13/06/2025
Mon cœur n'a pas de demi-teinte.
Je ressens tout trop fort. Comme si chaque émotion était une lame nue, comme si la vie, chez moi, ne connaissait ni le flou ni les couleurs pastels.
Tout est noir, ou blanc.
L'amour me consume, l'absence me terrasse.
Un mot peut m'élever, un silence peut me briser.
Je vis dans une tempête intérieure que personne ne devine vraiment.
Je souris, mais dedans, c'est un opéra d'émotions qui s'étranglent dans le noir.
Il n'y a pas de juste milieu. Je suis trop. Trop sensible, trop vive, trop vulnérable.
Trop lucide aussi et c'est peut-être ça le pire: savoir ce qu'on vit, le voir, l'analyser, sans réussir à l'arrêter.
Parfois je voudrais un bouton pause, une touche mute sur le cœur, ou juste une journée à ressentir les choses comme les autres semblent le faire : calmement, légèrement.
Mais chez moi, tout est extrême.
Et même l'amour fait peur parce qu'il me submerge au point que je m'y noie.
Alors je me tais, je fuis, je transforme cette intensité en solitude.
et pourtant...
Je n'échangerais pas ce noir et blanc contre leur gris insipide.
Parce que dans mes contrastes, il y a la vérité nue de ce que je suis.
arkling