vélin d'Arches immaculée, et qu'il l'écrase du rouleau de sa presse, ce n'est pas un requiem qu'il en extrait, mais un hymne à la vie. »
— Hamid Tibouchi dans Slimane, Musées de Niort, 2001 (p. 10).
« Parmi tout un ensemble de plus jeunes peintres, qui intègrent l'évocation de la graphie berbère, s'imposent les féeries colorées, aiguës et tendres de Slimane Ould-Mohand (1966) qui, dans l'espace granuleux, maçonné, de ses peintures, mêle visages féminins, cruches et théières, ânes, chats et oiseaux, réduits aux plus minces idéogrammes. »
— Michel-Georges Bernard, Lumières et signes, La peinture en Algérie, dans "Algérie, Littérature et Arts, Mohammed Dib", "Europe", n° hors-série, Paris, 2003 (pp. 156 et 157).

-Principales expositions personnelles
• Slimane Ould Mohand, Galerie Helena Fanartzis, Paris, février 1990.
• Slimane Ould Mohand, Galerie Eva Jekel, Londres, 1992.
• Slimane Ould Mohand, Galerie Grand Feu, Niort, 1992.
• Slimane Ould Mohand, Galerie Berthet-Aittouarès, Paris, janvier 1996.
• Slimane Ould Mohand, Galerie Berthet-Aittouarès, Paris, janvier 1997.
• Slimane Ould Mohand, Galerie Le Faisan, Strasbourg.
• Slimane Ould Mohand, Galerie Le soleil sur la place, Lyon, 1998.
• Slimane Ould Mohand, Galerie Berthet-Aittouarès, Paris, janvier 1999.
• Slimane Ould Mohand, Centre Culturel, Villeurbanne, 1999.
• Slimane Ould Mohand, Galerie Le soleil sur la place, Lyon, avril 2000.
• Slimane Ould Mohand, rétrospective (peintures, gravures et travaux sur papier), Musées de Niort, 2001.
• Slimane, Galerie Berthet-Aittouarès, Paris, mai 2003.
• Slimane, Théâtre international de la langue française, Parc de la Villette, Paris, 2003.
• Slimane, Le Relais, Pantin, 2003.
• Slimane, La Coursive, scène nationale, et Espace d'art contemporain, La Rochelle, avril 2003.
• Slimane, La corderie royale, Rochefort (Charente-Maritime), 2003.
• Slimane, Maison des Princes, Pérouges (Ain), 2004.
• Slimane, Galerie Pudelko, Bonn (Allemagne), 2004.
• Slimane, Galerie Berthet-Aittouarès, Paris, 2005.
• Slimane, Galerie Le soleil sur la place, Lyon, 2005.
• Slimane, Galerie Odile Oms, Céret, 2006.
• Slimane, Galerie Berthet-Aittouares, décembre 2006-janvier 2007.

-Illustrations
Le printemps des femmes, préface de Jean Daniel, texte de Fellag, poèmes de Amata, Violette Benoit et Ben Mohamed, Éditions Claude Benoist, Ménigoute, 2006.
Slimane a également illustré les couvertures de livres de Rachid Mimouni, Chemini Shamy (du groupe Les Abranis), Tahar Ben Jelloun, Fellag, Hamid Tibouchi.
On trouve aussi des reproductions de ses toiles Tête de pistache et Le sage dans le livret du CD Dans la rue du chanteur Gavroche qui est lui-même d'origine kabyle.

-Bibliographie
• Slimane Ould Mohand, textes de Omaz Meziani, Francis Warin, Michel Gubri, Aimée Rangeard, Galerie Grand Feu, Niort, 1992.
• Les effets du voyage, 25 artistes algériens, (textes de Fatma Zohra Zamoum, Ramon Tio Bellido, Michel-Georges Bernard et Malika Dorbani Bouabdellah), Palais des Congrès et de la Culture, Le Mans, décembre 1995 (ISBN 2950969801).
• Slimane Ould Mohand, dossier, dans "Algérie Littérature/Action", no 29, Éditions Marsa, Paris, mars 1999.
• Slimane Ould Mohand, Mais quand même ça va!, avant-propos de Christian Gendron, textes de Jean Lacouture, Fellag, Hamid Tibouchi, Alain Simon, 90 p., Musées de Niort, 2001 (ISBN 2911017250).
• Slimane, préface de Jean Lacouture, textes de Pierre Amrouche, Rabah Belamri, Fellag et René Souchaud, 50 p., Galerie Berthet-Aittouarès, Paris, 2003 (ISBN 2951451318).
• Vincent Baconnier, Slimane, Lumineuse nostalgie, dans « Artension », no 33, janvier-février 2007, p. 38–39.

