Galerie Nathan Chiche

Galerie Nathan Chiche Galerie d’art

Jusqu’au 6 juin, la lumière d’Olivier Debré habite les lignes de Jean Prouvé.Dans ce dialogue silencieux entre peinture ...
22/05/2026

Jusqu’au 6 juin, la lumière d’Olivier Debré habite les lignes de Jean Prouvé.

Dans ce dialogue silencieux entre peinture et architecture, la couleur devient souffle, l’espace devient émotion.
Une exposition comme une traversée sensible, où les jours meilleurs semblent encore possibles.

Venez découvrir La couleur des jours meilleurs.

« La peinture est une aventure vers la lumière. »Chez Olivier Debré, cette lumière naît dans la vitesse du geste, dans l...
09/05/2026

« La peinture est une aventure vers la lumière. »
Chez Olivier Debré, cette lumière naît dans la vitesse du geste, dans l’élan de la couleur, dans cette matière qui traverse la toile comme une rafale douce après l’orage.

Petite bleu mauve - Big Ben avance avec un rythme presque musical.
Le bleu glisse dans le mauve, le mauve s’ouvre dans la lumière ; les transparences coulent, s’étirent, vibrent comme des accords suspendus. Puis viennent, aux bords de la toile, ces surgissements plus denses, plus telluriques, où la peinture frappe la surface avec une énergie vive, instinctive, presque fulgurante.

Tout circule, tout respire.
Le regard accélère dans les éclats de matière, ralentit dans les zones diaphanes, revient vers ce grand espace central baigné d’air et de silence. Debré compose ici une peinture de pulsation et de souffle, où chaque trace semble garder la cadence du corps qui l’a déposée.

La toile conserve alors quelque chose d’immédiat et d’infini : une vibration, une lumière, une vitesse encore en mouvement. Dans ce petit format de 1983, quelques gestes suffisent à ouvrir un paysage intérieur immense, traversé de ciel, de pluie et de musique.



OLIVIER DEBRÉ
Petite bleu mauve - Big Ben
1983

Huile sur toile signée, titrée et datée au dos
24 × 33 cm (9,45 × 12,99 in.)

Provenance : Claude et Michèle Harel

Le vert d’Olivier Debré coule comme une rivière,lente lumière au parfum de terre.Il avance en silence dans l’air du soir...
07/05/2026

Le vert d’Olivier Debré coule comme une rivière,
lente lumière au parfum de terre.

Il avance en silence dans l’air du soir,
comme un souffle humide au bord de la mémoire.

Le vert frémit, le vert respire,
avec la douceur trouble d’un dernier désir.
Il glisse sur l’espace, efface les contours,
et laisse entrer le calme autour.

Face à lui, Jean Prouvé dresse la ligne,
le métal se tend, le verre s’aligne.
Tout devient ordre, mesure, clarté,
dans une rigueur presque sculptée.

Mais quand la lumière traverse l’acier,
les murs semblent soudain flotter.
Alors la couleur peut se répandre,
vibrer, ondoyer, descendre.

Chez Debré, la peinture devient sensation,
un battement lent, une respiration.
Une matière mouvante, presque charnelle,
où la lumière devient éternelle.

Entre Debré et Prouvé naît un accord,
fait de silence, d’espace et d’or.
L’un construit l’équilibre et la transparence,
l’autre y dépose le trouble et la présence.

Et le vert demeure, léger, souverain,
comme un paysage qui ne finit jamais vraiment.

La couleur des jours meilleurs
jusqu’au 6 juin à la Galerie Nathan Chiche.

📸 Rémi Villaggi

Une amitié faite de lignes et d’équilibres.Le 8 janvier 1958, depuis Roxbury, Alexander Calder écrit à Jean Prouvé. Quel...
21/04/2026

Une amitié faite de lignes et d’équilibres.

Le 8 janvier 1958, depuis Roxbury, Alexander Calder écrit à Jean Prouvé. Quelques mots, presque rien — et pourtant tout est déjà là. Il y évoque la base d’un mobile destiné à l’UNESCO à Paris, et surtout cette phrase simple : « j’espère que tu seras d’accord pour m’aider ».
En marge, une note en rouge : « Est-ce qu’il serait facile d’avoir les matériaux ? »

D’un côté, Calder imagine le mouvement, la légèreté, l’instable.
De l’autre, Prouvé pense la structure, la matière, la justesse constructive.

Leur dialogue ne passe pas par de grands manifestes, mais par des gestes précis, des mots directs, presque techniques. Et pourtant, derrière cette simplicité, se joue quelque chose de rare : la rencontre entre la poésie et l’ingénierie.

En 1958, cette correspondance donne naissance à l’un des dialogues les plus justes entre sculpture et architecture. Une confiance mutuelle, où chacun prolonge le geste de l’autre.

Plus qu’une collaboration, une évidence.

Mobile Design Architecture ArtContemporain

Lettre d’Alexander Calder à Jean Prouvé, 8 janvier 1958. © Fonds Jean Prouvé. Centre Pompidou - MNAM/CCI-Bibliothèque Kandinsky-Dist. RMN-
Grand Palais.

Invitation « Calder: Recent Works », Perls Galleries, New York, 1958. Annotée par Alexander Calder « MR. J. Prouvé, Bonjour! » © Fonds Jean Prouvé.
Centre Pompidou - MNAM/CCI-Bibliothèque
Kandinsky-Dist. RMN-Grand Palais.

