30/10/2016
Les dalles Beaugrenelle et Olympiades sont deux dalles construites à Paris dans les années 70-80.
À cette époque le principe même de la dalle n’est autre que de faciliter l’accès à tous les habitants en leurs proposants des services de proximités ( magasin, salle de sport, mode de garde). Ces deux dalles ont été imaginées par différents architectes, qui pensaient déjà au mode de vie de l’homme du XXI ème siècle.
Les immeubles y sont démesurés, la « ville » y est construire sur deux étages, sorte de Métropolis en plein Paris.
Mon travail photographique fut de montrer les particularités de la Dalle, je ne voulais pas montrer que l’aspect architectural de ces Dalles. Dans mon imagination , ces lieux n’étaient qu’un amas de béton où la vie est rythmée par les horaires de bureau.
La dalle s’est imposée à moi comme une surface difficile à appréhender. Démesurée par ses immeubles, par ses couches d’asphaltes, j’ai voulu alors à la manière d’un peintre, la révéler comme une palette de couleurs.
Ses palettes de couleurs sont des traces marquantes, souvenir d’un temps révolu. Tel le travail de Marc Rothko j’ai d’abord vu les Dalles comme une toile multiforme.
Tel un peintre voulant immortaliser l’architecture de son temps, j’ai pris le parti de photographier ces lieux avec un sténopé numérique.
Cette technique m’a permis d’appréhender les lieux de façon restreinte, seul les couleurs les plus flash sont alors visible dans mon viseur. Ces couleurs viennent s’opposer à la vision fantomatique des ombres passant devant mon optique. Signe d’activé permanente, ces ombres sont aussi le reflet de l’anonymat qui règne en ces lieux.
Le papier de mes tirages rappelle bien entendu celle de la toile, à la manière de Hopper, je souhaite peindre un témoignage de ces lieux. Au format 40X60, elles seront déposées sur un chevalet face au lieu de chaque prises de vue. Renforçant l’idée de trace et de témoignage chacun pour alors prendre le temps nécessaire pour regarder les toiles tel le peintre devant son oeuvre et comparer les différents aspects des lieux.
" Si vous pouviez le dire avec des mots, il n’y aurait aucune raison de le peindre." Edward Hopper