Camille Dudoubs

Camille Dudoubs Vous découvrirez ici mon chemin photographique, au gré des instants, des émotions, des rencontres

Pendant des mois, le soleil avait tout pris.  L’air. Les rues. Le sommeil.  Jusqu’au désir de sortir.  Des mois que la v...
08/09/2026

Pendant des mois, le soleil avait tout pris.
L’air. Les rues. Le sommeil.
Jusqu’au désir de sortir.

Des mois que la ville brûlait,
que l’air collait aux murs,
aux corps, aux pensées.

Ce matin-là, quelque chose avait cédé.

Des mois d’un ciel mort.

Puis quelques gouttes.

Elle est sortie aussitôt.
Non pour marcher.
Pour être frappée par l’eau.
Pour vérifier qu’il restait encore quelque chose de vivant entre sa peau et le ciel.

Elle cherchait à entrer dans sa tête.Il avait laissé la porte ouverte.
05/09/2026

Elle cherchait à entrer dans sa tête.
Il avait laissé la porte ouverte.

Devant lui, trente-deux pièces. Et déjà toute une vie de possibles. dudoubs
02/09/2026

Devant lui, trente-deux pièces. Et déjà toute une vie de possibles.


dudoubs

Il avait appris à faire du feu avec presque rien.Pour le reste, il cherchait encore l’étincelle.
26/08/2026

Il avait appris à faire du feu avec presque rien.

Pour le reste, il cherchait encore l’étincelle.

Le temps passe moins vite entre deux phrases.On s’att**de sur un mot,on en oublie l’heure.À quelques pages de distance.
25/08/2026

Le temps passe moins vite entre deux phrases.

On s’att**de sur un mot,
on en oublie l’heure.

À quelques pages de distance.

Trois enfants regardent un téléphone. On ne saura jamais ce qu'il y avait sur l'écran. Une vidéo peut-être. Une photo pr...
23/08/2026

Trois enfants regardent un téléphone.

On ne saura jamais ce qu'il y avait sur l'écran.

Une vidéo peut-être. Une photo prise quelques minutes plus tôt. Un message qu'il ne fallait pas montrer. Quelque chose de drôle, peut-être, ou quelque chose qui ne l'était pas du tout.

Le garçon a croisé les mains. Il ne touche pas au téléphone. Il attend. Peut-être qu'il connaît déjà la suite. Peut-être qu'il aimerait qu'on lui donne l'appareil. Il s'est approché juste assez pour voir, pas assez pour déranger.

La jeune fille tient le téléphone à deux mains. C'est elle qui possède l'image, donc, pour quelques secondes, c'est elle qui possède l'histoire. Elle peut arrêter, recommencer, montrer autre chose. Les deux autres dépendent de ses pouces.

La plus petite s'est collée contre elle.

Elle est pieds nus.

Ses chaussures sont en bas de la marche, l'une droite, l'autre couchée sur le côté. On peut imaginer qu'elle les a retirées parce qu'elle avait chaud. Parce qu'elles lui faisaient mal. Parce qu'à cet âge-là, enlever ses chaussures ne demande pas forcément de raison.

À côté, il y a un sac.

Un de ces sacs où l'on met tout ce dont on pense avoir besoin pour une journée et beaucoup de choses dont on n'aura finalement pas besoin. Une casquette est posée à côté.

Derrière eux, un petit garçon est debout.

On ne voit presque rien de lui. Il pourrait être arrivé une seconde auparavant. Il pourrait repartir la seconde suivante. Peut-être regarde-t-il lui aussi le téléphone. Peut-être regarde-t-il complètement autre chose.

Plus loin, un vélo est posé contre une barrière.

Quelqu'un est venu avec.

Il faudra donc que quelqu'un reparte avec.

C'est étrange comme un vélo immobile peut déjà contenir un départ.

Il y a la pierre, les marches, les sacs, les chaussures, le téléphone. Il y a tous ces corps rassemblés autour de quelque chose que nous ne verrons jamais.

Et puis il y a elle.

Tout à gauche.

Il faut presque sortir de l'image pour la trouver.

Une petite fille un peu plus loin. Assise. Elle ne regarde pas le téléphone. Elle ne regarde même pas les autres.

Peut-être qu'elle s'est disputée avec eux.

Peut-être qu'elle attend qu'on vienne la chercher.

Peut-être qu'elle a simplement choisi cette place.

On pourrait inventer beaucoup de choses.

C'est le problème avec les photographies.

Elles montrent tout et n'expliquent rien.

Elle était hors cadre, hors de l'histoire.

Pourtant, maintenant que je l'avais vue, je ne voyais plus qu'elle.

@super fans

RépétitionsQuelques pierres, un angle, presque rien.12896
22/08/2026

Répétitions

Quelques pierres, un angle, presque rien.
12896

Kynlaus (Compagnie)Chalon dans la rue.
21/08/2026

Kynlaus (Compagnie)
Chalon dans la rue.

Après presque trois mois de canicule, après des semaines à regarder l’herbe jaunir, la terre craquer, les arbres souffri...
17/08/2026

Après presque trois mois de canicule, après des semaines à regarder l’herbe jaunir, la terre craquer, les arbres souffrir, j’avais presque oublié ce bruit-là.

Oui, cette photo est une archive.

Un temps où le vert semblait aller de soi.

Les pâquerettes, les pissenlits, l’herbe grasse… tout ce petit monde qui poussait sans demander la permission.

Cet été pourtant, quelques fleurs ont continué à fleurir dans les massifs de la ville. Des fleurs de serre, plantées là puis arrosées la nuit par les services municipaux.

La nuit, parce que l’eau s’évapore moins, bien sûr.

Mais l’image reste étrange.

Pendant qu’on nous explique que l’eau devient un bien précieux, qu’il faut économiser chaque litre, accepter que les jardins jaunissent et que les pelouses et les jeunes arbres meurent, quelque part, dans le silence de la nuit, on continue d’arroser des fleurs pour que la ville reste jolie.

Aujourd’hui, enfin, il a plu.

Et je me demande si, dans les années qui viennent, nous ne devrons pas apprendre à trouver belle une ville où tout ne reste pas vert à n’importe quel prix, où tout ne reste pas joli à n'importe quel prix.

Aujourd’hui, enfin, il a plu.

Et pendant quelques heures,

elle a rendu le vert à mes mots.

J'ai pensé que cette image appelait une histoire. Alors j'y suis allé.Deux minutes.C’est ce qu’elle lui avait demandé.Tr...
15/08/2026

J'ai pensé que cette image appelait une histoire. Alors j'y suis allé.

Deux minutes.
C’est ce qu’elle lui avait demandé.
Trois heures plus t**d, Marco était toujours là, avec le bébé dans les bras.
Dans cette histoire il y aura Claire, un prénom italien, une boule merdum, dix-huit carreaux de faïence, un certain Yvan et quelques minutes qui pèseront finalement beaucoup plus lourd que prévu.

Si vous avez deux minutes à perdre, vous pouvez commencer à lire en cliquant sur l'image.
Pour les récupérer ensuite, en revanche, je ne promets rien.

J'en profite pour dire que j'ai revu tout mon site avec plein de nouvelles choses, alors n'hésitez pas à vous y perdre.


fans

Le bébé dormait contre lui. Sur la table : un biberon vide. Marco ne bougeait plus. L’enfant pesait sur son avant-bras.

Adresse

8, Rue Péclet
Besançon
25000

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Camille Dudoubs publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Partager