Aurélia Faudot - PHOTOGRAPHIE

Aurélia Faudot - PHOTOGRAPHIE Artiste photographe : projets personnels, commandes, et séances photos

Région PACA, France et Europe

Suivez moi et étonnez vous !

Elly et Mélanie qui tiennent la micro ferme Belle Iloise en permaculture « Les Champs du Ruisseau » rejouent le souvenir...
13/06/2026

Elly et Mélanie qui tiennent la micro ferme Belle Iloise en permaculture « Les Champs du Ruisseau » rejouent le souvenir d’enfance de Delphine, aujourd’hui responsable des repas des écoliers Belle-Ilois.

Les générations et les histoires se croisent dans le cadre, se répondent et se font résonner…

« Mon père avait un grand jardin, il y passait minimum 2 heures par jour, après le travail et le week-end. On mangeait ses légumes, surtout au déjeuner. Il cuisinait beaucoup, autant que ma belle-mère. La cuisine ça se fait en famille, les repas ont toujours été des bons moments ! »

« On allait à la pêche aux moules, aux couteaux avec le gros pot de sel bleu, aux bigorneaux sous les pierres, dans le g...
28/05/2026

« On allait à la pêche aux moules, aux couteaux avec le gros pot de sel bleu, aux bigorneaux sous les pierres, dans le golfe de Nerbondic, avant la pointe. Je préférais largement les palourdes aux praires, qui sont trop grosses et caoutchouteuses. On les cherchait grâce aux petits trous, à ne pas confondre avec ceux des verres, et on les attrapait à la cuillère dans la vase. » — Huguette, 1933

Dans le Mor Braz, la pêche est plus qu’un métier ou un loisir. Elle règle le temps, les gestes, la table. J’ai voulu reconstituer cette table non comme elle a existé, mais comme elle revient en mémoire : dense, précise, chargée de ce que la mer avait donné ce jour-là.

Les objets et le mobilier de la table ont été collectés chez des habitants d’Arzon, et choisi pour rester fidèle au territoire et à l’époque du souvenir.

Ces natures mortes prolongent les récits du Sel des Jours autrement. Sans corps, sans visages, elles laissent parler les choses. Ce que la table garde, quand les mains qui la dressaient ne sont plus là.

Après avoir partagé plusieurs portraits du Sel des Jours, voici la première nature morte de la série ! Les natures morte...
07/05/2026

Après avoir partagé plusieurs portraits du Sel des Jours, voici la première nature morte de la série !

Les natures mortes prolongent les récits recueillis autour de la table: un souvenir, un geste, une habitude alimentaire. Des fragments modestes et symboliques, chargés d’une mémoire intime et collective.

Entre nature morte, scène de genre et documentaire subjectif, ces photographies interrogent ce que la table conserve d’un territoire: ce qui se transmet, ce qui persiste, ce qui disparaît.

Encore un immense merci à qui m’a accompagnée dans ce projet ambitieux avec son œil expert sur le mobilier et la vaisselle, afin de créer des mises en scène fidèles au territoire et à l’époque des témoignages qu’elles réinterprètent 🙏

Et merci à mes deux assistants Bleuenn et Anthony sur cette mise en scène qui était la toute première de ce projet qui me tient tant a coeur

What an exciting show! I am delighted to be exhibited alongside other remarkable women artists for the Women’s Eye Exhib...
17/04/2026

What an exciting show! I am delighted to be exhibited alongside other remarkable women artists for the Women’s Eye Exhibition at the

My image from The Wandering Self questions identity “At 21, alone in an unfamiliar landscape, far from familiar ties, my body becomes both anchor and question.
In this vastness, identity detaches from inherited gazes and begins to redefine itself through solitude, distance, and surrender.” 2019

Amilestone in the history of the Budapest Photo Festival, its first international open call offers an insight into the visual mindset of contemporary female creators. The exhibition views photography not merely as a tool for pictorial representation, but as a subjective filter through which the observation and redefinition of reality take place. The presented works explore the boundaries between the private sphere and the outside world, ranging from profound, personal confessions to more assertive social statements.

