Studio Boréal

Studio Boréal Photographie du lien
Normandie - Cotentin
Typhaine FILLAUDEAU, photographe et psychologue

Devenir trois.Il y a eu un avant — deux corps qui s'inventaient un espace à eux — et puis cette tête bouclée, ces yeux i...
08/08/2026

Devenir trois.
Il y a eu un avant — deux corps qui s'inventaient un espace à eux — et puis cette tête bouclée, ces yeux immenses ouverts sur tout, qui a fait basculer la géométrie du foyer.
On ne devient pas parents en un jour. On le devient à chaque geste répété. Rien n'est acquis, tout s'apprend — et pourtant, sur ces images, ça ne ressemble déjà plus à de l'apprentissage. Ça ressemble à de l'évidence.

J'ai réalisé ces images au printemps au cours du workshop de Photographe Grossesse Nouveau-né | Drôme Valence

Peu de choses m'émeuvent autant qu'un concert. Le monde, au-dehors, continue de gronder. Ici, plus rien n'existe, plus r...
01/08/2026

Peu de choses m'émeuvent autant qu'un concert. Le monde, au-dehors, continue de gronder. Ici, plus rien n'existe, plus rien n'attend de nous. Il ne reste que cela : être ensemble, sans se connaître, et pourtant se reconnaître.
Ce soir, la musique était offerte à tous. Le lac, le ciel qui s'éteignait doucement, et des artistes qui nous ont fait ce cadeau simple : nous rassembler.
Observer les visages qui s'abandonnent. Imaginer ce qui se convoque chez l'autre, derrière ses sourires, ses gestes, ses yeux fermés, happés ailleurs — quel souvenir, quelle absence, quelle promesse tenue enfin. On ne le saura jamais, et c'est très bien ainsi. C'est peut-être la forme la plus pure du lien. Celle qui ne demande rien, qui ne prouve rien — qui existe, simplement, le temps d'un refrain.
Des inconnus côte à côte, qui reprennent en chœur la même mélodie sans s'être jamais parlé. Ce n'est pas rien, d'être touchés ensemble. C'est peut-être même ce qui nous manque le plus, dans nos vies trop pleines et trop séparées : ces instants où l'émotion cesse d'être individuelle pour devenir collective, où l'on redevient, l'espace d'une chanson, une communauté plutôt qu'une addition de solitudes.
Un accès libre à quelque chose de beau, c'est un choix de société. C'est dire que personne ne devrait être tenu à l'écart de ce qui rassemble. Que le vivre-ensemble a besoin, de temps en temps, d'un lac, d'un ciel qui s'éteint, et d'une chanson reprise par tous en même temps.
Merci à la ville d'Évian-les-bains de croire encore à cela. Merci à celles et ceux qui rendent ces soirs possibles, sans autre condition que d'être là.
Merci aux artistes.
Longue vie à ces soirs-là.

🌼Studio Boréal - Photographie du lien

Un piano à la dérive dans le Pacifique Sud. Un naufragé qui ne sait plus tout à fait qui il est. Les voix de ceux qui so...
29/07/2026

Un piano à la dérive dans le Pacifique Sud. Un naufragé qui ne sait plus tout à fait qui il est. Les voix de ceux qui sont en mer, les chants de ceux qui les attendent. Des histoires de monstres marins, et de marins monstrueux.

C'est ainsi que Marinero se raconte — un concert flottant, porté notamment par Nathalie Morazin et Samuel Arnoux sur un Catapiano qui dérive lentement à la surface de l'eau. Le public est assis sur la berge, au plus près du lac, et regarde le soir tomber sur cette dérive musicale.

Voici dans cette publication ce que ce magnifique spectacle m'a donné à penser.

Merci aux artistes 🩷, aux organisateurs Le pianO du lac et producteurs Polpo productions

🌼 Studio Boréal, photographie du lien.

