Petra Zo photographe

Petra Zo photographe Artiste photographe.

La fête des invisibles. Douarnenez. Je cherchais à saisir la solitude (thème d’une prochaine série), c’est la fête qui s...
07/06/2026

La fête des invisibles. Douarnenez.
Je cherchais à saisir la solitude (thème d’une prochaine série), c’est la fête qui s’est laissée photographier.

SignumJe vous propose un autre portrait de marin. Il ne pose pas, il vient vers moi en jouant avec l'objectif et en refu...
05/06/2026

Signum

Je vous propose un autre portrait de marin.

Il ne pose pas, il vient vers moi en jouant avec l'objectif et en refusant toute grandiloquence.

Il y a quelque chose de moqueur, de taquin dans son attitude, dans son consentement à être photographié, sans hostilité, mais offrant une sorte de générosité tranquille, celle de quelqu'un qui n'a rien à prouver.

La connivence naît de là, de cet espace (confiné) entre deux personnes qui se respectent et se chambrent quand même un peu....

La lumière et le deuil. Il y a des jours où le poids de l’appareil photo pèse une tonne. Pas celui du matériel. Non, il ...
01/06/2026

La lumière et le deuil.

Il y a des jours où le poids de l’appareil photo pèse une tonne. Pas celui du matériel. Non, il pèse d’autre (s) poids, celui des années, celui des absences, celui d'un vécu dans ce même vent salé face à ce même horizon qui ne rend jamais ce qu’il prend.

Samedi, je suis venu photographier un hommage, celui d'un marin disparu en mer, d'une communauté rassemblée au bord du quai.
J’ai regardé cette famille endeuillée, ces marins, cette foule qui portaient sur les épaules tout le poids de la tristesse.

Quelque chose en moi n’était pas tout à fait alignée. Je ne me sentais pas à ma place. Mon travail, ma mission : témoigner…. Mais mes pieds, mon corps connaissaient cet endroit d’une mémoire plus ancienne.

Il y a 20 ans, presque jour pour jour, je me tenais ici pour cette même raison. Pas d’appareil autour du cou mais les mains dans les poches et la gorge serrée. C’était pour Lomig (Guillaume en français).
Mon ami pêcheur est, également, parti à l’aube, embarquant avec lui un capitaine d’industrie. La mer l’a gardé, sans explication, sans même daigner rendre un signe. Son passager fut retrouvé; lui pas. Le silence de l’océan est une réponse en soi et c’est la plus cruelle de toutes.

Alors, samedi, l’exercice était complexe pour moi. Comment réaliser des images en étant digne, respectueux ? Comment déclencher quand on est mal à l’aise ? Comment garder une pudeur ? Comment photographier le deuil des autres quand on porte le sien en bandoulière ?

On dit que le photographe est un témoin, qu’il doit s’effacer, être invisible, laisser la réalité parler à travers lui. C’est vrai et c’est une discipline à apprivoiser. Maitriser l’émotion, rester stable, chercher la lumière juste, le cadre juste. Appuyer sur le déclencheur au bon moment, celui où la douleur d’un visage dit plus que n’importe quel discours. Mais voilà, samedi, mes mains tremblaient, pas beaucoup, juste assez pour que je le sache et m’oblige.
J’ai donc décidé et annoncé que je ne prendrai aucun cliché de la famille en respect et en raison de cette injustice tranquille répétée que la mer commet depuis des siècles sans jamais se justifier.

La dure loi de la mer arguée par des gens (souvent terriens) avec, parfois, une forme de résignation qui agace ceux qui ont grandi dans les ports.

Comme si nommer la loi suffisait à la rendre acceptable. Comme si les Hommes qui partent savent et que ceux qui restent à quai devraient s’y attendre. Comme si le risque consenti annulait la peine réelle.

