Vegetal Pictures

Vegetal Pictures A l'heure de la réalité augmentée, la photographie découvre le sujet brouillé de la beauté SUR-naturelle.

Couronne dérisoire de panthère figée,qui frémit encore d'un soleil de pétales —jaune, presque soie, presque souffle.Elle...
02/04/2026

Couronne dérisoire de panthère figée,
qui frémit encore d'un soleil de pétales —
jaune, presque soie, presque souffle.

Elles n’ont vécu que le temps dun voyage,
quelques jours suspendus à la lumière,
avant que la pâleur ne gagne leurs veines.

La bête, pourtant, tend ses muscles d’ombre,
offre sa force chaude, nerveuse — en vain.
La vie s’échappe. Le fauve reste immobile.

Et sur la table, déjà,
les corolles tombées soupirent :
tout ce qui brûle, se défait.

ne se découvre pas d'un fil." À vous ce présent printanier Mon coeur est au fond du panier""C'est inutile d'insisterPour...
01/04/2026

ne se découvre pas d'un fil.

" À vous ce présent printanier
Mon coeur est au fond du panier"

"C'est inutile d'insister
Pour chaque Poisson un ba**er"

"Cherchez le nom au versot"
Énigme non résolue...

25.03.1918Très cher ami,À toi toutes mes pensées,Votre amie,T. Riehez.22.11.1918Ma chère petite Eliane,Que le cadre fleu...
23/03/2026

25.03.1918
Très cher ami,
À toi toutes mes pensées,
Votre amie,T. Riehez.

22.11.1918
Ma chère petite Eliane,
Que le cadre fleuri vous rende l'image plus chère
Ta petite sœurette qui t'aime beaucoup,
Fernande.

11.05.1919
Bien chère amie,
Mes vœux les plus ardents se cachent dans ces fleurs
Qu'elles soient messagère de bonheur.
Ton amie qui ne t'oublie pas,
Henriette.

au cinéma du cielNuages de marsUn cheval de coton fileUn château s'écroule
16/03/2026

au cinéma du ciel

Nuages de mars
Un cheval de coton file
Un château s'écroule

Rouge des roses —sur le bleu froid de Delfttrois fleurs se taisent
14/03/2026

Rouge des roses —
sur le bleu froid de Delft
trois fleurs se taisent

INSPIRÉ ET PROMETTEUR Je me demande ce qu'en pensent et Édouard Baer... Y'a d'la joie!Rien à redire.
04/03/2026

INSPIRÉ ET PROMETTEUR

Je me demande ce qu'en pensent
et Édouard Baer...


Y'a d'la joie!
Rien à redire.

La lune des vers luit sur les sillons ouverts,Et sous l’humus tiédi s’éveille un peuple sourd ;Les poètes, ce soir, lui ...
04/03/2026

La lune des vers luit sur les sillons ouverts,
Et sous l’humus tiédi s’éveille un peuple sourd ;
Les poètes, ce soir, lui répondent en vers,
Car si là les vers tuent, les vertus percent a jour.

À la fin de l’hiver, le sol commence à dégeler.
Les vers de terre réapparaissent dans la terre humide.
Les oiseaux (surtout les merles et rouges-gorges) reviennent pour s’en nourrir.
La lune de mars devient donc le signe du réveil du sol — la terre s’ouvre, la vie souterraine recommence.

Épitaphe,
" Quelques vers sur beaucoup d'autres "
Jules Renard.

22/02/2026

fait des heures sup' au Grand Palais, pour se laisser surprendre par les esquisses des futurs vitraux de Claire Tabouret...
22/02/2026

fait des heures sup' au Grand Palais, pour se laisser surprendre par les esquisses des futurs vitraux de Claire Tabouret pour Notre Dame

La galerie ne se contentent pas d’annoncer une commande : elle expose un processus. On y voit la pensée à l’œuvre, le combat de la couleur avec la lumière, la négociation subtile entre foi, architecture et regard contemporain.

L'artiste a choisi une palette équilibrée mais vibrante. L’enjeu est clair : préserver la lumière blanche de la cathédrale tout en la traversant d’élans chromatiques.

Ici, la couleur n’est pas décorative ; elle est tension maîtrisée. Elle pulse, parfois presque insolente, et pourtant elle suit en filigrane le rythme des temps liturgiques. Le rouge, le vert, l’or ne sont pas des effets — ce sont des balises.

L'ensemble a été réalisé au monotype, technique d’impression qu’elle pratique avec une constance presque obsessionnelle.

Chaque figure semble surgir d’un voile de matière, comme si la scène sacrée apparaissait dans le tremblé du geste plutôt que dans la précision du dessin.

La Pentecôte — Thème choisi par l’archevêché de Paris — devient moins un récit qu’un mouvement. Symbole d’unité et d’harmonie entre les hommes, elle inspire à l’artiste une composition traversée d’élans verticaux, presque électriques.

