En quête d'inspiration

En quête d'inspiration L'inspiration pour se reconnecter à soi et à la nature.

En()quête d'inspiration est un blog d'inspiration pour les amoureux d'aventure outdoor et soucieux de leur développement personnel.

[Le voyage en solitaire]Partir en solitaire à l'aventure, c'est partir admirer des paysages grandioses, aller à la renon...
27/02/2020

[Le voyage en solitaire]

Partir en solitaire à l'aventure, c'est partir admirer des paysages grandioses, aller à la renontre de l'autre. C'est aussi accepter une présence qui vous suit continuellement : Soi.

Partir en solitaire est un voyage, non pas seul, mais avec soi même. Une introspection qui peut s'avérer dérangeante, déroutante mais si nécessaire. Dans le rythme frénétique du quotidien, nous pouvons avoir tendance à ignorer, éviter ce qui nous taraude. On ne solve pas la problématique mais la repoussons à plus t**d. Une distraction succédant à une autre, il est presque facile de la mettre de côté.

Le voyage solitaire prolongé, les longues heures à marcher ou à pédaler pendant des jours ou semaines vous mettent dans l'inconfort. Vous êtes seul face à vous même. Le mental joue sa partition et essaie bien de vous distraire mais les questions reviennent toujours, inlassablement. Vous les repousser à la porte mais rien à faire elles reviennent toujours y frapper. Le vacarne s'intensifie jusqu'à pincer vos tinpams, vous voilà bien obligé d'ouvrir la porte.
Ces questions sont implacables et finissent par vous planter face à la réalité. Vous arrivez bien à vous échapper par vos propres fenêtres mais même cette fuite devient insupportable. Et quand l'insupportable touche son paroxysme, vous finissez, enfin, par faire preuve de courage. Vous invitez ces questions à votre table.

Si on ne trouve pas toujours les réponses seul, le voyage en solitaire possède cette vertue d'inssufler le changement. Il vous invite à vous libérer des peurs qui vous empêchent d'avancer. Pour, peut-être, mieux se retrouver avec l'autre.

The Man Who Wander @ Cerro Castillo Patagonia
26/02/2020

The Man Who Wander @ Cerro Castillo Patagonia

[Carretera Austral] Jour 16 - Arrivée à Cerro castilloLa Patagonie arbore un paysage accidenté, montagneux, où les cols ...
26/02/2020

[Carretera Austral] Jour 16 - Arrivée à Cerro castillo

La Patagonie arbore un paysage accidenté, montagneux, où les cols se succèdent les uns aux autres. La carretera austral s'invite à travers ce décor. On grimpe les lacets à la force des cuisses, le front perlant et le souffle rauque. La tête se courbe dans le guidon, inlassablement, sous le poid de l'effort. Le regard se relève tout de même, péniblement, pour admirer les beautés montagneuses. Puis, arrive le sommet, la route se fait plus douce, la pente s'inverse. On reprend de la vitesse, son souffle et entamons la descente. Comme une récompense, la vallée révèle ses charmes colorés. Le temps est venu de s'enivrer, paisiblement, de ces courbes qui plongent dans un horizon saisissant.

Jour 7 - De Santa Lucia à La Junta(English version below) Le martelement des gouttes sur la toile de tente accueille mon...
14/02/2020

Jour 7 - De Santa Lucia à La Junta
(English version below)

Le martelement des gouttes sur la toile de tente accueille mon réveil. J'enfile mes affaires chaudes : pull, legging et grosses chaussettes. Le déjeuner se fera sur une table en bois. La vue sur les montagnes, encore embrumées dans un timide réveil, est apaisante. La brise matinale caresse mon visage. Un vent de liberté s'empare de moi.

Je suis le dernier à partir du campement de Santa Lucia. Il est 11h30, déjà. Mais rien ne presse. J'ai le temps de donner le rythme qui me convient à cette journée. Inssufler le tempo qui sied à mon envie, sans contraintes, sans influences extérieures, sans pression que l'on se donne inutilement. Seulement me laisser porter. N'est-ce pas un peu cela la liberté ?

Le voyage en vélo à cela de caractéristique. Il vous amène à profiter de cette liberté. L'espace temps se modifie au rythme lent des kilomètres parcourus. Les paysages défilent au ralenti comme pour mieux les apprécier. Plus rien n'est fugace, tout se donne le temps d'être savouré. Vous êtes passé trop vite sur un détail ? Vous souhaitez admirer un paysage ? Vous êtes encore tout proche et tout est simple : un revers sur la route et vous voilà à pédaler dans le sens inverse.

