Guido Boggiani

Guido Boggiani El E.S.Curtis paraguayo, precursor de A. Métraux y C.

Lévi-Strauss, pintor, fotógrafo y etnólogo de la convivencia con el Otro indígena; un sabio viajero del XIX, cuya ciencia anda en movimiento perpetuo, como la de Humboldt y Bonpland...

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27/12/2025

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Esta tarde presentamos en Argentina, en el programa de radio: “Parácheq Erotismo y Folklore”, el libro “Mangoré por Mangoré” – Memorias apócrifas de Agustín ...

16/07/2025

NOTA DE MARIE-MADELEINE GLADIEU SOBRE MI NOVELA: "YO,GUIDO BOGGIANI, EL BLANCO INDIO"/

"Cuando navegar sobre un lago italiano despierta el deseo de continuar el viaje sobre el Océano y los mal conocidos ríos de “allende los mares”, cuando pintar escenas de la vida cotidiana lleva a una interrogación sobre los secretos que oculta la primera impresión que la realidad presenta a los sentidos, nace en el joven Guido Boggiani la voluntad de explorar el mundo “nuevo” en la opinión europea.

El personaje, entre real y ficticio, que presenta Eric Courthès, un “blanco indio”, se lanza a la aventura por los ríos de Paraguay, impulsado por una curiosidad sin límites, por el ansia de contacto con lo que hasta entonces es la vida natural, sin los artificios de lo moderno o la moda orientalista. Dos cuadros que pintó Boggiani antes de su primer viaje sugieren ya el principal motivo de la búsqueda del pintor: el que da a admirar la cosecha de las castañas, y el de un paisaje de ruinas -de moda en la época romántica- invadido por la naturaleza. Bajo las espinas y la cáscara de la fruta, está lo que alimentará al pueblo, harina para el pan de cada día. Y sobre las majestuosas construcciones humanas, la fuerza vital de las plantas vuelve a imponerse. El resultado, son unos cuadros que revelan una reflexión sobre la noción de realismo.

En 1925, el crítico alemán Franz Roh, en su ensayo “Nach Expressionnismus – Magishen realismus” sobre la pintura expresionista y postexpresionista, traducido al español en 1927, “Realismo mágico. Postexpresionismo”, emplea por primera vez la expresión “realismo mágico” con la cual se calificará la obra de Miguel Ángel Asturias “Hombres de maíz” en 1930.
Al leer los relatos de los viajes de Boggiani, llama la atención el interés que el pintor manifiesta por la belleza de los paisajes, colores, tipos humanos. Antes de servir de alimento, los animales de la selva son hermosura, milagros de la vida.

Boggiani escribe, pinta, luego hará fotos para servir de testimonio sobre un mundo que el viejo Occidente casi ignora, o considera como “inferior”. Boggiani da a entender la diversidad y rechaza cualquier forma de racismo. En todas las partes del mundo, el ser humano posee las mismas cualidades, los mismos defectos, que el entorno acentúa. La visión del artista no hace del conocimiento científico un motivo de dominación, sino de unión y hermandad. Así lo da a sentir el libro de Eric Courthès."

R***e des Langues Néo-Latines, n° 408, mars 2024, pp. 113-114 COURTHES, Eric, Moi, Guido Boggiani, le blanc indien. Trad...
04/08/2024