Et puis il y a Marie. Elle échappe au cadre convenu. Son regard sait déjà. Elle comprend avant les autres ce qui advient. Chez Tabouret, elle n’est pas une figure passive mais une présence lucide, intérieurement en avance sur l’événement.

Ces esquisses grandeur nature frappent par leur énergie contenue.
Ni dévotion illustrative ni rupture spectaculaire.
Autre chose émerge : une spiritualité habitée par la couleur, un récit sacré traversé d’humanité, et une lumière que l’artiste, loin d’assombrir, semble vouloir protéger.

Hâte de voir les vitraux réalisés avec l'atelier Simon-Marq

se perd dans les paysages d’Eva Jospin qui ouvrent des mondes.Des forêts denses, des architectures rêvées, des grottes o...
22/02/2026

se perd dans les paysages d’Eva Jospin qui ouvrent des mondes.
Des forêts denses, des architectures rêvées, des grottes où la pierre semble respirer.

Grottesco, une chute — celle d’un jeune Romain glissant dans l’ombre d’une cavité oubliée.
Sous la terre, des fresques miraculeuses.
D’un palais enseveli naît un imaginaire où le végétal, l’architecture et le fantastique s’enlacent.

Obscurité fertile.
Depuis des années, la grotte creuse son œuvre. Eva Jospin y fait naître des profondeurs, des proliférations de formes, des motifs qui semblent surgir d’un souvenir enseveli.

On ne visite pas l’exposition : on y déambule, on la traverse.
On contourne, on s’enfonce, on revient sur ses pas. Une forêt surgit, nous enlace, nous égare. Rien ne se livre d’un seul regard. Chaque détour révèle un autre visage. L’architecture s’effrite, la nature reprend, la matière se métamorphose.

Ici, tout dialogue : le minéral et le textile, la ruine et la broderie, la surface et l’abîme. Les motifs se répondent comme des échos dans une caverne.

Des bas-reliefs brodés émergent, suspendus entre sculpture et fil. La broderie quitte le plan, devient volume, cascade, architecture fragile — comme si un paysage ancien avait trouvé refuge dans le tissu.
L’œuvre d’Eva Jospin est une traversée.
Un passage entre visible et caché.
Une invitation à se perdre pour mieux voir.

croyait connaître Victor Hugo. Le titan des lettres, le prophète républicain, l’auteur des Misérables et le chroniqueur ...
17/02/2026

croyait connaître Victor Hugo. Le titan des lettres, le prophète républicain, l’auteur des Misérables et le chroniqueur incandescent de son siècle.

On le savait visionnaire, politique, lyrique. On le découvre collectionneur, décorateur. Et c’est une révélation.

L’exposition « Victor Hugo décorateur », présentée dans son appartement de la place des Vosges, révèle un homme que l’écriture ne suffisait pas à contenir.

Hugo collectionne. Avec une ardeur presque compulsive. Des coffrets, des faïences, des laques, des étoffes, des armes, des bibelots venus d’Orient, d’Espagne ou d’Angleterre. Des objets rares, étranges, parfois hétéroclites. Il accumule comme on archive le monde.

Mais il ne se contente pas d’amasser : il transforme. Il assemble des meubles, dessine des motifs, invente des décors saturés d’ombres et d’exotisme. Son célèbre salon chinois — saturé de panneaux sculptés, d’inscriptions, de créatures hybrides — tient autant du cabinet de curiosités que du manifeste esthétique. Hugo ne décore pas : il compose un cosmos.

Ce qui frappe, c’est cette nécessité d’embrasser la diversité humaine par tous les moyens possibles. Écrire, certes. Mais aussi montrer, conserver, réagencer. Comme si chaque objet étrange était la preuve tangible de la puissance poétique du monde. Chez lui, la décoration devient un acte poïétique : créer pour répondre à la création.

Une certitude : Hugo n’était pas seulement un génie littéraire. Il était un architecte d’univers. Un collectionneur d'infini.





chasse la licorne sous la luneLa licorne, l’étoile et la lune ouvre la porte d’un conte, d’un grimoire ancien.La licorne...
16/02/2026

chasse la licorne sous la lune

La licorne, l’étoile et la lune ouvre la porte d’un conte, d’un grimoire ancien.

La licorne, créature fragile qui se dresse entre mythe et réel ; l’étoile, qui nous relie au vaste cosmos ; la lune, compagne familière des cycles du vivant.

Planquées entre les habitués du musée, les œuvres inédites et pièces emblématiques de Florentine et Alexandre Lamarche-Ovize dialoguent avec l’univers du lieu. Nourris par l’imaginaire médiéval, ils inventent des récits où se rejoue notre lien aux autres espèces : comment vivre ensemble, dans le respect, l’entraide et l’attention portée au vivant.





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LA PHOTOGRAPHIE SURNATURELLE

Au travers des lentilles apparait le surnaturel. Au delà de l'optique, la nature sublimée. Flottant dans un halo incertain on devine une corolle, fragile robe de couleur, des perles accrochées comme un bijou fuyant, une parure passagère pour une star éphémère.