Il en va de même pour votre mental, ce flot de pensées qui virevolte, pars dans tous les sens. La lenteur répétée, ces longues heures sur la selle, vous apprend à maîtriser ces errements imaginaires et à vous plonger dans le moment présent. Voilà un autre visage de la liberté, celle de son détachement au mental.

English. The sounds of the rain on the tent welcome my awaking. I put my warm clothes on : winter socks, legging and pullover. I breakfeast outside, on a wood table. The view on the moutains has a calming effect. They are waking up gently, skimmed by the clouds.

I am the last one living the camp. It's 11h30, yet. But there is no kind of rush. I have time to lead my journey how I want, depending on my deeply wishes. No pressure. Just live. That's sounds like freedom, isn't it ? .

[Carretera Austral] La chapelle blanche Ce matin, les éléments météorologiques assombrissent les montagnes, quand elles ...
12/02/2020

[Carretera Austral] La chapelle blanche

Ce matin, les éléments météorologiques assombrissent les montagnes, quand elles ne sont pas totalement noyées sous un voile brumeux, masquées sous un rideau de pluie. Le vent fait claquer mon imperméable, dansant aux rythmes irréguliers de ses bourrasques.

A quelques kilomètres du campement, une chapelle blanche d'un autre temps subit les assauts du climat austral. Sa croix flanche mais ne tombe pas. La carretera austral a conservé ses charmes d'antan comme ces maisons et boutiques construites en bois dans les années 60.

[Carretera Austral] L'été austral, la valse météorologique. Avant mon année d'étude en Irlande, on m'avait prévenu des c...
10/02/2020

[Carretera Austral] L'été austral, la valse météorologique.

Avant mon année d'étude en Irlande, on m'avait prévenu des conditions météorologiques singulières, les fameuses "Quatres saisons en une journée". Si l'été austral ne découronne pas l'île Emeraude, c'est une véritable valse météorologique qui se danse chaque jour. Perdez votre regard dans un paysage ensoleillé et c'est une goutte de pluie qui viendra réveiller votre contemplation vagabonde.

Sur cette route austral, le ciel est un artiste prolixe, qui aime à jouer avec les variations de couleurs. Son pinceau volatile vogue des colorations sombres, grises et noires, aux caractères bien trempés, à la splendide gaieté des couleurs rayonnantes et réchauffantes. En toile de fond, le peintre révèle deux visages contradictoires, et surprenants. De l'atmosphère brumeuse et humide, mystique et inquiétante, la route austral arbore soudainement les traits radieux d'une belle journée d'été. Un panorama riche de tonalités se révèle alors sous nos yeux. Entre les tons dorés des champs, le vert profond des forêts de pins et le bleu azur des lacs et rivières, c'est une miriade de couleurs qui s'offre à nos yeux.

La route austral a cela de particulier de jouer avec son spectateur. Lorsqu'elle ne s'amuse pas à lever et abaisser à foison son rideau de pluie, elle nous fait danser au rythme des bourrasques de vent. Puis, toujours, elle anime son public d'une grande joie, sa scène s'illumine de toute sa palette de couleurs. La route austral est une comédie musicale, presque silencieuse, mais vivante et pleine de rebondissement. On enfile et retire l'impermeable, d'une montée à l'autre, au gré des envies nuageuses.

Ainsi va la météo ici, elle va et vient, comme ce jour où le temps de poser mon appareil, le décor a changé de visage. @ Carretera Austral La Junta

On the road again.
07/02/2020

On the road again.

[Carretera Austral] Jour 6 - Plage de Santa Barbara, proche de Chaiten. En ouvrant la porte de ma tente ce matin, mon re...
06/02/2020

[Carretera Austral] Jour 6 - Plage de Santa Barbara, proche de Chaiten.

En ouvrant la porte de ma tente ce matin, mon regard s'est plongé dans le décor. La plage de Santa Barbara est dominée par le Mont Vilcun, un sommet endormi qui trône paisiblement sur l'environ. Le sable est d'un noir passé, d'origine volcanique. La végétation verte foncée du lieu et un ciel grisâtre procurent une atmosphère intriguante : sombre mais paisible.

Je m'adonne à une marche matinale. Un sentiment de quiétude m'enveloppe, le même qu'hier soir lors de ma lecture, les pieds dans le sable. Mes pensées voguent calmement, comme bercées par le son des vagues. Je me sens épanouie et éprouve une profonde gratitude à me trouver ici, maintenant. Serais-ce l'effet de cette méditation qui l'avait précédée ? Je crois, oui. Cette lecture du livre d'Eckhart Tolle, L'art du calme intérieur, je n'y arrivais pas. Impossible de passer le stade des premières pages. Et puis, hier, tout à été plus simple.