Curators .mucsy and Rita Somosi
Many thanks ✨

Il est enfin temps que je vous partage l’image qui a fait l’affiche du  ! « Le Poulet du Dimanche » mis en scène d’après...
28/03/2026

Il est enfin temps que je vous partage l’image qui a fait l’affiche du ! « Le Poulet du Dimanche » mis en scène d’après le témoignage de Franck Guegan, qui tient une exploitation familiale de vaches et chèvres laitières à Belle-Ile, non loin de Sauzon.

Comme vous le verrez sur les photos backstages, les génisses 🐄 m’ont accompagnées de bon matin avec les premières lueurs du soleil qui ont aidé à illuminer la mise en scène avant de disparaître pour la journée.

Merci à mes chers modèles qui m’ont fait confiance et se sont prêtés à un déjeuner du dimanche dans un décor quelque peu atypique ; et merci à qui m’a aidé pour les scénographies avec sa sélection de vaisselle bretonne chinée avec goût !

J’ai pris beaucoup de plaisir à échanger avec Franck pour créer cette mise en scène, j’avoue que les rendez-vous à la ferme avec les veaux et les chevreaux n’étaient pas pour me déplaire…

Pour la petite anecdote, ce sont les mêmes génisses qui ont pris la pose sur ma photo « Ménagère » : l’autoportrait ou je passe l’aspirateur dans un prés au milieu des vaches ! (Série Insolite Insulaire)

🪻Dans « Le Sel des Jours », deux fleurs ponctuent le récit sur chaque image : le myosotis à Arzon, une fleur associée au...
07/03/2026

🪻Dans « Le Sel des Jours », deux fleurs ponctuent le récit sur chaque image : le myosotis à Arzon, une fleur associée au souvenir qui pousse çà et là dans les ruelles et jardins de la commune, dont le nom murmure « ne m’oublie pas ».

🌼 À Belle-Île, ce sont les narcisses du printemps qui ont pris place sur mes tablées imaginaires. Elles incarnent le va-et-vient entre mémoire et oubli, entre rémanence et disparition.

« Un souvenir que je chéris : les petits pois crus mangés directement pendant qu’on les écossait sur nos genoux avec ma grand-mère. » Danielle, 1953.

Série commandée et exposée dans le cadre du ✨

Dans cette composition, 3 petites filles de l’école de Sauzon jouent le rôle de Marie-Madeleine et de ses deux sœurs, da...
05/03/2026

Dans cette composition, 3 petites filles de l’école de Sauzon jouent le rôle de Marie-Madeleine et de ses deux sœurs, dans sa cuisine. Marie-Madeleine est assise à côté de moi et contemple émue son enfance et le souvenir de ceux qui l’ont quittée se rejouer sous ses yeux.

Ce moment très fort m’a montré à quel point ces scènes du quotidien que je collectais et mettait en image deviennent, avec les années, les réceptacles précieux de ce qui faisait l’essence d’une époque.

« Dans Le Sel des Jours », je recueille des souvenirs liés à l’alimentation auprès des habitants du Mor Braz, que je rejoue en images.

Les scènes semblent parfois sorties de souvenirs rêvés : floues, embellies, parfois un peu irréelles. Car la mémoire ne restitue jamais tout à fait fidèlement. Elle transforme, elle glisse, elle filtre. Elle rend les choses plus douces… ou plus âpres.

Ce trouble du souvenir donne une tonalité douce-amère : comme un goût d’hier qui se glisse dans l’aujourd’hui.
Ces compositions parlent de ce que l’on garde et de ce que cela dit de nous.

« Au dîner, pas le choix : soupe de légumes, bien épaisse. Quand on ne mangeait pas toute la soupe le soir, il fallait la finir au petit-déjeuner le lendemain matin. C’était dur… »

Marie-Madeleine, Belle-Île-en-Mer, 1940

Merci de tout cœur à pour son aide précieuse sur la sélection de la vaisselle sur toutes les images réalisées à Belle-Ile en mer, afin que chaque scène reste fidèle à son contexte et époque.

