03/09/2026
Si l’ensemble des Congolais décidait un jour de vendre la RDC, la valeur théorique du pays pourrait être estimée à près de 35 000 milliards de dollars, en prenant en compte ses ressources minières, ses forêts, ses réserves en eau, son potentiel hydroélectrique et agricole, ainsi que l’étendue de son territoire. Rapportée à une population d’environ 116 millions d’habitants, cette somme représenterait près de 300 000 dollars par Congolais. Une fortune qui, en théorie, permettrait à chacun de repartir vivre ailleurs.
Un scénario qui relève aujourd’hui de la fiction. Mais une question juridique et politique mérite d’être posée.
Si la loi Ngondankoy, dans sa version déclarée conforme sous réserves par la Cour constitutionnelle, permettait au peuple d’être consulté sur des questions fondamentales touchant à la destinée de la Nation, jusqu’où pourrait aller cette souveraineté populaire ?
Dans son arrêt, la Cour constitutionnelle évoque la « liberté illimitée, sur le fond comme dans la forme » du pouvoir constituant originel.
Dès lors, une question vertigineuse se pose : si le peuple peut décider de refonder entièrement l’ordre institutionnel du pays, pourrait-il, en théorie, aller jusqu’à décider de son propre patrimoine national, voire de la vente de la RDC ?
C’est précisément cette hypothèse extrême qui révèle l’ampleur des enjeux soulevés par cette loi.