Le noir et blanc a été mon premier amour en photographie — avant même de comprendre ce que je cherchais à raconter, c'es...
23/07/2026

Le noir et blanc a été mon premier amour en photographie — avant même de comprendre ce que je cherchais à raconter, c'est lui qui m'a happée. À la maison, il y avait un tiroir rempli de photos, et j'adorais m'y plonger, chercher les clichés en noir et blanc de mes parents, plus jeunes, plus flous parfois, mais infiniment plus vrais. C'est peut-être là que tout a commencé.

Il y a quelque chose dans cette absence de couleur qui ressemble à une confession : on ne peut plus se cacher derrière la beauté facile d'un ciel orange ou d'une eau turquoise. Il ne reste que la lumière, la matière, l'émotion nue.

La couleur documente. Le noir et blanc, lui, révèle. Il gomme ce qui distrait pour ne garder que l'essentiel — un regard, un geste, un silence entre deux corps. Une montagne qui n'a plus besoin d'être belle pour être vraie, un ciel qui pèse de tout son poids sans artifice. Ce que la couleur donne à voir, le noir et blanc le donne à ressentir.

C'est peut-être pour ça qu'il me reste de l'argentique une nostalgie tenace : cette idée qu'une photo n'est pas qu'une image, mais une empreinte du temps qui passe, patiente, presque solennelle — la même empreinte que je retrouvais, enfant, dans ce tiroir.

Alors à chacune de mes séances, il y a toujours, quelque part, une photo qui échappe à la couleur. Un hommage discret à ce premier amour, et à ce tiroir qui m'a tout appris du temps qui passe.

Et c'est peut-être pour ça, aussi, que je choisis de refermer les Lofoten avec ces images-là. Parce que la couleur appartenait au voyage — à ce qu'on vit, à ce qu'on traverse, encore présent, encore chaud. Le noir et blanc, lui, appartient déjà au souvenir.

Il porte en lui cette mélancolie tranquille de ce qui vient de se terminer, cette distance qu'on ne choisit pas mais qui s'installe, doucement, dès qu'un voyage devient un passé. Refermer les Lofoten en noir et blanc, c'est déjà commencer à m'en souvenir.

Ce que nous montrons n'est qu'une écume. En dessous, dans l'ombre des courants, il y a tout le reste — tout ce qui remon...
20/07/2026

Ce que nous montrons n'est qu'une écume. En dessous, dans l'ombre des courants, il y a tout le reste — tout ce qui remonte rarement à la surface.
🌼 Studio Boréal - Photographie du lien
📍 Photographe en Normandie - Cotentin, Manche, Calvados et partout où le lien existe.

Portrait réalisé par .picot toujours et encore ❤️
Citation à la fin de .psy.qui.sort.du.cadre une psychologue que je vous invite à suivre pour sa poésie et son regard sur le monde.

Je n'étais pas venue chercher que des images, mais une forme de paix, une inspiration à retrouver. J'ai trouvé les deux ...
16/07/2026

Je n'étais pas venue chercher que des images, mais une forme de paix, une inspiration à retrouver. J'ai trouvé les deux — et quelque chose de plus rare encore : un silence qui ne demande rien, une lumière qui ne s'éteint jamais vraiment, et ce lien discret qui se noue entre un lieu et soi quand on accepte enfin de s'y perdre. Le lien au vivant, c'est peut-être ça : accepter d'être traversée avant de pouvoir photographier. Studio Boréal photographie le lien. Les Lofoten m'ont juste rappelé pourquoi.
🌼 Studio Boréal - Photographie du lien
📍 Photographe en Normandie et partout où le lien existe





Un saut. Un corps qui ne demande plus la permission d'occuper l'espace.Ce 14 juillet, je ne voulais pas d'un post commém...
14/07/2026

Un saut. Un corps qui ne demande plus la permission d'occuper l'espace.
Ce 14 juillet, je ne voulais pas d'un post commémoratif de plus. Je voulais dire que la liberté n'est jamais acquise — qu'elle se conquiert, encore, par celles qui viennent après.
Un corps de femme qui occupe tout le cadre, sans s'excuser de sa place, c'est déjà un acte politique.
Bonne fête nationale. 🇫🇷

