07/09/2026
Je dors rarement plus de quelques heures là-haut, mais ça ne m’a jamais fait renoncer à une nuit dehors.
Comme souvent, j’étais debout bien avant le soleil. C’est tout l’intérêt de monter la veille : être déjà en place quand les premières couleurs arrivent, au lieu de leur courir après.
Ce matin-là, l’eau n’a pas bougé d’un pli. Le rose a touché la neige avant d’atteindre le plateau et pendant quelques minutes la montagne a existé en double.
C’est exactement ce que je viens chercher en bivouac.
Des nuits courtes, un réveil dans le froid et au matin des souvenirs plein la tête et plein l’appareil.