R***e des Langues Néo-Latines, n° 408, mars 2024, pp. 113-114

COURTHES, Eric, Moi, Guido Boggiani, le blanc indien. Traduction des journaux de voyage de Guido Boggiani et fictions d’Eric Courthès, préface d’Irina Ráfols, Paris, L’Harmattan, Collection L’autre Amérique, 2023, 294 pages, ISBN : 978-2-343-11310-4
Guido Boggiani n’est pas un inconnu. Alfred Metraux et Claude Lévi-Strauss le tiennent pour un précurseur. Il fut à la fois peintre (« peintre du réel », p.24, sensible au détail), poète, géographe, photographe, explorateur (« expéditionnaire ») et ethnolinguiste. Le peintre qu’il était cultivait le soin du détail dans ses tableaux. De même, ses journaux de voyage sont précis et méticuleux pour décrire la terre, la nature et les populations.
Guido Boggiani naquit en 1961, près de Stresa, sur le lac Majeur. Il mourut au cours de son deuxième voyage au Paraguay, dans la selve du Chaco, le 7 mai 1902, assassiné sans doute par un indien chamamoco jaloux.
Le livre que nous propose Eric Courthès, comme Boggiani grand connaisseur du Paraguay, est une approche de cet homme attachant. L’ouvrage nous offre la traduction des journaux de Boggiani dont Courthès compense les lacunes par des textes issus de son inspiration, de sa recherche, de ses hypothèses. « Mais les romans sont faits pour ça, faits pour tâcher de combler ces absences… » (p.15).
Une première version du livre est parue au Paraguay : Eric Courthès, Yo, Guido Boggiani, el Blanco Indio, Asunción, Servilibro, FONDEC, 2017. Le même auteur avait en 2014 traduit du portugais le journal de voyage de Boggiani consacré aux Caduveos, peuplade vivant au bord du fleuve Paraguay, dans sa partie brésilienne.
Auparavant, Eric Courthès avait publié un autre récit du même type, consacré à Aimé Bonpland, explorateur comme Boggiani et Charentais comme Courthès : Le voyage sans retour d’Aimé Bonpland, explorateur rochelais, Paris, L’Harmattan, 2010.
Bien des éléments rendent passionnante la lecture des journaux de Boggiani : son goût du détail, sa découverte des indiens (Chamamocos, au Paraguay, Caduveos sur l’autre rive, au Brésil), sans oublier l’évocation de la vie culturelle en Italie, à Buenos-Aires ou à Asunción et la description d’une société dynamique, éprise de découverte et de savoir.
Cela donne un livre fait de plusieurs parties : en premier lieu la jeunesse de Guido près du lac Majeur. En second lieu le premier voyage en Argentine et au Paraguay. La première exploration dans la forêt paraguayenne est longuement décrite dans le journal du voyageur (p.43-175). Sont évoqués ensuite un séjour à Chicago et le retour en Italie, avant une croisière à bord du voilier La Fantasia, sur la Méditerranée, en compagnie de Gabriele d’Annunzio (La crociera della Fantasia. Diari del viaggio a Grecia e Italia meridionale, 1895). De cet ouvrage n’est traduit ici de l’italien que le journal de Boggiani. Le séjour dans la péninsule est passionnant, car on retrouve Boggiani dans sa famille et dans la société italienne : là, il reprend ses notes, noue des contacts avec les sociétés savantes et complète sa formation d’ethnologue.
Enfin, on lit le récit du dernier voyage, au terme duquel Boggiani trouva la mort en 1902, suivi du journal de son ami, José Fernández Cancio, parti à sa recherche : Alla ricerca di Guido Boggiani : Spedizione Cancio nel Chaco Boreale… (1903).
La lecture du journal est impressionnante : lente progression dans un milieu inconnu . Les explorateurs remontaient le cours d’un fleuve, sans en connaître les mesures ni les limites, préoccupés autant par les futures rencontres que par les impératifs de l’approvisionnement en eau, en gibier. La faune et la flore sont l’objet de descriptions scientifiques et pratiques: mieux l’homme les connaît, mieux elles assurent sa subsistance. La faim, la soif, l’orientation dans un milieu hostile sont une préoccupation constante (comme le fait de devoir marcher pieds nus !). A tout moment Boggiani sait nous communiquer ses sentiments et ses peurs. Le contact avec les populations est fait d’empathie, mais aussi de prudence et de méfiance. A pinga (mot portugais : la ‘goutte d’eau-de-vie’) était une habituelle monnaie d’échange.
Le journal de Boggiani, précis et détaillé, est suivi d’un bilan comptable, moral et scientifique (p.199-201) : toutes les lires dépensées sont justifiées, les découvertes sont décrites, la richesse humaine des caduveos est soulignée en conclusion.
Comme l’indique le titre retenu par l’auteur, nous sommes devant un travail de traduction, d’édition et de création. Les notes en bas de pages permettent à l’auteur de répondre, autant que possible, aux interrogations des lecteurs.
Un beau livre.
Bernard Darbord
Professeur émérite à l’Université Paris Nanterre

Adresse

Saint-Genou
36500

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