Lilou Douzal

Lilou Douzal Photographe

Merci pour ce moment. Touchée par vos histoires. ❤️‍🩹
04/08/2026

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03/08/2026
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Temps fête 2026
26/07/2026

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Un des outils que j’utilise dans le cadre de mon métier. Le violentomètre. Merci à l’encre libre d’en parler 🙏
24/07/2026

Un des outils que j’utilise dans le cadre de mon métier. Le violentomètre. Merci à l’encre libre d’en parler 🙏

Le violentomètre, ou comment mesurer ce qu'on nous a appris à taire

Vingt-trois questions. Trois couleurs. Une règle graduée toute simple, et pourtant un miroir que beaucoup refusent encore de regarder en face. Parce que derrière cet outil de prévention se cache une réalité qu'on préfère minimiser depuis des décennies : des centaines de milliers de femmes, et en premier lieu des jeunes filles à peine sorties de l'adolescence, vivent sous emprise sans même savoir nommer ce qui leur arrive. Il est temps d'arrêter de faire semblant que ce sont des histoires isolées. C'est un système, et il faut le démonter pièce par pièce.

Le violentomètre, qu'est-ce que c'est concrètement

Tout commence par une évidence qu'on devrait apprendre dès l'école, et qu'on est pourtant obligées de rappeler sans relâche : le consentement, c'est donner son accord de manière consciente, libre et explicite, à un moment précis. Un droit qu'on peut retirer à n'importe quel instant, pour les raisons qui nous appartiennent, sans jamais avoir de comptes à rendre ni de justification à fournir. Si cette phrase doit encore être écrite noir sur blanc en 2026, c'est bien la preuve que le travail est loin d'être terminé.

Vient ensuite la règle elle-même, découpée en trois zones, comme un thermomètre de la dignité qu'on nous laisse ou qu'on nous arrache.

En vert, la zone où la relation est saine, celle qui devrait être la norme et non l'exception : ton ou ta partenaire respecte tes décisions et tes goûts, accepte tes ami·e·s et ta famille, te fait confiance, se réjouit sincèrement de te voir t'épanouir, s'assure de ton accord pour tout ce que vous vivez ensemble. Rien d'extraordinaire là-dedans. Juste le minimum syndical du respect.

En orange, la zone de vigilance, celle où il faut hurler stop avant qu'il ne soit trop t**d : t'ignorer pendant des jours par pure vengeance quand il est en colère, faire du chantage pour arriver à ses fins, rabaisser tes opinions et tes projets, se moquer de toi devant les autres, te manipuler, être jaloux en permanence, contrôler tes sorties, tes habits, ton maquillage, fouiller tes textos, tes mails, tes applications, exiger des photos intimes, t'isoler méthodiquement de ta famille et de tes ami·e·s. Ce ne sont pas des petits accrocs de couple. C'est une stratégie, froide et systématique, celle de l'emprise qui s'installe en se déguisant en amour ou en jalousie prétendument passionnée.

En rouge, la zone où il faut se protéger et demander de l'aide, sans hésiter une seconde de plus : te traiter de f***e dès que tu oses formuler un reproche, péter les plombs pour un rien, te pousser, te tirer, te gifler, te secouer, te frapper, menacer de se suicider pour te maintenir captive, toucher tes parties intimes sans ton accord, menacer de diffuser des photos de toi, t'obliger à regarder du contenu pornographique, t'obliger à des relations sexuelles. Là, il n'y a plus l'ombre d'un doute possible. C'est de la violence, physique, sexuelle, psychologique, et elle met en jeu la santé et la vie de celles qui la subissent. Aucune excuse, aucune circonstance atténuante, jamais.

Une naissance qui n'a rien d'un hasard

Cet outil ne sort pas de nulle part, il est le fruit d'un combat de terrain. Il a été conçu fin 2018 par l'Observatoire parisien des violences faites aux femmes, l'Observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis et l'association En Avant Toute(s), en s'inspirant d'un dispositif né en Amérique latine, là où des femmes se sont battues avant nous pour se doter de leurs propres outils de survie. Pensé au départ pour les jeunes filles et les jeunes femmes, il s'adresse en réalité à toutes les personnes, quel que soit leur genre ou leur âge. Traduit dans 23 langues, adapté en braille, en gros caractères et en facile à lire et à comprendre, diffusé dans plus de cent cinquante collectivités en France, récompensé par un prix Territoria en 2019 pour son caractère innovant. Voilà ce que ça donne quand on prend enfin les violences faites aux femmes au sérieux : un outil qui essaime, qui protège, qui sauve.

L'Observatoire de Seine-Saint-Denis, lui, n'a rien d'un acteur récent ou opportuniste. C'est le tout premier observatoire départemental de ce type créé en France, il y a plus de vingt ans, et il continue à inventer des dispositifs qui sauvent concrètement des vies, comme le téléphone grave danger, qui a déjà permis à des centaines de femmes d'échapper au pire.

Pourquoi ça nous concerne toutes et tous, maintenant, sans détour

Les chiffres de 2024 étaient déjà glaçants : 272 400 victimes de violences conjugales enregistrées par les services de sécurité, 84 % de femmes, 85 % de mis en cause hommes, deux tiers de violences physiques, et une victime sur six seulement qui porte plainte. Mais 2025 vient enfoncer le clou, brutalement. Selon les associations féministes qui tiennent le compte que l'État refuse de tenir avec la même rigueur, 164 féminicides ont été recensés sur l'année, contre 141 en 2024 : c'est le bilan le plus lourd depuis dix ans. Le seul décompte des féminicides commis par un compagnon ou un ex-compagnon s'élève à 98 pour 2025. Rien qu'en octobre et novembre, 26 femmes ont été tuées, soit une tous les deux jours. Et pendant ce temps, les moyens reculent : les demandes non pourvues d'hébergement d'urgence pour les femmes ont bondi de 76 % entre 2022 et 2025, et les subventions aux associations féministes ont chuté en moyenne de 18 % fin 2025. Voilà la réalité derrière les éléments de langage officiels : on laisse mourir des femmes tout en coupant les budgets de celles qui tentent de les sauver.