On apprend, petit à petit, à ne plus déranger personne — à rester à sa place, dans son cadre, avec les siens. S'approche...
11/07/2026

On apprend, petit à petit, à ne plus déranger personne — à rester à sa place, dans son cadre, avec les siens. S'approcher d'inconnus pour leur offrir quelque chose, sans raison, ça ne va plus de soi.
Je l'ai fait quand même.
Peut-être que dans un an, sur une table de mariage, une photo prise par une inconnue au sommet d'une montagne norvégienne racontera, mieux qu'un discours, ce que veut dire "photographier le lien" — même quand ce lien commence par une hésitation qu'on décide de dépasser.

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📍 Normandie et partout où le lien existe.

Une tendre pensée à tous.tes les conjoints.e.s des photographes.Ceux qui attendent pendant des heures pendant que le pho...
09/07/2026

Une tendre pensée à tous.tes les conjoints.e.s des photographes.
Ceux qui attendent pendant des heures pendant que le photographe a déserté le monde commun pour un autre, invisible à tous sauf à lui.
Il y a une patience particulière, presque une vertu méconnue, à accompagner quelqu'un qui voit le monde autrement. Le photographe s'arrête net au milieu d'un chemin, le regard happé par un caillou, une ombre, un pli de lumière que personne d'autre n'a remarqué. Le conjoint, lui, attend. Il regarde sa montre, puis le ciel, puis à nouveau sa montre — avec cette incrédulité muette qui se lit sur son visage : mais elle photographie quoi, là, exactement ?
Il ne comprend pas toujours ce qui justifie ces dix minutes immobiles devant une flaque d'eau, ni pourquoi il faut revenir sur ses pas pour "une lumière qui vient de changer". Et pourtant, il attend. Il tient l'objectif prêt, pour que le changement se fasse en un geste, sans perdre la seconde où tout bascule — il devient malgré lui le gardien silencieux de ce temps suspendu, sans jamais vraiment savoir ce qu'il protège.
Ce carrousel est un hommage, un peu tordre, à tous ceux qui tiennent l'appareil sans jamais avoir demandé à devenir photographes — juste pour capturer un instant qui compte, pour quelqu'un qu'ils aiment. À ceux qui patientent dans le vent, dans le froid, dans l'incompréhension la plus totale, simplement parce qu'ils aiment quelqu'un qui voit midi quand il est deux heures.
Alors non, un bon appareil ne fait pas un photographe. Photographier, ce n'est pas juste appuyer sur un bouton. C'est un métier, un vrai — celui de voir avant de déclencher, de composer avant de capturer, de sentir la lumière avant qu'elle ne change. Si vous voulez de belles photos, confiez-les à quelqu'un dont c'est le métier.
Et laissez les inconnus généreux à ce qu'ils font de mieux : être généreux. 💛

🌼 Studio Boréal - Photographie du lien
📍Photographe en Normandie et partout où le lien existe.

Parce que Studio Boréal fait aussi de la photographie à destination des professionnels et parce que le lien c'est aussi ...
05/07/2026

Parce que Studio Boréal fait aussi de la photographie à destination des professionnels et parce que le lien c'est aussi celui qu'on entretient avec le travail, la fonction qu'il occupe au sein de notre histoire, le sens qu'on y met, les rencontres parfois essentielles qu'on y fait.

Que vous soyez au début de votre aventure entrepreneuriale ou que vous ayez envie de faire évoluer votre image, je vous accompagne pour créer une communication visuelle à la hauteur de vos valeurs, pour créer un lien vrai avec votre public.

PS : J’ai pas l’air comme ça, mais je fais les choses avec sérieux (et un brin de folie).

J’offre 3 photos professionnelles (si autorisation de publication), si cette publication voyage jusqu’à un.e. éleveur.se de moutons qui connaît chacune de ses bêtes par son prénom et qui y est profondément attaché.e. .

Partagez-la, on ne sait jamais où le lien nous mène.

📍Studio Boréal - Photographie du lien
Photographe en Normandie et partout où le lien existe.

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