Mais les marins que je connais, que j’ai connu, n’ont pas peur de la mer. Ils l’aiment et la redoutent. C’est très différent.
On ne part pas malgré le danger, on part avec lui, on fait confiance, à son bateau, son bras, à l’expérience de ceux qui ont navigué avant soi. Et quand la mer trahit cette confiance, ce n’est pas une loi qui s’applique, c’est une perte brutale, bête, irréparable

Lomig, Erwan ont pris la mer. La mer les a pris.

Kenavo. Kouskit en peoc’h.

La mer en partage. Festival photo du Guilvinec été 2026.17 regards, un seul horizon. J'ai l'insigne honneur de figurer p...
12/05/2026

La mer en partage. Festival photo du Guilvinec été 2026.

17 regards, un seul horizon. J'ai l'insigne honneur de figurer parmi les photographes sélectionnés pour cette exposition à ciel ouvert, où chacun pose sa propre lumière sur un même sujet : l'océan, immense et familier.
C'est là tout le paradoxe : ici, au Guilvinec, la mer est partout. Pourtant, elle reste à découvrir. Tout au long de l'été, laissez-vous surprendre par autant de visions singulières d'un monde que l'on croyait connaitre.
Alors, comme semble le dire Erwan, patron-pêcheur (merci à lui d'avoir récemment accepté ma présence), venez voir cette expo à l'extrémité d'un département finistérien bordé par la mer.

SIGNUM Il existe parfois des rencontres au hasard de la vie qui laissent une empreinte. C’est exactement ce que j'ai res...
05/05/2026

SIGNUM
Il existe parfois des rencontres au hasard de la vie qui laissent une empreinte. C’est exactement ce que j'ai ressenti lorsque j'ai croisé le chemin de cet homme. Ancien directeur de la criée des Côtes d'Armor, sa joie de vivre et son aura captivante m'ont immédiatement frappé. C'était lors de la fête de la coquille Saint-Jacques 2026 à Erquy.
Les belles rencontres ne se planifient pas, elles surgissent. Je lui ai demandé s'il accepterait de se laisser photographier.
Le résultat est bien plus qu’un simple portrait. Il se dégage de cette photo une bonhomie palpable, un respect mutuel et une confiance qui ne peuvent surgir que d'une vraie rencontre humaine.
Ces portraits ne sont pas seulement des images. Ils sont le reflet d'histoires, de passions et de liens sincères entre les acteurs de la filière halieutique.

SIGNUM. Après un long moment d'absence sur les réseaux, je vous présente mon dernier cliché de portait de marins.  Pris ...
24/04/2026

SIGNUM.
Après un long moment d'absence sur les réseaux, je vous
présente mon dernier cliché de portait de marins. Pris en fond de cale d'un chalutier guilviniste. Cet endroit froid, humide et exigu dispose d'une lumière particulière, sombre, changeante. L'ambiance y est parfois mystique.
Il fera partie de ma prochaine exposition estivale dont je vous dévoilerai sous peu l'endroit et le format.

03/04/2026
Cette semaine, j’étais présent sur les quais finistériens lors de la journée de mobilisation des marins pêcheurs qui sou...
03/04/2026

Cette semaine, j’étais présent sur les quais finistériens lors de la journée de mobilisation des marins pêcheurs qui souhaitaient exprimer leur désarroi face à la hausse des coûts de carburant.
Afin d'illustrer la trajectoire mortifère de certains, voici des images d’une profession passionnante mais en péril.

Ce matin, j'ai décidé de faire une petite digression afin de respecter le "mauvais temps" traversé par les marins pêcheu...
29/03/2026

Ce matin, j'ai décidé de faire une petite digression afin de respecter le "mauvais temps" traversé par les marins pêcheurs. Je vous propose un portrait réalisé cette semaine. Ce cliché dévoile les coulisses d'un spectacle d'humoristes. J'aime beaucoup cette photo avec ses symboles induits : quand une artiste admire les feux de la rampe et devient spectatrice voire même fan d'un autre artiste.

Adresse

Quimper
29000

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