[Carretera Austral] Jour 3 - Hostel Hornopiren d'Oliva BraüningJe tergiverse longtemps. Les conditions météorologiques a...
04/02/2020

[Carretera Austral] Jour 3 - Hostel Hornopiren d'Oliva Braüning

Je tergiverse longtemps. Les conditions météorologiques annoncent un temps des plus capricieux pour les jours à venir. L'envie est à enfourcher ma bicyclette, reprendre la route au plus vite malgré mes jambes toujours plus courbaturées. D'un autre côté, rouler trempé n'est pas des plus agréables et Olav a trouvé un hôtel des plus agréables avec vue sur le lac. Hier soir, il me dit avoir bouquiné au pied d'un feu de cheminée. L'image est attrayante. Je finis par opter pour l'option de rester à ce village et de le rejoindre.

L'hôtel Hornopiren est le plus bel édifice du village. Construit en 1963 au bord du lac, il était à l'origine un dépot et négoce de bois au milieu d'une poignée de maisonnettes. Avec le développement des moyens de transports, l'établissement élargit ses fonctions en offrant une prestation hôtelière en 1979. L'intérieur est tapis de bois. Les sols, les murs, les meubles sentent l'odeur des arbres de la région. La décoration s'est figée malgré les années. Le salon est des plus chaleureux avec son poêle, sa bibliothèque de livres aux couleurs passées, ses sofas d'antan. Le temps s'est arrêté ici, l'authenticité est restée. Oliva Braüning, la propriétaire, est une abuelita octogénaire à la douceur et à l'accueil irréprochable. Elle nous conte l'histoire des lieux, l'amour qui l'a conduite ici. On se sent bien dans cet endroit. Une invitation au repos, chaussettes épaisses aux pieds, un livre à la chaleur du poêle.

Je pose mes affaires pour une journée.

Nous passons journée à marcher et discuter autour d'un café, à la feria du village ou en face du lac. C'est le type de journée presque parfaite que l'on aimerait connaître plus souvent.

[Carretera Austral] Jour 2 - De contao à HornopirenJe suis arrivé aux abords de Contao la veille vers 18h00. Le propriét...
04/02/2020

[Carretera Austral] Jour 2 - De contao à Hornopiren

Je suis arrivé aux abords de Contao la veille vers 18h00. Le propriétaire me fait une brève présentation des lieux. Je plisse les yeux, fronce les sourcils. Comprendre cet habitant me demande un réel effort de concentration. Ses mots sont hachés, peu audibles pour mon espagnol intermédiaire. On m'avait prévenu : les chiliens ont une fâcheuse tendance à écourter les mots, à user d'une prononciation bien à eux. L'effet serait d'autant plus marqué dans les contrées éloignées du sud.

Un homme de taille moyenne, le teint blanc, se trouve déjà sur le terrain. A côté de sa bicyclette bien équipée, il plante sa tente. Je me présente. Il s'appelle Olav. Des lunettes rondes encadrent ses yeux bleu-gris. Il a un visage fin et émacié, complété par une chevelure poivre et sel, courte. Ses joues légèrement creusées reflètent une carrure longiligne. Nous échangeons une poignée de main ferme qui finit de compléter le tableau d'un homme de responsabilité. A l'accent, je dirais qu'il est d'origine germanique.

Ce matin, nous partageons le petit-déjeuner. Olav m'informe qu'il est hollandais. Il voyage seul, lui aussi. A 49 ans, il s'est accordé quatre mois de voyage à travers la carretera austral, la Patagonie et d'autres lieux non définis. Le droit du travail hollandais permet d'acheter des jours de congés. Après plusieurs années, le voilà parti sur les routes sud-américaines. Son équipement est bien plus élaboré et adéquat à cet environnement. Un vélo hybride, un vrai, non pas rafistolé comme le mien, dans lequel il a investit avant le départ. Olav a déjà d'autres projets en tête.

Naturellement, nous échangeons sur notre itinéraire, le voyage à vélo, nos projets présents et futurs. Après 7 jours en solitaire, j'apprécie ce contact humain simple mais intéressant. Le cadre est également des plus agréables. La fraîcheur matinale est vite réchauffée par un soleil omniprésent. Les températures n'en demeurent pas moins plus basses qu'au cours de mes premiers jours à vélo. C'est assez marquant. Depuis Pucon, le thermomètre doit bien afficher 7 à 8 degrés de différence.

