Esengo Association de Production, de Promotion, Artistique & Culturelle, réalisation Photographique basée à Poitiers (86).

Notre but et la Production & la Promotion artistique. Association de la loie 1901 et qui a pour but la production et la Promotion artistique et Culturelle. Nous proposons des ateliers et cours d'écritures, Chants & MAO en plus d'une activité d'enregistrement sonore pour tous ceux et toutes celles qui voudraient enregistrer, Mixer et masteriser leur album musical.

"On vit dans un endroit qui nous rend malades" : cinq Français nous racontent leur vie de mal-logésEn France, 4,2 millio...
05/02/2026

"On vit dans un endroit qui nous rend malades" : cinq Français nous racontent leur vie de mal-logés

En France, 4,2 millions de personnes sont considérées comme mal logées, conséquence d'une crise du logement qui s'aggrave. De l'inconfort aux conséquences sur leur santé, certains ont accepté de nous parler de leur situation.

Issiaka appréhende de rentrer chez lui, Fabien n'accueille personne par honte, tandis que Kathia s'inquiète pour ses enfants depuis qu'elle a découvert que son logement était contaminé par le plomb. Comme eux, 4,2 millions de personnes sont considérées comme mal logées en France, selon la Fondation pour le logement des défavorisés, qui a publié lundi 2 février son rapport annuel. Appartement trop petit, habitat insalubre ou inadapté : ce chiffre englobe des réalités très différentes, alors que la France connaît une grave crise du logement. Conflit avec un propriétaire, système D, conséquences sur leur état de santé... Cinq de ces mal-logés nous ont confié leurs préoccupations.
Issiaka, intermittent du spectacle : "La pluie amène de l'humidité qui ronge les murs"

Lorsqu'il a posé ses valises dans son petit studio de Pantin (Seine-Saint-Denis), Issiaka était en "galère de logement". Cet intermittent du spectacle de 36 ans, dont les revenus fluctuent (il gagne en moyenne 1 300 euros par mois), avait pris en urgence cet ancien local commercial transformé en habitation. Il pensait y rester deux ans, trois tout au plus. Il y vit depuis près de six ans, et a vu les problèmes s'accumuler au fil des années.

Son logement de 17 mètres carrés souffre d'une isolation défaillante. "La pluie amène de l'humidité qui ronge les murs. A certains endroits, ils sont noirs et pleins de champignons. Cela a abîmé des vêtements et une armoire que j'ai dû jeter", raconte Issiaka, qui a été contraint de réorganiser son studio.

"Pendant un temps, je vivais et dormais dans une partie de mon 17 mètres carrés pour ne pas être au contact du mur rongé par l'humidité, vous vous rendez compte ?"
Issiaka

à franceinfo

En plus d'être une passoire thermique (son logement est classé F), son studio empile les problèmes d'insalubrité. "Quand je me douchais, l'eau était marron." ll a fallu que les services d'hygiène passent pour que le propriétaire effectue certains travaux. Pas suffisant selon Issiaka, qui a développé plusieurs problèmes de santé. Il a du mal à respirer, le nez souvent bouché, des boutons et des démangeaisons. "Dès que je suis ailleurs, ça va mieux. Récemment, un médecin m'a vivement conseillé de quitter mon studio, mais c'est tellement compliqué de trouver [en région parisienne]", dit Issiaka, actuellement en procès contre son propriétaire.
Laure, secrétaire : "La prochaine étape, c'est un arrêté de mise en péril"

Le mal-logement n'épargne pas les petits propriétaires, et Laure peut en témoigner. Après un divorce qu'elle qualifie de "compliqué", cette femme de 40 ans débarque à Dieppe (Seine-Maritime) avec sa fille en 2022. Avec son salaire légèrement supérieur au smic, louer un appartement s'annonçait difficile, alors elle a décidé d'acheter une maison de 80 mètres carrés. Laure y a mis toutes ses économies (60 000 euros) et a contracté un prêt sur 22 ans pour les 70 000 euros restants. "La visite s'est bien passée, il y avait un petit jardin et j'ai été charmée par cette maison mignonne, c'était mon petit bijou", se remémore Laure, qui a vite déchanté.
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Il y a quelques mois, elle se rend compte que la maison en briques ne l'est pas vraiment. "Un jour, je m'appuie contre un mur et mon poing s'enfonce : la maison était en réalité à colombages, et le bois sous les briques était rongé par les champignons." "J'habite à côté d'une voie ferrée, à chaque train qui passe, j'avais peur que la maison s'effondre. Je n'en dormais plus", continue Laure, contrainte de réaliser des travaux en urgence pour consolider le mur.

