06/07/2026
Et pour enchainer cette deuxième journée de la 8ème édition du festival Anthems Of-Steel le 9 mai dernier, et s'il y a bien un passage qui a laissé une traînée de soufre et de mélancolie morbide au Théâtre Charles Trénet, c'est celui des sorciers de ! Jouer à domicile au cœur de la Pictavie comporte ses propres mystères, et le moins que l'on puisse dire, c'est que le public s'est fait consumer par ce pèlerinage outre-tombe.
Pour les profanes, pas besoin d’aller chercher la noirceur au fin fond des catacombes scandinaves : elle a pris racine ici, dans la Vienne, sous les assauts d’un Goth Deathrock glacial et viscéral.
Le poison du terroir version crypte : Oubliez le réconfort d'un paisible broyé du Poitou ou le calme du Marais Poitevin. The Last Oath nous a servi un alcool de vipère distillé au fond d'un puits médiéval, un shot d'adrénaline sombre aussi étouffant et lourd qu'un tourteau introducesque brûlé vif dans les flammes de l'enfer. C’était une potion amère, addictive, qui vous saisit à la gorge pour ne plus vous lâcher.
La malédiction de la Grand'Goule sur scène : Chauvigny est connue pour ses châteaux et ses légendes millénaires. Eh bien, le quatuor a réveillé le plus terrifiant des mythes locaux ! C'est la Grand'Goule elle-même qui a hanté le théâtre, portée par des lignes de basse hypnotiques, lourdes, et des guitares acérées aux échos transpercés de brume. Le chant, sépulcral et hanté, résonnait comme l'écho des batailles sanglantes qui ont jadis marqué la plaine de la Pictavie.
Pas de moshpit bourrin ici, mais une fosse en transe, balancée par un ressac hypnotique, les yeux révulsés et les bras levés vers les cieux orageux du Poitou. Une communion sombre, solennelle, et d'une intensité rare.
Un immense merci à The Last Oath pour ce pèlerinage au cœur des ténèbres locales. Vous avez prouvé que la Pictavie sait engendrer les pires démons de l'underground !