08/06/2026
Le phare de St Mathieu
A l’évocation de son seul nom, beaucoup d’entre nous l’associent à un souvenir précis, à une rencontre avec un monument remarquable, dont l’humilité qu’il force n’a d’égal que l’admiration qu’on lui porte.
Son allure majestueuse, son positionnement géographique en font la première sentinelle du goulet de Brest.
Il captive, il étonne, il subjugue.
Point de lassitude à le regarder. Les falaises qui l’entourent lui donnent d’autant plus un air de forteresse inassiégeable.
J’y suis allé souvent par le passé. Le matin, le soir, le printemps ou l’hiver, par beau temps ou par grand vent, il reste toujours magnétique, captivant.
Mais la présentation « carte de visite » cesse lorsque la nuit tombe.
D’autres sens prennent le pas sur la vue.
Rentrer de nuit dans l’abbaye du même nom qui sied à ses pieds est une expérience !
Quand la pleine lune nous honore de sa présence, et que les nuages sont aux abonnés absents, les rayons lunaires déploient des ombres les plus inquiétantes. On se surprend à regarder attentivement sur les cotés, à se retourner souvent, à tressaillir sans cesse pour le bruit le plus anodin.
Angoissant et magique en même temps !
Et puis dès que l’on sort et que l’on se rapproche de l’océan, du phare, c’est un sentiment d’apaisement unique qui vous saisit. Vous n’avez qu’une envie, vous assoir face à la mer et vous laisser bercer par les bruits des vagues. Elles semblent vous parler, vous rassurer, vous charmer.
Les bruits générés par la rotation des lentilles en plein nuit sont tout aussi grisants. Ils rentrent en harmonie avec les puissants faisceaux balayant la mer d’Iroise et disparaissant vers d’infinis horizons.
A l’évocation de ces souvenirs, c’est une envie quasi irrépressible d’y retourner qui m’assaillit.
Prenez soin de vous
Kenavo’
Fabrice