Source : Slimane Ould Mohand
Wikipédia
https://fr.wikipedia.org › wiki › Slimane_Ould_Mohand

DENIS MARTINEZ, CE FRÈRE -LUMIERE•Ahmed Cheniki  Denis Martinez, l’homme intégral. 82 ans et des sourires qui n’en finis...
20/02/2024

DENIS MARTINEZ, CE FRÈRE -LUMIERE
•Ahmed Cheniki

Denis Martinez, l’homme intégral. 82 ans et des sourires qui n’en finissent pas de dialoguer avec le vent, à travers une fenêtre toujours ouverte. Il m’envoyait régulièrement, à partir de quelque part, ses « autoéditions » intitulées, « La fenêtre du vent ». Une ouverture bellement faite, des signes de bonne santé drapés du sceau de l’ineffable. Denis, c’est la vie, ces éclats de rire qui réussissent la gageure de donner à la lumière un surplus d’humanité. C’est aussi cette Espagne qui nous est paradoxalement proche et lointaine, une Histoire faite de belles choses, Lorca, Machado, Alberti, mais aussi de ruineuses histoires, Franco et la guerre civile. Il y a aussi l’Andalousie. Tout cela nourrit cet homme-sourire, ce monsieur Algérie, né dans un espace extrêmement charmant, Marsat el Hadjadj, le bleu habite la ville, marque aussi, par la suite, sa peinture. Son père est peintre en bâtiment, un artiste qui peint les murs, alors que le fils cisèle les toiles. Il fut aussi facteur, distributeur de mots-signes, alors que Denis produit des lignes-signes. Tous les deux sont des passeurs.

Denis, il est ainsi fait, il a la voix forte et le rire volcanique. Tôt, il se met au dessin. Ainsi, peindre les paysages et le littoral devenait un rituel, une habitude. Blida, son autre ville d’adoption, un lieu marqué par les jeux de l’Histoire et de ces roses qu’il aime tant offrir comme un adolescent fait d’un trop plein d’amour. A Blida, il met en place en 1986 une fontaine en céramique, puis entame des actions picturales avec ses étudiants dans les lieux emblématiques de la ville. Et aussi au Sud. Le Sud est, pour lui, un espace extrêmement important
Il crie tout en parlant, notre cher Denis, il rit aux éclats, effluves légers de fleurs rieuses, il parle vite, des onomatopées, puis il se met à s’exprimer comme un train qui passe, il aime beaucoup évoquer ces moments forts de son enseignement entamé en 1963 à l’école des beaux-arts d’Alger, un lieu de mémoire, debout depuis 1843, les architectes se familiarisaient avec les lignes et le dessin avant qu’en 1970, on décide de les déplacer à l’EPAU (Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme), l’école fut baptisée, par la suite, du nom de Ahmed et Rabah Asselah, le père-directeur et le fils assassinés dans l’établissement un triste 5 mars 1994.

Denis, c’est le récit d’une histoire mouvementée, une histoire comme récit et comme processus historique. A l’indépendance, il est partout, il cisaille les mots tout en se jouant des signes picturaux. Il côtoie Sénac, Kateb Yacine, Khadda, Mouloud Mammeri, Benanteur. En 1964, enfin, sa première exposition. C’est Jean Sénac qui rédige la préface.
Alger bougeait, s’agitait. On discutait de tout. L’enthousiasme dardait les rayons de l’intelligence. Que faire ? Tout était à construire. Boudia et Kateb tentaient de mettre en œuvre un projet pour le théâtre. Les écrivains créaient leur propre union (Union des Ecrivains Algériens), le cinéma commençait à vivre, grâce à Vautier, Hamina, Charby, Clément et Chanderli, les peintres cherchaient leur propre voie. Choukri Mesli et Denis rédigèrent un manifeste-phare : Aouchem. En 1964. Tout était là.
Tout devenait peinture. L’Histoire se faisait signe. Le passé dialoguait avec un présent traversé par les jeux complexes du réel. Cette phrase résume tout le manifeste : « Le signe est plus fort que les bombes ». Il est le lieu d’articulation de plusieurs entités historiques et sociales. Il est porteur et producteur de vies. Aouchem n’est pas synonyme d’un passé révolu, mais le lieu d’instances en mouvement. La spontanéité dialogue fortement avec les denses pratiques de la rigueur. Ses travaux sont faits de résidus puisés dans la terre, la faune et la flore, le métal, mais fortement travaillés dans la perspective du mouvement.

Ce ne sont pas des œuvres naturalistes, toute la machinerie est traversée par de multiples artifices. Ainsi, il n’est pas question de « pureté » dans la perspective naturaliste. Tout est fait de coupures, de ruptures, de graphèmes subvertis. Un peu à l’image des travaux du Marocain, Ahmed Cherkaoui et surtout le Mexicain, David Alfaro Siqueiros qui a su concilier peinture et politique, art « moderne » et formes artistiques africaines. Ces deux peintres ont peut-être permis à Denis Martinez de rompre avec le regard traditionnel et conventionnel et aussi avec une forme d’altérité dominée par l’enseignement « occidental ». C’est la découverte de la culture africaine longtemps méprisée, dévalorisée. Le signe se drape des oripeaux d’une Histoire précoloniale africaine dynamique et ouverte.

