09/02/2026
Quand le brouillard agit comme un filtre 🌌
On avait repéré la mer de nuages sur les modèles météo, direction les crêtes Vosgiennes, plus précisément le Spitzkoepfe, avec l’idée d’être au bord de mer. À l’arrivée, le ciel était d’une noirceur presque irréelle, les étoiles perçaient tout. On savait que la nuit serait belle. ✨
Le temps d’installer le matériel, des vagues nous ont littéralement englouti. Sur les photos, ça ressemble à un filtre « fog » , cela adoucit l’image et ne fait ressortir que les étoiles et planètes les plus brillantes. 🌫️
Par moments, le brouillard s’ouvrait juste assez pour capturer ces photos. Le timing était serré, compliqué de prendre des photos « complexes ». 🌌
Une fois complètement englouti par la mer, on n’a pas eu le choix, il fallait reprendre de l’altitude. Direction le sommet du Hohneck, avec une visibilité nulle, dur de se diriger… 🏔️
Et pour finir, j’ai ajouté une série au de 2000 photos stackées, chacune à 2,5 secondes, f/4, ISO 2000. Au total, 1h30min d’exposition pour aller chercher Orion et ses détails les plus fins. 🔭
Rien d’autre que l’appareil, l’objectif et un simple trépied ont été utilisés. Pas de star tracker. Il faut donc recadrer Orion toutes les cinq minutes environ, pour continuer à accumuler sa lumière, morceau après morceau. 📷
Sur cette image, en bas à droite, la constellation d’Orion avec la nébuleuse M42 et M43. Plus haut à gauche, on retrouve la nébuleuse de la Flamme, le voile d’hydrogène d’IC 434 et la Tête de Cheval qui en sort comme un crochet. Et un peu à l’écart, en haut à gauche, la nébuleuse M78 🌌