Ce n'est pas un hasard non plus si des territoires comme le Nord, le Pas-de-Calais ou la Seine-Saint-Denis figurent parmi les départements les plus touchés. La précarité, l'isolement social, le manque criant de moyens dans les services publics d'accompagnement : tout cela aggrave une violence qui s'abat d'abord et avant tout sur les femmes, et plus particulièrement sur les plus jeunes d'entre elles, encore en train d'apprendre ce qu'est une relation amoureuse, donc plus exposées à la manipulation de ceux qui savent en jouer.

Alors non, le violentomètre n'est pas un gadget. C'est une arme de survie qu'on met entre les mains des jeunes femmes, dans un monde qui continue de leur faire porter la honte de violences qu'elles n'ont jamais choisies, et qui rogne chaque année un peu plus les moyens de les protéger. Ce n'est pas la solution miracle, mais c'est un premier pas, et il faut le marteler sans relâche, l'afficher dans les lycées, les foyers, les associations, partout où des jeunes femmes doivent pouvoir le voir et s'en saisir. Face à ces violences, il n'existe aucune neutralité possible. Soit on les combat avec des moyens réels et à la hauteur, soit on accepte, en silence et en toute complicité, qu'elles continuent de broyer des vies.

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Difficile d’écrire. Encore plus difficile d’écrire sa propre histoire. Difficile de mettre des mots sur ce qui fait mal,...
23/07/2026

Difficile d’écrire. Encore plus difficile d’écrire sa propre histoire. Difficile de mettre des mots sur ce qui fait mal, de sortir ses tripes quand ce n’est ni beau, ni glorieux. Et, finalement, le plus difficile, c’est peut-être de devoir ensuite en parler, de le montrer, de le “vendre”.
Pourtant, ce livre, je ne l’ai pas écrit pour ça.
Je l’ai écrit très égoïstement. Pour moi. Pour me libérer de cette mauvaise huître, de cette histoire qui me retournait l’estomac depuis bien trop longtemps.
Aujourd’hui, si j’en parle, c’est parce que je sais que certaines histoires ne nous appartiennent pas complètement. Elles traversent les générations.
De passage au pays, Ville de Douarnenez je serai le 4 août pour une séance de dédicaces à la Librairie de la Presse de Douarnenez.
Si vous avez envie de me rencontrer, d’échanger autour du livre, de parler des traumatismes qui traversent parfois toute une lignée de femmes, je serai heureuse de vous y retrouver. Et ce moment aura une saveur toute particulière : ma Mamig, 98 ans, sera présente. Ma mère aussi.
Trois générations de femmes. Trois histoires. 🌸




J’ai enfin reçu quelques exemplaires de mon livre. Ça fait quelque chose d’indescriptible d’avoir mon histoire entre les...
03/03/2026

J’ai enfin reçu quelques exemplaires de mon livre. Ça fait quelque chose d’indescriptible d’avoir mon histoire entre les mains. À la poste, on a ouvert le carton avec la dame pour vérifier l’état des livres.
Quand elle a lu le titre, son visage s’est décomposé. Elle m’a immédiatement demandé pourquoi j’avais écrit ce livre. Et puis, sans que je m’y attende, elle m’a confié une partie de son histoire. Comme ça.
Avec une sincérité bouleversante.
J’ai trouvé ça fou… et profondément touchant.
Cette confiance. Cette parole qui se libère.Si ce livre peut permettre à des langues de se délier, à des femmes de se sentir moins seules, à nous toutes de continuer à réfléchir à notre condition… alors j’ai fait ce qu’il fallait.
🤍

Mon livre La mauvaise huître est dédié aux femmes courageuses.Aujourd’hui, le voir en vitrine à côté du livre de Gisèle ...
26/02/2026

Mon livre La mauvaise huître est dédié aux femmes courageuses.

Aujourd’hui, le voir en vitrine à côté du livre de Gisèle Pelicot me touche profondément.
J’ai une immense admiration pour la force de cette femme.





Les films qui m’ont aidé à mettre des mots sur ce que j’écrivais.Dis-moi en DM si tu les as vus 🎬1 — Mommy — Xavier Dola...
14/01/2026

Les films qui m’ont aidé à mettre des mots sur ce que j’écrivais.
Dis-moi en DM si tu les as vus 🎬

1 — Mommy — Xavier Dolan
Explorer la relation mère-enfant, l’amour et la violence.

2 — American Honey — Andrea Arnold
La jeunesse, la fuite, les prises de risques à l’adolescence.

3 — Mon roi — Maïwenn
L’amour toxique.

4 — L’Emprise — Claude-Michel Rome
L’emprise et son mécanisme. Pourquoi les femmes restent.

5 — Une ode américaine — Ron Howard
La famille, la transmission.

6 — Je verrai toujours vos visages — Jeanne Herry
La parole, la réparation, la justice restaurative.

Le 21 Janvier partout Un petit bout de moi,de ma vie,et deux années de travail pour mettre des mots.J’espère qu’il vous ...
10/01/2026

Le 21 Janvier partout

Un petit bout de moi,
de ma vie,
et deux années de travail pour mettre des mots.

J’espère qu’il vous parlera.

Merci .harmattan et les impliqués pour la confiance 🙏🔆

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