Elle enchaîne aussi les rendez-vous, les devis et les coups de fil à son assurance. Car sa maison a perdu presque toute sa valeur : elle est désormais estimée à 20 000 euros et la mairie passe chaque mois pour vérifier l'état des fondations, qui menacent de s'effondrer. "La prochaine étape, c'est un arrêté de mise en péril", redoute Laure, qui n'a pas les moyens de payer des travaux estimés à plus de 100 000 euros. En attendant un éventuel relogement, elle multiplie les démarches pour lancer une action en justice. "J'ai l'impression d'être un numéro, à qui on a vendu une maison avec un diagnostic mensonger. J'ai bossé toute ma vie pour me mettre à l'abri et je me retrouve dans une situation insoluble."
Fabien, sans emploi : "Je n'invite personne chez moi car j'ai honte"

Depuis qu'il a fait un burn-out il y a une dizaine d'années, Fabien alterne les petits boulots et les "longues" périodes d'inactivité. Après avoir longtemps été hébergé chez un cousin, en Haute-Savoie, cet homme de 48 ans a rejoint la Bretagne en 2023, sans rien ou presque. Il a d'abord passé six mois à vivoter dans son petit fourgon : une vie très précaire passée à "manger des boîtes de conserve" et vivre au jour le jour.

"L'hygiène, c'est compliqué car il faut trouver des endroits pour se do**her. Le confort ? Mon fourgon n'était pas aménagé pour y vivre. L'été, j'ai eu très chaud. L'automne, c'était vraiment froid et humide la nuit."
Fabien

à franceinfo

"Il faut aussi trouver un endroit tranquille, où on ne sera pas embêté", se remémore Fabien, marqué par le "regard des autres". "Quand on sort à la fraîche, le matin, on est vu comme le pauvre du coin, le cassos." Après six mois à "quémander" un logement, Fabien trouve un studio de 30 mètres carrés à Pontivy (Morbihan), qu'il paie à peine un peu plus de 200 euros, lui qui touche environ 600 euros d'aides lorsqu'il ne travaille pas. Son appartement, dit-il, accumule les défauts : les fenêtres et la porte sont vieilles et l'isolation phonique et thermique y est désastreuse.

"J'en ai eu pour 1 300 euros d'électricité l'an dernier, pourtant je fais attention. Et il y a une sensation d'humidité en permanence : quand je me couche, j'ai l'impression que les draps sont mouillés", détaille Fabien, qui se sent "humilié". "Psychologiquement et socialement, ça me casse la tête. Je n'invite personne chez moi car j'ai honte. Je suis au fond du trou, et j'ai l'impression de le porter sur moi", dit le quadragénaire, qui aimerait changer d'appartement, même si son espoir est mince. "J'ai l'impression d'être dans une cage, et même en le voulant, c'est compliqué de changer. Se loger est devenu un calvaire en France et nos dirigeants ne voient pas cette bombe du logement."
Kathia, psychopraticienne : "On culpabilise vis-à-vis de la santé de nos enfants"

Comme plusieurs personnes interrogées, Kathia a répondu à un appel à témoignages lancé par franceinfo. Elle y listait ses problèmes : "Asthme des enfants, saturnisme infantile, syndrome du bâtiment malsain pour les adultes, charge mentale et stress chronique, épuisement psychologique." "On vit dans un endroit qui nous rend malades", résume cette femme de 42 ans, locataire, avec son mari et leurs trois enfants, en Seine-et-Marne.

Au-delà des petites et grosses galères – une chaudière qui dysfonctionne, une rupture de canalisation, des factures de régularisation –, Kathia et ses proches vivent dans un logement contaminé par le plomb. Il y en a dans le mur et dans l'eau, ce qui a obligé la famille à condamner la do**he pendant plus d'un an. Leur habitation est aussi humide, et l'addition du plomb et de l'humidité a des conséquences sur la santé des trois enfants, en particulier les deux petits de 4 et 6 ans. "Nos enfants ne vont pas bien : ils ont des problèmes dentaires, de l'asthme et des rhinites, mais aussi des troubles de l'attention. Ils sont aussi fatigués", énumère Kathia, particulièrement inquiète des conséquences du saturnisme.

