14/07/2026
Le 13 juillet 2011, dans le village de Joybar, en Kapisa, en Afghanistan, une charge explosive actionnée par un rebelle frappe un groupe de militaires français lors de la sécurisation d'une assemblée de notables. Le caporal-chef Sébastien Vermeille tombe au combat. Il avait 30 ans. On le retrouvera son arme dans une main, son boîtier dans l'autre. Car Sébastien n'était pas un soldat comme les autres. Il était un soldat de l'image.
Né le 23 décembre 1980 à Montfavet, il s'engage en 2001 au 1er Régiment d'Infanterie de Marine d'Angoulême. Jeune marsouin remarqué d'emblée pour ses qualités et sa fougue, il devient pilote d'AMX-10 RC, enchaîne les missions, l'Afghanistan, la Côte d'Ivoire, Djibouti, la Nouvelle-Calédonie, le Kosovo, le Tchad. Un vrai combattant, aguerri, présent sur tous les fronts.
En 2009, il rejoint le SIRPA Terre à Lyon comme opérateur audiovisuel. Photographe et cameraman de talent, il met désormais son courage au service d'une autre mission : montrer. Documenter. Témoigner. Ramener des images de ce que vivent les soldats français là où personne ne les voit. Il produit d'excellents reportages dans des conditions souvent extrêmes, toujours au plus près du danger, jamais à l'abri.C'est dans cet engagement qu'il est tombé. En première ligne, avec ceux qu'il filmait.Promu sergent à titre posthume, décoré de la Médaille Militaire, de la Croix de la Valeur Militaire avec palme, et fait Chevalier de la Légion d'Honneur. Mort pour la France.
Aujourd'hui, le prix "Sergent Sébastien Vermeille" récompense chaque année les soldats de l'image de l'armée de Terre. Son nom continue de vivre à travers ceux qui, comme lui, filment le courage au plus près.
Nos pensées vont à sa famille, à ses proches, et à tous ses frères d'armes.