25/04/2026
Il y a quelques jours, c'était la "Journée de la Terre". Ce jour là je me promenais en forêt. Rien à voir avec la date, c'était un pur hasard. Mais même s'il est bon de prendre le temps de penser à notre planète, je trouve ça assez triste qu'il faille une journée comme celle-ci pour que les gens y pensent (ça vaut aussi pour beaucoup d'autres "journées officielles"). Tout ça pour dire que c'était agréable de marcher dans une forêt en grande partie dense et sauvage. Le sentier est parfois rendu difficile à repérer par la végétation qui le recouvre. Il faut être attentif au moindre mouvement, au moindre bruit, car on ne sait jamais ce qui pourrait surgir… Mais je me demande combien de temps cela va durer. Ici aussi, les forêts se réduisent, les animaux sont chassés de leurs habitats et risquent d'être tués s'ils sont jugés trop dangereux par ceux-là mêmes qui détruisent leur maison. Les inondations et les glissements de terrain sont de plus en plus fréquents à cause de la disparition des arbres dont les racines ne retenaient le sol lors des fortes pluies.
Les pays asiatiques qui abritent encore beaucoup d'espèces en voie de disparition voient leurs forêts tropicales se réduire. Et je vois beaucoup d'étrangers s'en plaindre. Franchement, moi aussi j'ai envie de leur dire d'arrêter. Qu'ils détruisent leur propre environnement. Mais comme me l'a dit un ami Indonésien : « Comment pouvez-vous nous dire de ne pas le faire alors que votre pays l'a fait ? Vous avez rasé vos forêts et décimé la faune sauvage avec l'industrialisation et l'agriculture, et vous vous êtes enrichis grâce à ça. Ici aussi, les gens veulent gagner de l'argent. » Difficile de contester ça, même si, certes, nous en constatons les effets néfastes. La vérité, c'est que même si nous les voyons, nous continuons.