Denis, ce rire sidéral, ce signe-Histoire a de nombreux disciples. Il y a comme une continuité dans les travaux de l’équipe de Sénac, Tibouchi, Silem, Bisker, Laghouati ou Djaout. Denis Martinez qui est aussi poète, mais un véritable artiste-peintre est aussi et surtout un poète. La poésie du signe. Pour l’artiste, la convocation de certains éléments du passé ne peut-être compris comme un retour aux sources ou assimilé à une illusoire authenticité. Tout est mouvement. La culture de l’ordinaire. Il est très proche des travailleurs, des dockers et des paysans. Ce n’est pas sans raison qu’il participe aux côtés de Khadda et d’autres peintres à une grande épopée collective : élaborer des peintures murales dans des villages agricoles comme Maamoura à Saida ou dans des espaces industriels, au port d’Alger par exemple. A l’époque, de nombreux artistes et universitaires avaient pensé leur engagement comme une nécessité.

Denis rit encore et toujours, lui qui, malgré lui, a quitté l’Algérie après l’assassinat de Tahar Djaout, il débarque à Marseille tout en n’arrivant pas à déménager son cœur hors-l ’Algérie. Des amis assassinés. Alloula, Asselah, Djaout…Il est enseignant à l’École supérieure d'art d’Aix-en-Provence pendant plus d’une dizaine d’années de 1995 à 2006. Il déclare ceci dans un entretien à El Moudjahid : « Tout a commencé en 1993 avec l’assassinat de Tahar Djaout. J’étais sur le point de commencer une œuvre quand j’ai appris la triste nouvelle. Je ne pouvais plus aller plus loin et j’ai rempli la toile de textes et de déclarations de plusieurs personnes en hommage au regretté. On trouve aussi deux toiles en vertical et en grand format afin d’exprimer la tension, la peur et la violence. ».

Denis est un intellectuel à l’écoute des bruissements de sa société. Il est poète. La poésie l’habite. Jean Sénac comme ami et maître. Il a cette façon de choisir les titres qui fournit au récepteur une certaine intelligence. Les mots sont terriblement denses. Ils font sens. Douleur. Foule blessée. Visages inquiets. Blessure du nom propre. L’homme piétiné (1977). Douloureuse identification (1979). L’alphabet du cri 1981). Misère et misère, L’enfant du dépotoir (1975). Les martyrs du sous-développement (1977). J’aime beaucoup ce titre construit comme une phrase affirmative : Je prends, je donne, j’envoie, je reçois. La générosité faite poésie.

Il sourit. Les bras ballants. L’innocence d’un enfant. Regarde le ciel. Puis parle, parle encore. Du langage et la complexité des mots et de l’existence. La vie comme système de signes. Le tifinagh et ses remembrements berbères et humains se métamorphosent en un espace en quête d’humanité absolue : « M’Kharbech Be Niya Safia cherche lieux humains ». Il organise des processions artistiques en Kabylie en 1992 et en France appelant à la mise à mort du terrorisme.
Poète, il est l’auteur de plusieurs recueils dont Cinq dans tes yeux (1977), Non, je ne veux pas dire (1977), Partir sans partir (1997), Le chant des oiseaux de pierre (2011). Il en parle ainsi : « Dans mes écrits, c’est toujours des situations où il y a des éléments qui ne sont pas des mots mais des gémissements, des cris... ces œuvres ont été réalisées entre 1983-2023 où on trouve mes propres textes, ainsi que d’autres amis comme Noureddine Saadi, Tahar Djaout, Smail Hadj Ali, Youcef Sebti, Mouloud Mammeri, Abdelhamid Laghouati… ». Il a aussi illustré plusieurs recueils de poésie dont ceux d’Ahmed Azzegagh (Chacun son métier, 1966), Tahar Djaout (Solstice barbelé,1975), Hamid Tibouchi (D’ailleurs, ça ne peut plus durer, 1978), Messaour Boulenouar (Sous peine de mort, 1981), Abdelhamed Laghouati (L’oued noir, 1980), Jean Sénac (Poésie de Sour el Ghozlane, 1981), Rabah Belamri (La poésie algérienne, 1984), Zineb Laouedj (Le palmier, 1995), Hamid Nacer Khodja (Pour une terre possible de Jean Sénac, 1999) ; J.E.Bencheikh et Christiane Achour (Jean Sénac, clandestin des deux rives, 1999), Youcef Merahi (Oran, échelle 31, 2011).

Denis Martinez touche à tout : poésie, peinture, anthropologie, il est d’un enthousiasme qui secoue les murs les plus durs, il anime depuis quelques années l’autoédition d’une r***e très singulière, « La fenêtre du vent ». Comme on faisait à Alger à une époque où le volontarisme traversait les murs de Sour-el Ghozlane, d’Alger et d’autres villes, L’Orycte était un lieu essentiel. Comme l’est notre ami, Denis.
•Ahmed Cheniki

Adresse

Algiers

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Yahi Rabie : Personnalités publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager