Céline Zug Pictures

Céline Zug Pictures "J’avais l’habitude de penser que je ne pourrais jamais perdre quelqu’un si je les photographiais assez. En fait, mes photos me montrent combien j’ai perdu."

Nan Goldin

La joie de retrouver la danse aux hivernales et tout particulièrement de voir la sensuelle Ana Perez.Flamenco et danse c...
11/02/2022

La joie de retrouver la danse aux hivernales et tout particulièrement de voir la sensuelle Ana Perez.

Flamenco et danse contemporaine n'ont aucun secret pour cette danseuse que je suis depuis maintenant 10 ans :)

Demain, c'est déjà le dernier jour, mais que de bons moments avec ces danseuses et danseurs courageux.ses, audacieux.ses et talentueux.ses

Grandir dans les années 80 c'était :👉 trouver drôle les blagues racistes des humoristes en vogue (les noirs ont été pein...
18/01/2022

Grandir dans les années 80 c'était :

👉 trouver drôle les blagues racistes des humoristes en vogue (les noirs ont été peints par dieu à 4 pattes, c'est pour ça qu'ils ont l'intérieur des mains blanches, celle-là elle était très tendance)
👉 véhiculer les idées reçues (les noirs ne font pas de vélo ils ont les os trop lourds, à prononcer avec un ton péremptoire, c'était mieux)
👉 écouter la science nous expliquer pourquoi blanc c'est être supérieur (on en parle de nos livres d'histoire ?)
👉 fantasmer sur la supériorité sexuelle des hommes noirs (une forme d'animalité en somme)
👉 ne pas être raciste, car on avait un ami noir (souvent imaginaire, des noirs hors des agglos il y en avait peu)
👉 lire des livres qui réduisait l'homme noir à une forme d'exotisme ou un danger pour la femme blanche, pire encore un esclave sauvé par le blanc…
👉 des films ou les noirs étaient amusants, bon copain, sportif… et parfois aussi violeur, agresseur, envahisseur… mais jamais ordinaires !

Jamais on ne nous apprit que notre mauvaise éducation avait abîmé, blessé, violenté… nos semblables.

Jeunes, nous nous sommes appropriés leur culture de rue, leur musique, leur style... sans vraiment s'intéresser à eux.
Adultes, nous avons découvert leur littérature, leur cinéma, leurs artistes… leur histoire nous heurte encore un peu, mais on s'efforce de la regarder en face.

Encore aujourd'hui nous déconstruisons nos mauvaises habitudes stéréotypées et je crois (sans être naïve ?) que peu à peu on s'élève toutes et tous ensemble.

Ce reportage est porteur d'espoir et nous rappelle ce que nous devons à nos colonies et au continent africain.

Elle est belle cette jeune génération et même si la société n'est pas encore prête à une plus grande diversité ça avance et ça donne la banane (clin d'œil (pourri) à l'humour des années 80 😉)

Qu'y a-t-il de commun entre les Noirs français ? Pas grand-chose, hormis leur couleur de peau et le racisme dont ils sont victimes. Pour la première fois, le film "Noirs en France" donne la parole aux Français noirs de tous âges et de tous horizons, connus ou inconnus du grand public. Raconté p...

J'avais décidé de me faire la falaise de Lioux, j'ai mis ma vieille Elfie dans son panier et on a confié le trajet à not...
26/09/2021

J'avais décidé de me faire la falaise de Lioux, j'ai mis ma vieille Elfie dans son panier et on a confié le trajet à notre petite fiesta qui porte si bien son nom 🥳

Peu de monde sur la route en lacets du Luberon, puis soudain entre Gordes et Lioux une dizaine de SUV Range Rover lancés à (trop) vive allure qui ne tiennent pas compte des voitures de petites gens sur une route qu'ils semblent avoir acheté 😤

Obligée de me ranger sur le côté (au risque de finir dans le fossé) pour laisser passer le convoi et stupeur toutes ces voitures sont dans une sorte de préservatif géant qui couvrent la carrosserie des bolides. Absurde et risible !

Arrivée sur l'unique place du village un gros chat cherche des noises à Elfie et pauvrette elle n'a pas vraiment le dessus, je peine à trouver le départ et comme je traîne, je vois arriver ce maudit convoi.

J'attends ... je les regarde sortir de leurs voitures dans leur chemise Ralph Laurens pastel, leur pantalon en toile bien coupé (roulé au-dessus des chevilles, car ils sont quand même dans le mouv) leur petit mocassin en cuir retourné et le pull négligemment jeté sur les épaules.

Que des hommes blancs entre 50 et 65 ans, fort de leur pouvoir phallique au volant de leur grosse voiture. Ils parlent fort, sortent leur iphone dernier cri pour prendre en photo la falaise, ils rient (trop fort) ... ils sont seuls au monde.

Je suis devant eux, mais ils ne me voie pas, gueuse randonneuse avec sa vieille chienne et son sac à dos. Ils m'énerve alors je m'approche et je demande pourquoi leurs voitures sont recouvertes d'un préservatif ambulant.

Petit moment de flottement (d'où elle sort celle-là qui ose nous adresser la parole) alors le plus jeune (celui qui doit avoir mon âge quoi) me dit : c'est pourtant évident pour pas salir la carrosserie. Rire discret des autres, il me toise de toute sa hauteur s'apprête à partir, mais je reviens à la charge : pourquoi elles sont en location ?
Je pique leur sens de la possession : vouloir protéger sa voiture de la poussière et des petits chocs peut aussi être un signe de raffinement me lance jeune-vieux cons, limite hilare !

J'insiste : et du coup à chaque fois que vous polluez nos routes vous le faites en toute bonne conscience parce que vous avez protégé votre carrosserie ?

Bon là y en a un que ça exaspère : eh oh l'écolo on paie des impôts dans ton département alors on fait ce qu'on veut retourne dans ta grotte et fous-nous la paix. Il se paie même le luxe de s'approcher, mais Elfie aboie (merveilleuse protectrice)

Il est temps de conclure : Je ne vous ai pas tutoyé que je sache alors je ne vous autorise pas à le faire non plus, quant à payer des impôts nous sommes quitte et non on ne fait pas ce qu'on veut au prétexte que l'on se balade avec un phallus dans un préservatif doté d'un gros moteur, je ne vous souhaite pas une bonne journée messieurs.

J'emprunte le sentier en contrebas sous les quolibets, mais qu'importe je n'attendais pas autre chose de leur part.

À mon retour, je rencontre un très vieux monsieur qui sort de sa grosse voiture avec peine.
Il m'interpelle : Madame excusez-moi, (je m'approche curieuse) ne m'en veuillez pas j'ai moi aussi une grosse voiture (il rit de bon cœur), je vous ai entendu ce matin, si j'avais été plus alerte je serai venu vous soutenir, des années qu'on subit ces gens de plus en plus nombreux, je suis né ici, c'est hostile ces coins-là, j'ai travaillé dur pour ce que j'ai et je me suis jamais cru au-dessus des autres .... et il continue, il se raconte, il a du temps et encore des colères.

Heureusement le vilain gros chat, d'une bonne sœur qui le suit avec sa baguette pour l'éduquer, revient à la charge contre Elfie et je prétexte cette attaque pour partir.

Merci quand même Monsieur d'être encore un homme révolté, même dans votre grosse voiture 😉

On disait d'Arles qu'elle était la petite sœur ouvrière d'Avignon. C'était avant qu'une riche mécène n'en fasse son lieu...
13/09/2021

On disait d'Arles qu'elle était la petite sœur ouvrière d'Avignon.

C'était avant qu'une riche mécène n'en fasse son lieu de prédilection et s'offre le talent de Franck Gehry pour y implanter une tour déjà iconique.

Avant que les habitants se voient dépossédés de leur passé d'ouvrie.ères de la SNCF. Une institution qui avait des rails à la place d'une tour, qui faisait la fierté de celles et ceux qui servaient le service public et à qui l'on doit d'avoir résisté.

Les rencontres d'Arles sont nées du désir d'un photographe amoureux de cette ville Romaine, Gitane, Camarguaise qui voulait lui donner une fierté internationale.

Il a réussi cet autodidacte de Lucien Clergue mais pas sûr qu'il reconnaîtrait ce lissage autour de la Luma, plus proche du musée que de l'art underground qui régnait dans des ateliers en friche.

Lui qui a donné à la photo son statut d'art à part entière serait peut-être ébloui par cette tour de verre, probablement heureux d'y voir tant de photographes exposés mais que penserait-il de la gentrification de sa ville ? De son identité devenue folklore ? De l'image qui trop souvent remplace la photo ?

Je ne sais pas si c'était mieux avant, et c'est bien que la photo soit à la portée de toutes et tous mais que fait-on du mystère ? De l'âme ? Comment lit-on une photo quand il y en a autant ?

Abreuvée d'images, de lieux et de lecture à chaque artiste, c'est finalement dans des petites galeries gratuites que j'ai rencontré des photographes et qu'enfin j'ai discuté photos.

Parce que prendre en photo la photo d'un.e autre quel intérêt ?
Je m'en suis posée des questions durant cette journée mais à défaut d'avoir été enchantée j'en ai eu pour mon argent, vu le prix d'entrée pas sur que les Arlésien.nes se précipitent dans les expositions !

Festivaldesvents Philip suite et fin avec un pianiste venu de Maurice pour nous épater !Jerry Léonide, c’est un colosse ...
30/08/2021

Festivaldesvents Philip suite et fin avec un pianiste venu de Maurice pour nous épater !

Jerry Léonide, c’est un colosse aux doigts de fées, un cœur tendre qui peut jouer en même temps du piano et du synthé dans une orchestration compliquée, c'est aussi un regard timide qui plonge dans les touches de son piano pour vous bercer des plus belles mélodies de Miles Davis en réussissant à y donner sa propre singularité.
Bravo l'artiste 👏

NICOLAS FOLMER est un autre trublion disciple de Miles Davis, avec ses musiciens, il casse les codes, se montre irrespectueux avec le maestro en poussant les watts si loin que tout le monde semble rentrer dans une transe mystique dont le gourou serait le fantôme d'un Miles Davis se marrant d'autant d'audace.

Leur plus grande folie, c’est quand même Daft Punk qui avant de trouver ses sonorités rock passent par un jazz puissant et complètement délirant.
C'est emporté, jubilatoire et tout simplement génial

En ces temps difficiles merci aux artistes, aux bénévoles et au président qui y a laissé quelques cheveux blancs, mais qui pense déjà à la prochaine édition, car tous ces gens sont faits de passion et d'une envie viscérale de la partager.

Dans un concert de rock je viens chercher l'énergie, c'est elle que j'essaie de fixer avec mon objectif, mais dans un co...
29/08/2021

Dans un concert de rock je viens chercher l'énergie, c'est elle que j'essaie de fixer avec mon objectif, mais dans un concert de Jazz on ne saute pas, on ne court pas sur la scène, on ne fait pas chanter le public et on ne se jette pas sur lui dans un élan de folie.
Dans le jazz, il y a le swing, des musiciens qui parlent une langue qui leur est propre, une façon de mettre l'autre en lumière en s'effaçant, des moments de complicité musicale et un public plutôt érudit.
Alors, il y a les détails, ces petits moments d'abandon, ces arrières-plan qui se dévoilent au développement, ceux qui portent à sourire, ceux qui me font oublier que je n'y connais pas grand-chose en Jazz, mais que l'émotion de la musique finalement se passe bien de l'intellect et de la connaissance.

Le Festival des Vents de Morières lès Avignon, c’est tout ça à la fois, vendredi soir tout a commencé avec le fidèle José Caparros suivi de l'immense Jo Magnarelli.

Ce soir, c’est un hommage à Miles Davis par NICOLAS FOLMER qui promet d'être enivrant.

Il a fallu toute la pugnacité du président Philippe Renaud et de son équipe de bénévoles pour organiser un festival contraint par des conditions sanitaires bien compliquées, mais l'amour de la musique ne se laisse pas entraver par les interdits.

31/05/2021

A partir de lundi (31 mai), vous pourrez en voir bien plus !
A l'espace culturel Folard de Morières-les-Avignon. Entrée libre. Vernissage le 4 juin, si vous êtes dans le coin, faites signe pour vous faire inviter !

Il faut retourner dans une salle de spectacle pour mesurer combien c'est indispensable 🥰Les Passagers du Zinc ont donné ...
30/05/2021

Il faut retourner dans une salle de spectacle pour mesurer combien c'est indispensable 🥰

Les Passagers du Zinc ont donné le ton du retour au spectacle 👋🙏

Guillaume Meurice a secoué les "gauchiasses" avec le premier concert dédié au Macronisme.

Entouré de musiciens de haut vol et de sa verve acidulé il s'est avéré chanteur de la Macronie avec fougue et conviction.

Dans une salle acquise à sa cause, il nous a permis de retrouver cette communion propre au spectacle.

Quel bonheur, y compris celui de découvrir des musiciens formidables et un régisseur-chanteur-râleur-menaçant que l'on n'est pas près d'oublier.

Qui a dit que les salles de spectacle ne sont pas essentielles ? Pas le public 🤩 🥳

Une belle boucle du chalet Liotard au chalet Reynard et retour au chalet Liotard 🏘Le désert de pierres, les arbres reliq...
25/04/2021

Une belle boucle du chalet Liotard au chalet Reynard et retour au chalet Liotard 🏘

Le désert de pierres, les arbres reliques, la vue imprenable sur les Alpes du Sud ... 23 km sans voir personne juste un aigle, un lapin, des chamois et ma chienne de 11 ans qui continue à gambader, monter, descendre ... elle lâche rien. 🥰

Et puis cette photo que je ne me souviens pas avoir prise qui apparaît comme par magie 😮

Une sorcière figée dans un tronc d'arbre, cette femme libre chassée par les hommes, cette femme insoumise qui s'est imposée d'elle-même à mon objectif 🤫

J'aurai pu vous dire que je l'avais vu, que j'ai cadré, cherché l'angle, la lumière ... mais non rien de tout ça elle s'est imposée comme un cadeau de la nature.

J'ignore s’il y a un sens à cette belle rencontre. Un signe de femme à femme, un souffle de force insufflé par cette sorcière qui décide à qui elle se montre.

Merci dame nature, merci à ces femmes qui sont la mémoire des luttes féministes et que ce cliché honore modestement ❤️💝

Adresse

Avignon
84000

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Céline Zug Pictures publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager