Victor Girard

Victor Girard Page Facebook créée par Nicolas Quennec, arrière-petit-fils de Victor Girard.

Retour en images sur l'exposition photos Victor Girard au passage Sainte-Croix à l'occasion des journées du patrimoine (...
27/09/2024

Retour en images sur l'exposition photos Victor Girard au passage Sainte-Croix à l'occasion des journées du patrimoine (week-end du 21 & 22 septembre 2024). Merci à Frédéric Quennec pour les photos.

Samedi et dimanche prochains au Passage Sainte-Croix (Nantes), EXPOSITION PHOTOS VICTOR GIRARD ! (gratuit)
16/09/2024

Samedi et dimanche prochains au Passage Sainte-Croix (Nantes), EXPOSITION PHOTOS VICTOR GIRARD ! (gratuit)

RDV en septembre  à Nantes pour les journées du patrimoine avec au passage Sainte-Croix les photos de Victor Girard (gra...
28/07/2024

RDV en septembre à Nantes pour les journées du patrimoine avec au passage Sainte-Croix les photos de Victor Girard (gratuit).

Un grand merci à  Nantes Fascinante - Stéphane Pajot pour cet article dans le journal Presse-Océan qui revient sur l'his...
28/07/2024

Un grand merci à Nantes Fascinante - Stéphane Pajot pour cet article dans le journal Presse-Océan qui revient sur l'histoire de la famille Girard / Quennec et qui évoque la prochaine expo au Passage Sainte Croix (Nantes) en septembre.

Pour ceux qui auraient raté l'exposition photos Victor Girard, j'ai le plaisir de vous annoncer qu'elle sera reprise fin...
22/06/2024

Pour ceux qui auraient raté l'exposition photos Victor Girard, j'ai le plaisir de vous annoncer qu'elle sera reprise fin septembre au Passage Sainte-Croix (Nantes) dans le cadre des journées du patrimoine 2024. Plus de détails à venir..

Où il est question de la Nouvelle-Calédonie...Remorquage en Loire du 4 mâts barque cap-hornier Mistral (1902). Ce fut le...
16/05/2024

Où il est question de la Nouvelle-Calédonie...

Remorquage en Loire du 4 mâts barque cap-hornier Mistral (1902). Ce fut le dernier quatre-mâts lancé à Nantes. Sous les ordres du capitaine Chevrier et chargé d'une cargaison de nickel, le Mistral disparut au retour de sa septième campagne de Nouvelle-Calédonie entre septembre 1908 et janvier 1909.

Merci pour votre fidélité à la page FB Victor Girard ! L'année 2024 devrait voir la sortie d'un livre sur Victor Girard ...
01/01/2024

Merci pour votre fidélité à la page FB Victor Girard ! L'année 2024 devrait voir la sortie d'un livre sur Victor Girard que je vais écrire. Signé Nicolas, le petit-fils de Louise, la jeune fille sur la photo...

Aujourd'hui dans Presse-Océan :)
31/12/2023

Aujourd'hui dans Presse-Océan :)

[Presse Océan] Le pont Maudit, qui reliait alors l’île Feydeau à l’île Gloriette, s’écroule le 16 juillet 1913. Sur cette image de 1900, on aperçoit le pionnier des trams

POÈME SUR VICTOR GIRARD (mon arrière-grand-père photographe) ET SA FILLE LOUISE (ma grand-mère décédée en 2006)...Victor...
29/12/2023

POÈME SUR VICTOR GIRARD (mon arrière-grand-père photographe) ET SA FILLE LOUISE (ma grand-mère décédée en 2006)...

Victor Girard,

Mystérieuses expériences dans son laboratoire,
Alchimie à la lumière du jour,
Lampe à quartz et tube à mercure -
Louise tranquille déguste une mûre -
62ème régiment d’infanterie à Lorient,
Engagé à dix-huit ans -
Le Baccalauréat que je vois là encadré
Chez les parents dans le salon,
Et moi son arrière petit-fils,
Je l’ai décroché un siècle plus t**d, en quatre-vingt dix -
J’appuie sur un bouton
Et voilà, ma chérie, ta petite bobine est dans la boîte -
Précieux héritage
Sens de la composition, du cadrage
Papier glacé, chaleur des couleurs -
Bonjour mon cœur, tu es réveillée ?
Regarde-donc ces quelques clichés
Ma petite chérie ma poupée -
Je suis fier de mon ancêtre, tu le sais
Il a connu Sarah Bernhard
Tu me demandes « qui c’est ? »
Attends, je vais t’expliquer -
Et puis je tombe sur cette photo
Où Mémé petite prend la pose
Avec des soldats noirs venus d’outre-atlantique
Descendants d’esclaves en première ligne
Chair à canon pour nous secourir –
Nantes, ses immeubles bourgeois,
Le quai de la Fosse,
Le bois d’ébène, richesse, trafic,
Commerce indigne –
Finie la pose, Lili éclate de rire,
Insouciance de l’enfance ;
Puis les années folles, une jeunesse,
Sept enfants -
Tu sais, mon lapin, la pilule n’existait pas,
Tu as de la chance de ne pas naître en ce temps-là ;
Et puis de nouveau le cauchemar,
L’invasion de la Pologne, la barbarie nazie,
L’occupation, les restrictions, plus de beurre,
Les tickets, les bombardements, la terreur,
Juste une question de survie –
Sept janvier quarante quatre, papa -
Et puis un beau matin de juin à la radio
Le retour des américains en héros,
Une haie d’honneur, embrassades, la joie -
Un père qui abandonne sa famille,
Le grand-père et sa canne,
Il n’a pas laissé tomber sa fille,
Enfance dans la nature, sarbacane -
Mille neuf cent cinquante quatre,
Il a pris un aller simple pour le ciel
Il est au paradis c’est sûr
Là-haut, au-delà des nuages, de la voûte azur –
A présent ma chérie, allons nous coucher, il est t**d,
Tu vois dans la vie il faut se battre,
Comme un papillon dans la lumière des phares,
Bientôt nous irons la voir à Muzillac,
Nous irons au bord de la mer turquoise,
Loin du monde mis à sac,
Douceur de ton pull couleur framboise…

Nicolas Quennec, jeudi 26 septembre 2002

Photo: Ma grand-mère fête son 91ème anniversaire en famille...

[PHOTO INÉDITE de  Victor Girard] Manœuvre des pompiers en 1912 à Nantes, place Edouard Normand, devant le théâtre de la...
25/12/2023

[PHOTO INÉDITE de Victor Girard] Manœuvre des pompiers en 1912 à Nantes, place Edouard Normand, devant le théâtre de la Renaissance (qui sera détruit par un incendie le 19 décembre de la même année, et l'actuel temple protestant l'a remplacé suite aux bombardements de 1943).

Toujours dans le cadre de mon projet de livre sur Victor Girard (voir les posts précédents), j'ai écrit sa biographie et...
19/11/2023

Toujours dans le cadre de mon projet de livre sur Victor Girard (voir les posts précédents), j'ai écrit sa biographie et je la partage ici. J'attends vos (éventuels) avis...

Biographie de Victor Girard (1867 – 1954)

1867. Gustave Bazelais est l’un des dix photographes qui ont pignon sur rue à Nantes. Il vit, pour l'essentiel, des portraits qu'il réalise pour les notables, comme tous ses confrères qui affichent souvent comme raison sociale celle de « portraitiste ». Aujourd’hui, 11 novembre, c’est une séance photo un peu particulière. Le bébé de deux mois qu’il photographie dans les bras de sa mère est le fils de Victor Girard, son employé. Ce dernier a baptisé son fils « Victor », du même prénom que lui-même (une coutume assez répandue à l’époque). L'année suivante, Victor (père) reprend l’atelier de M. Bazelais.

Quelques années plus t**d, on retrouve le jeune Victor élève au prestigieux lycée privé Saint-Stanislas à Nantes. Son père s'est très vite inséré dans la bourgeoisie catholique conservatrice, ce qu'indique bien alors le choix de cet établissement scolaire. En 1886, Victor obtient son baccalauréat ès Lettres, un diplôme réservé alors à moins de 2% des jeunes hommes du département.

Après l’obtention de ce diplôme, il s'engage aussitôt pour sept ans dans l'armée, au 62e Régiment d’Infanterie de Lorient. À cette période, il fait la connaissance de Alexis de Broca, artiste peintre. qui réalisait alors de nombreux portraits d'officiers, des paysages et des caricatures. Les deux amis eurent plusieurs fois l'occasion d'être invités à la table de Sarah Bernhardt, célèbre comédienne de l’époque, à la Pointe des Poulains à Belle-Île-en-Mer (Morbihan). Pendant son engagement, le sergent Girard se fit remarquer à la grande fête du Drapeau du 62e Régiment, et fut félicité dans les colonnes de L'Avenir de la Bretagne. Avec Alexis de Broca, il avait conçu à cette occasion la décoration de deux salons. Dès cette époque, Victor possède un appareil photo et il immortalise la vie au régiment.

Après son passage à Lorient, Victor envisage de poursuivre une carrière dans la Marine. Ses plans seront contrariés puisque son père décède le jour de Noël 1893. Les pressions de sa mère sont les plus fortes : il prend la succession et devient photographe. En 1907, il se marie à l’âge de 40 ans, et il aura deux ans plus t**d une fille, Louise, qui va vite devenir son sujet favori.

Durant sa carrière, Victor ne se contenta pas de rester dans son studio de la rue Boileau. Il descendait dans les rues de Nantes avec ses appareils. Reporter au quotidien nantais Le Phare (ancêtre de Presse-Océan), il se révéla un étonnant chasseur d'Images. C’était l’époque de la Venise de l’Ouest, une ville de Nantes irriguée par plusieurs bras de la Loire et parcourue par l'Erdre, avec ses îles dont seuls les noms nous sont restés (île Feydeau, île Gloriette). Le port fut l'un de ses lieux de reportage favoris. Victor Girard a fixé sur ses plaques avec un talent très sûr de majestueux voiliers, le pont transbordeur (il est présent à son inauguration), les quais encombrés de marchandises, les chantiers navals. Sa passion de l'armée le conduisait aussi du côté des défilés militaires, des dragons cavalcadant, des canons. Son goût pour le quotidien lui faisait saisir au hasard de ses promenades des anecdotes multiples : les marchés, les petits métiers, les épreuves sportives, le cirque. Son reportage le plus épique fut sans conteste l’effondrement du Pont Maudit en 1913. Il est là quand apparaissent les premières fissures, et il saisit sur le vif la dislocation de l’édifice jusqu’à la fin.

Pendant la guerre 1914-18, Victor Girard photographia, si l'on peut dire, le cosmopolitisme de Nantes. Il prit en photo les armées en transit, et du côté de son studio, il avait affiché ses tarifs en plusieurs langues. Des soldats venus des quatre coins de monde, Américains, Indiens, Russes, Chinois, Tonkinois, grimpèrent ses quatre étages, pour poser d'une façon martiale. À cet effet, Victor Girard avait réalisé en bois un canon de 75 ainsi que la maquette d'un cavalier sur sa monture. Il proposait aux soldats noirs américains, victimes de ségrégation chez eux comme dans l’armée, de poser avec sa petite fille Louise, alors âgée de huit ans. Ils envoyaient l'épreuve aux États-Unis, pour dire qu'en France le racisme n'existait pas.

Grâce à ses activités et sans doute à l'héritage paternel, Victor Girard vit rapidement dans une certaine aisance. Il contribue très généreusement, à hauteur d'un peu plus de 3000 francs-or, aux emprunts de guerre en 1915 et 1916. Il prend sa retraite à 52 ans, en 1919, en se retirant à Trentemoult puis à Pornic dans les années 1930, où il fixe sur pellicule la vie dans la cité balnéaire. Peut-être a-t-il connu des revers de fortune, comme de nombreux rentiers lors de la Grande crise de 1929. Toujours est-il qu’il exerce alors divers métiers, dont celui de caissier au casino de Pornic. Dans les années 1940, c’est à Muzillac (Morbihan) qu’il se retire définitivement. Jusqu’au bout, il prend des photos, comme en témoigne le dernier cliché qu’on connaisse de lui, le passage du Tour de France cycliste en 1950, quatre ans avant sa mort, à l’âge de 87 ans. Sa fille Louise, quant à elle, demeurera dans la petite cité bretonne jusqu’à sa disparition en 2006. Elle a alors atteint l’âge canonique de 96 ans.

Nicolas QUENNEC (arrière-petit-fils de Victor Girard)

Je partage ici l'avant-propos qui figurera dans le livre sur Victor Girard si cela se fait. Qu'en pensez-vous ?AVANT-PRO...
16/11/2023

Je partage ici l'avant-propos qui figurera dans le livre sur Victor Girard si cela se fait. Qu'en pensez-vous ?

AVANT-PROPOS

Par Nicolas Quennec (arrière-petit-fils de Victor Girard)

Les séjours chez notre grand-mère à Muzillac en Bretagne quand nous étions enfant, mon frère Frédéric et moi, étaient toujours teintés de joie de vivre, de rires et de malice. La tortue centenaire qui nous accueillait donnait le ton, sagesse et longévité. Louise était la fille unique de Victor Girard, photographe décédé en 1954, dont le portrait jauni trônait dans la petite salle à manger. Elle avait eu sept enfants abandonnés par leur père en 1945. Louise les a élevés seule avec l’aide du patriarche, et notre père François a trouvé en lui une figure paternelle.

Durant notre jeunesse, il nous arrivait d’ouvrir des albums volumineux de photos en noir et blanc. En tournant les pages, on se plongeait dans l’Histoire de Nantes, mais nous ne réalisions pas la valeur exceptionnelle de ce trésor, c’était comme des photos de famille. Ce n’est pas banal toutefois de voir sa grand-mère poser enfant avec des soldats noirs américains en 1918 !

Sous l’impulsion de notre père, un article sur Victor Girard paraît dans Presse-Océan en 1978 puis plusieurs autres en 2002 dans Ouest-France. A cette occasion, Louise exprime ses craintes, elle a peur qu’on oublie qui était son père. On parle déjà d’un livre. Elle est décédée en 2006 à l'âge de 96 ans.

Puis Victor Girard retombe dans l’oubli. Pour honorer la mémoire de cette grand-mère adorée, je décide de scanner les photos pour créer un compte twitter en 2014, et un site internet par la suite. Le succès est immédiat, il y a de nombreuses retombées dans la presse. Quelques années plus t**d, une exposition se tiendra à Nantes, et le musée du Château des ducs de Bretagne retiendra plusieurs photos pour son exposition permanente.

De nombreuses personnes ces dernières années m’ont demandé s’il existait un livre sur Victor Girard. Aujourd'hui c’est chose faite, et je tiens à remercier toutes les personnes qui ont pu rendre cela possible.

(photo: Louise fêtant en famille son 91ème anniversaire)

Adresse

10 Rue Boileau
Nantes
44000

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