"Le plomb est un facteur de cancer, et pourtant on continue de les exposer. On culpabilise vis-à-vis de la santé de nos enfants, mais on ne peut pas toujours être derrière eux pour leur dire de ne pas toucher les murs, boire de l'eau, etc."
Kathia

à franceinfo

La psychopraticienne constate aussi que les problèmes à la maison influent sur tout le reste : le travail, leurs relations et leur patience. "On est fatigués et irritables et on crie, alors qu'on ne le faisait jamais avant. Parfois, je me dis qu'on est devenus fous."
F***y, artisane : "Les propriétaires du camping ne m'ont jamais fourni de quittance de loyer"

"Je suis partie car je n'en pouvais plus. Ce logement m'a bousillé la vie et m'a renfermée sur moi-même." Au bout du fil, F***y raconte ses trois années dans un camping en Vendée. Son arrivée coïncide avec un double événement : la perte de son précédent travail où elle était logée et la sortie de prison de son ex-conjoint. "Il lui fallait une adresse à déclarer et une occasion s'est présentée dans un camping, alors on a foncé."
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Le couple paie 400 euros par mois pour un petit mobil-home, mais rien n'est déclaré. "Les propriétaires du camping ne m'ont jamais fourni de quittance de loyer, donc je n'ai jamais pu toucher les aides au logement", explique F***y, qui constate rapidement que la situation se dégrade. Elle évoque des "sanitaires pas entretenus", des coupures d'électricité assez régulières et un logement "insalubre", photos à l'appui. Elle cite des murs bouffés par les taches d'humidité, les équipements brinquebalants et les hivers à se chauffer avec un poêle acheté en urgence, faute de chauffage fonctionnel.

Faute de mieux, F***y est restée là plusieurs années. "Au début, on n’était pas malheureux et même si le logement était insalubre, on avait un toit sur la tête. Et c'est parce qu'on raisonne comme ça que nos logeurs en ont profité, comme ils le font pour tous les gens en galère qui logent dans un camping."

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Source : https://www.franceinfo.fr/economie/immobilier/immobilier-indigne/temoignages-on-vit-dans-un-endroit-qui-nous-rend-malades-cinq-francais-nous-racontent-leur-vie-de-mal-loges_7624634.html?utm_source=firefox-newtab-fr-fr

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16/09/2024

LES ATELIERS D'ESENGO : Reprise de cours d'Ecritures - Chants & M.A.O) par l'association "Esengo" à partir du Samedi 21 Septembre 2024 au "CSC de la Blaiserie" à Poitiers 86000. Inscription à 30€ / Mois ( De Septembre à Juin 2024) Tel : 06 67654428 (Brice ou Kamani Mosi)
Esengo Asso rimeback

Salut à Tous et à Toutes êtes vous prêts pour la reprises des "Ateliers d'Esengo" à la rentré 2024-2025? avec des activi...
23/07/2024

Salut à Tous et à Toutes êtes vous prêts pour la reprises des "Ateliers d'Esengo" à la rentré 2024-2025? avec des activités telles que l'écritures/Chants, MAO & le perfectionnement Scénique.

Pour tout renseignement.
Tel : 0667654428 (Brice)

Session de travail "Les Ateliers d"Esengo" Écriture, Chant, Enregistrement au Studio Rimeback Records, ce Dimanche matin📢. Première session de l'An 2023 - le 8 Janvier. Infos & Inscription sur notre website : https ://rimeback.net
À très bientôt peut être parmi nous 🙂

Salut a Tous et à Toutes en espérant que vous vous portez bien!l'Association ESENGO (basée à Poitiers, 86000) et qui a p...
04/07/2024

Salut a Tous et à Toutes en espérant que vous vous portez bien!

l'Association ESENGO (basée à Poitiers, 86000) et qui a pour but la "Promotion Artistique et culturelle" cherche actuellement des Bénévoles afin de monter quelques projets annuels sur Poitiers.

Vous êtes motivez a travailler avec des bénévoles jeunes, sympas, aux esprits libres et créateurs soyez les bienvenues et n'hésitez surtout pas à nous contacter dès à présent pour des projets en cours et d'autres à venir. Rejoignez nous sans plus attendre.

Brice N. (Responsable Associatif)
Tel : 0667654428
Email : [email protected]

Laetitia Martin Esengo Brice Ngwebo

Adresse

Rue Des Frères Montgolfier
Poitiers
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