19/06/2026
─ Il y a des deuils douloureux, impensables, dont on ne guérit jamais, et que l'on ne souhaiterait même pas à son pire ennemi.
Un jour, on est venu me demander de peindre l'impensable : le deuil périnatal, pour une personne proche qui venait de le traverser. C'était un défi difficile, autant parce que je ne suis pas habituée aux silhouettes que parce qu'il fallait réussir à évoquer cette douleur sans la montrer, raconter l'absence sans l'exposer.
Comment mettre des couleurs sur ce qui n'a pas de mots ? Comment représenter l'amour, quand il est déjà teinté du manque ?
Alors j'ai essayé, avec toute la délicatesse possible, de peindre non pas la souffrance, mais le lien. Celui qui continue d'exister malgré l'absence. Parce que certaines vies, même trop brèves, laissent une empreinte immense.
Cette aquarelle est une pensée pour tous ces parents qui ont dû dire bonjour et au revoir presque en même temps. Pour tous ces petits êtres aimés infiniment, et pour toutes les histoires qui méritent d'être reconnues, même dans le silence.
Aux et aux 🤍🪽