28/06/2026
Bonjour,
C’est à la fin du printemps que la cigale, après avoir passé l’essentiel de son existence enfouie sous terre, parfois dix mois, parfois plusieurs années, remonte vers la lumière pour enfin se présenter à nous.
Elle surgit du sol comme un petit miracle discret, déchirant son exuvie encore tendre, d’un vert translucide, avant de brunir lentement sous le soleil.
Cette année, elles sont nombreuses à venir saluer le monde, mais la canicule de juin leur est cruelle : il n’est pas rare d’en trouver certaines immobiles, terrassées par une chaleur qu’elles n’ont pas choisie.
La cigale appartient à la famille des Cicadidae, insectes de l’ordre des hémiptères, ces hétérométaboles dont la dernière métamorphose s’accomplit pleinement au grand jour. Leur chant, produit par les cymbales de leur abdomen, n’est pas une simple musique d’été : c’est un appel, une vibration, une manière de dire « je suis là » dans le vaste paysage.
Sous terre, la larve se nourrit grâce à sa longue trompe rigide, le rostre, qu’elle plante dans les racines pour aspirer la sève. Une fois adulte, elle continue de puiser la vie dans les organes végétaux, fidèle à ce lien intime avec les arbres et les plantes.
Ainsi va la cigale : créature de patience et de lumière, qui attend des années pour chanter quelques semaines, et dont la présence, fragile et vibrante, nous rappelle que chaque été porte en lui une part d’éternité