(Suite en commentaire)

[Carretera Austral] Jour 1 - La carretera austral, le grand départLe grand départ est arrivé. La douce clarté qui transp...
03/02/2020

[Carretera Austral] Jour 1 - La carretera austral, le grand départ

Le grand départ est arrivé. La douce clarté qui transperce la fenêtre me réveille. Je regarde le cadran : il affiche l'heure matinale de 6h30. Serais-ce cette impatiente euphorie de découvrir les beautés de la carretera austral qui me réveille à l'aurore ?
La nuit fût étrangement réparatrice dans ce cagibit, ce clapier à lapin, comme j'aime à l'appeler affectueusement. Mon odorat ne détecte aucune odeur de renfermé. Il a dû s'habituer. Encore allongé, je regarde à gauche, ma tête effleure la roue avant de ma bicyclette. A ma droite, c'est un amas d'affaires, ma popote et mes pièces de rechanges qui bordent mon matelas. Trois mètres carrés, guère plus, sont finalement suffisants pour bercer mon sommeil le temps d'une nuit.

Ce toit est le plus sommaire et exiguë de mon périple sud-américain. Il rêvet les traits d'une mini-aventure dans ce périple au cœur des grands espaces chiliens. De celles qui vous rappelle les richesses de la simplicité, la pauvreté du faste. Se satisfaire d'une nourriture simple et peu variée, s'imprégner du rustique d'un toit, re-découvrir le plaisir de la lenteur, l'authenticité des échanges, c'est une partie de l'essence de ce voyage.

Dormir dans une tente pendant une semaine vous rappelle tout le confort de la chaleur d'une cheminée, le plaisir de lire un livre à la lueur d'une bougie, niché sous un plaid. Partager un repas de pâtes à l'eau salée, car les légumes manquent, en compagnie d'un compère de voyage, vous sensibilise sur la richesse de la gastronomie et le plaisir des papilles, qu'on a tendance à oublier.
Et puis, il y a ces heures passés avec soi-même. Personne d'autre. La nature est bien présente, certes, mais par la force des choses, on se confronte à soi-même. Vous pouvez bien tenter de snober ces questions qui vous dérangent. Elles reviendront, inlassablement. Il y a aussi ces inspirations glanées sur le bord du chemin. La rencontre d'une personne au parcours singulier, à la perception différente de la vôtre. Aussi, la reconnection à la nature, si précieuse et bénéfique. Tous ces éléments vous font réfléchir à votre mode de vie.
(Suite en commentaire) @ Caleta La Arena, Chile

Jour 4 - Repos à OsornoRéveil à Orsono. Les courbatures sont toujours présentes, le mal au genou presque absent. Je déci...
28/01/2020

Jour 4 - Repos à Osorno

Réveil à Orsono. Les courbatures sont toujours présentes, le mal au genou presque absent. Je décide tout de même de camper sur ma décision et m'accorde cette journée de repos. La tentation est pourtant forte d'enfourcher la bicyclette et de retrouver la poussière des sentiers. Cependant, je choisis la prudence face au risque de remettre en cause mon périple.

Osorno est une ville de 150 000 habitants de la région Los Lagos au Sud du Chili. Elle se trouve à 110 kilomètres de Puerto Montt.

La veille, j'ai réservé sur Booking une chambre chez l'habitant pour 14$ la nuit. L'extérieur est jonché de poubelles et autres affaires anciennes dont on ne souhaite pas se séparer. Je vois même un tas de classeurs loger dehors. Rongé par l'humidité, bien entendu. Le pas de porte est des plus accueillants avec un congélateur accompagné d'autres meubles hors d'usage, eux aussi. C'est une femme d'au moins quatre-vingt berges qui m'ouvre. On peine à se comprendre. J'ai beau lui montré ma réservation, rien n'y fait. Je crois à une erreur d'adresse quand enfin elle reviens vers moi, sa fille au téléphone. C'est la propriétaire des lieux, je suis au bon endroit. Enfin, disons à l'endroit réservé. A l'intérieur, les meubles s'entassent et s'emmêlent. La chambre est du même acabit. Exiguë, deux lit se partagent les 6 mètres carrés de la pièce. Le seul meuble est ensevelis sous un amas de cartons.
Étrangement, je n'y vois déjà plus d'inconvénient. Probablement que les voyages passés et notamment ces dernieres semaines à Cuba m'ont appris à m'adapter et me contenter du peu. C'est rustique, sommaire mais authentique. Un brin kitsh. En fait, je crois que cela me plaît. Voilà qui met de l'intérêt. Je suis venu chercher autre chose que mon quotidien européen. Là, le contexte est propice à cette découverte.

Lessivé de ma journée, je fille dans ma chambre d'Harry Potter.

Une fois le déjeuner avalé, je contacte mon pote Charly, kinésithérapeute, qui me fournit une batterie d'étirements. Objectif: soulager la pression sur ce tendon du genou. Je me mets à la tâche avant de filer découvrir la ville.

(Suite en commentaire) @ Osorno, Chile

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