« Hélène je t’ai ramené quelques rougets, c’est vraiment un régal. Tu peux laisser les foies et il ne faut pas les faire...
27/08/2025

« Hélène je t’ai ramené quelques rougets, c’est vraiment un régal. Tu peux laisser les foies et il ne faut pas les faire trop cuire. Les huîtres c’est celles du golfe, j’ai pris les N°2, moi c’est la taille que je préfère, quand elles sont bien grandes. »
— Thierry, 1959

Dans ces mises en abyme silencieuses, chacun revisite son passé à travers d’autres corps, d’autres temps.

Un fils devient son père, une fillette rejoue une scène qu’elle n’a pas vécue. Des ponts se tissent entre les générations et les époques se brouillent.
Il y a dans ces images une douce étrangeté, une mélancolie assumée.

Ici, Hélène s’affaire à préparer un apéritif dinatoire dans lequel les époques se brouillent : aux saveurs du golfe s’ajoutent aujourd’hui d’autres goûts venus d’ailleurs. Tradition et modernité se mêlent, comme si le temps lui-même se mélangeait à la table.

« Que mangiez-vous au petit déjeuner ? »Dans Le Sel des jours, j’ai choisi de ne pas seulement illustrer les récits des ...
20/08/2025

« Que mangiez-vous au petit déjeuner ? »

Dans Le Sel des jours, j’ai choisi de ne pas seulement illustrer les récits des habitants, mais de les réinterpréter.

Je les mets en scène comme des tableaux. Ce sont des images construites, rejouées, avec des générations différentes.

Mes mises en scènes rajeunissent, vieillissent ou redonnent vie à des frères et sœurs, suscitant souvent une émotion particulière pour ceux dont je mets en scène l’histoire.

Pour cette photo, je me suis appuyée sur une question toute simple :

« Que mangiez-vous au petit déjeuner ? »

« Du pain-beurre, quelquefois trempé dans du lait » – Anne-Marie, 1923

« Café et chicorée au lait cru et tartines de beurre maison » – Marie-Céline, 1945

« Du chocolat chaud avec du pain grillé au beurre » – Angélique, 1980

« Du pain et du beurre » – Lilwen, 2013

« Du lait au chocolat avec des tartines de beurre » – Adèle, 2020

C’était certainement la réponse la plus frappante que j’ai reçue à la suite de tous les entretiens avec les arzonnais et Belle illois : plusieurs générations pouvait les séparer, mais le petit déjeuner lui n’a pas évolué. Le beurre salé étalé sur le pain reste sacré et inchangé.

Dans cette image que j’ai mise en scène à Belle Île .lucienne avec la vaisselle vintage de j’ai voulu montrer plusieurs générations reliées par cette habitude bien ancrée, autour de la même table.

« Un souvenir que je chéris : les petits pois crus mangés directement pendant qu’on les écossait sur nos genoux avec ma ...
02/08/2025

« Un souvenir que je chéris : les petits pois crus mangés directement pendant qu’on les écossait sur nos genoux avec ma grand-mère. »
— Francette R., 1946

Depuis quelques semaines ma série « Le Sel des Jours » est exposée dans les rues d’Arzon 😍 Aujourd’hui je vous partage « Les petits pois » inspirée du témoignage de Francette. Comme les autres, son récit m’a été livré avec beaucoup de pudeur mais aussi d’émotion : ces histoires a priori banales sont les fragments d’une mémoire profondément ancrée dans le quotidien.

Elles parlent d’enfance, de transmission, de gestes simples et souvent oubliés qui en ressurgissant, bouleversent.

Car ce sont parfois les souvenirs les plus ordinaires qui émeuvent le plus, ceux qu’on ne se remémore jamais.

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13100

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