13/09/2026
Et si aucune route n’était la mauvaise?
Je pense souvent à toutes les vies qu’on aurait pu vivre.
À tous ces moments où un choix, parfois minuscule, a changé la suite.
Si j’étais restée ou si j’étais partie.
Si j’avais dit oui, si j’avais dit non.
Si j’avais rencontré cette personne quelques années plus tôt.
Ou quelques minutes plus t**d.
C’est assez vertigineux quand on y pense.
Parce qu’à chaque décision, une nouvelle route s’ouvre et des dizaines d’autres disparaissent.
Et parfois, on regarde derrière nous en se demandant ce qu’il y avait au bout de celles qu’on n’a pas prises.
Est-ce que j’aurais été plus heureuse, moins souffert ?
Est-ce que ma vie aurait été complètement différente ?
Comme s’il existait quelque part une autre version de nous qui aurait fait les bons choix.
Mais plus j’avance, moins je crois qu’il existe un bon chemin.
Chaque chemin nous donne quelque chose et nous enlève quelque chose aussi.
Certaines décisions nous emmènent exactement là où on voulait aller. D’autres nous perdent complètement avant de nous faire découvrir une partie de nous qu’on ne connaissait pas.
Alors peut-être que la vraie question n’est pas: est-ce que j’ai choisi la bonne vie?
Mais plutôt: est-ce que je suis vraiment en train de vivre celle qui est là ?
Parce qu’à force de regarder les chemins qu’on n’a pas pris, on peut finir par ne plus voir celui qui est juste sous nos pieds.
Et je crois que j’ai de moins en moins besoin de savoir exactement où une route va me mener.
J’ai da envie de suivre ce qui me fait vibrer.
Ce qui me nourrit.
Et parfois même ce qui me fait un peu peur.
Accepter aussi que je ne saurai jamais ce qu’il y avait au bout des autres chemins.
Et que c’est peut-être très bien comme ça.
Le but est peut-être pas trouver le bon chemin parmi tous les possibles.
Mais choisir
en étant pleinement là...?