23/04/2024
Invité à l'atelier Tisseuse de Liens 34 par Claire Schneider j'ai eu le plaisir de rencontrer Nat Jambon, teinturière, qui nous a réalisé une démo sur les teintures à l'indigo.
Un cuve de teinture indigo est préparée à l'avance avec des pigments d'indigo naturels, de la chaux, du sucre (fructose) et de l'eau. Le dosage est le fruit d'un savoir-faire séculaire. Il est monté lentement et longuement à température, le ph basique/alcalin est contrôlé. Bien qu'étant à Sète, c'est plus technique qu'une sauce de bourride.
Les matières à teindre sont mouillées dans de l'eau pour enclencher l'oxydation. Elles sont trempées dans le bain où s'effectue une réduction (consultez vos cours de chimie du collège !). La durée du bain est le résultat du savoir-faire du (de la) teinturier (ère), un minuteur de cuisine peut-être utile (... comme pour la macaronade).
Les matériaux sont retirés de la cuve et apparaissent verdâtres. Ils s'oxydent à l'air et virent alors au bleu.
Ils peuvent ensuite être retrempés plusieurs fois selon l'effet désiré et selon l'origine des matières. Nous avons testé : coton, lin, chanvre, soie, laine, poils de chameau, osier et rafia naturels.
Des motifs peuvent créés en réservant des zones de la matière en effectuant des plis, torsades, tressages, coutures, ligatures... rappelez-vos vos tee-shirts hippies façon shibori des années s'70.
Bref, un art immémorial bien plus compliqué que la préparation de la bouillabaisse...
Auparavant, au déjeuner, la ventrèche de thon snackée était excellente. Sète est une bien belle ville !
Grand merci à Claire et à Nathalie.