Une tension presque imperceptible traverse l’espace.La géométrie de Jean Prouvé impose ses lignes, sa rigueur, son ossat...
21/04/2026

Une tension presque imperceptible traverse l’espace.
La géométrie de Jean Prouvé impose ses lignes, sa rigueur, son ossature claire. Face à elle, le mobile d’Alexander Calder (1965) déploie une liberté aérienne, faite de formes instables et d’équilibres en perpétuel devenir. Entre les deux, une traction silencieuse s’installe : le mouvement révèle la structure, la structure accueille le mouvement. Et ce rouge, identique à celui du compas de Prouvé, scelle l’ensemble — comme une évidence. Ici, l’architecture ne contient plus l’œuvre, elle la prolonge.

Découvrez l’aventure de Calder à la Fondation Louis Vuitton, avec l’exposition Calder. Rêver en équilibre, du 15 avril au 16 août 2026.

Le saviez-vous ?À l’UNESCO, inauguré en 1958, la spirale monumentale de Alexander Calder (1898–1976) dialogue avec un so...
21/04/2026

Le saviez-vous ?

À l’UNESCO, inauguré en 1958, la spirale monumentale de Alexander Calder (1898–1976) dialogue avec un socle conçu par Jean Prouvé (1901–1984). Une collaboration entre deux figures majeures du XXe siècle.

Si Calder impose une écriture libre dans l’espace, Prouvé intervient avec la précision qui le caractérise, concevant une structure capable d’accompagner l’œuvre sans jamais en troubler l’élan. Fidèle à son exigence, il refuse tout effet décoratif pour privilégier la justesse constructive.

Comme il le disait lui-même : « Il ne faut jamais dessiner une forme sans savoir comment on va la faire. »

Ici, le geste et la structure se répondent avec une évidence presque silencieuse. Une œuvre à deux signatures, où la poésie du mouvement rencontre l’intelligence de la construction.

À découvrir également dans l’exposition « Calder. Rêver en équilibre », présentée du 15 avril au 16 août 2026 à la Fondation Louis Vuitton, une immersion magistrale dans l’univers de l’artiste, entre légèreté, équilibre et formes en suspension.

CALDER - Spirale - © Calder Foundation. UNESCO - photo UNESCO F
Dunouau

Jean Prouvé et Alexander Calder. Ateliers Goumy, rue Picpus, Paris, 1958. © Fonds Jean Prouvé Centre Pompidou - MNAM/CCI-Bibliothèque Kandinsky-Dist. RMN-Grand Palais.

OLIVIER DEBRÉ — Tout vert, taches violette, 1986Un vert posé d’un seul souffle, large, continu, presque sans rupture, co...
15/04/2026

OLIVIER DEBRÉ — Tout vert, taches violette, 1986

Un vert posé d’un seul souffle, large, continu, presque sans rupture, comme une étendue tenue, fragile, en équilibre. La matière se laisse voir. Elle glisse, elle s’étire, elle garde la mémoire du geste, ces passages où le pinceau a frôlé la toile, où la couleur s’est déposée sans s’alourdir.

Sur les bords, quelque chose affleure. Des irruptions ténues, violet, jaune, un peu de rouge, comme si la peinture, en se retenant, laissait malgré elle apparaître ce qui la traverse. Rien n’est central. Tout se joue à la périphérie, dans ces zones incertaines où le vert se fissure à peine.

Chez Olivier Debré, la toile devient un champ sensible, un espace où le regard s’approche, où il perçoit les variations infimes, les souffles retenus, les tensions discrètes. C’est un vert habité. Un vert qui contient d’autres couleurs, d’autres élans, mais qui choisit de rester, là, dans cette retenue silencieuse

Olivier Debré
Tout vert, taches violette et 1986
Huile signée, sur toile
Titrée et datée au verso
113,7 × 161,5 cm (44,76 × 63,58 in)
Collection privée, France

🎭 Le saviez-vous ?À la Comédie-Française, le rideau de scène imaginé par Olivier Debré n’est pas un simple décor : c’est...
13/04/2026

🎭 Le saviez-vous ?

À la Comédie-Française, le rideau de scène imaginé par Olivier Debré n’est pas un simple décor : c’est une œuvre monumentale, commandée par le ministère de la Culture et peinte pendant six mois dans un hangar du Bourget pour la Salle Richelieu. Dévoilé en 1987, il marque l’entrée de la peinture contemporaine au cœur de l’un des plus grands théâtres français. 

Et surtout, ce rideau n’est que le premier d’une série. Olivier Debré réalisera ensuite quatre grands rideaux de scène : le théâtre des Abbesses à Paris, l’opéra de Hong Kong et l’opéra de Shanghai. Chez lui, la peinture quitte alors le mur pour entrer littéralement en scène. 

Anecdote : le rideau de la Comédie-Française a été déposé en 2020 pour des travaux, puis restauré avant de retrouver sa place, preuve qu’il est aujourd’hui considéré comme une œuvre majeure du patrimoine théâtral contemporain. 

✨ À découvrir dans l’exposition La couleur des jours meilleurs jusqu’au 6 juin :

OLIVIER DEBRÉ
RIDEAU ROUGE, 1985
Huile sur toile
Signée, titrée et datée au dos
38 × 46 cm (14,96 × 18,11 in)

Une œuvre rare, en écho à ce moment où, chez Debré, la peinture devient seuil, apparition, théâtre.

Photo : Vincent Royer

OLIVIER DEBRÉLa couleur des jours meilleursLa Galerie Nathan Chiche présente une exposition personnelle de Olivier Debré...
03/04/2026

OLIVIER DEBRÉ
La couleur des jours meilleurs

La Galerie Nathan Chiche présente une exposition personnelle de Olivier Debré, en dialogue avec l’architecture de Jean Prouvé, à découvrir du 11 avril au 6 juin 2026.

Formé à l’architecture, Olivier Debré peint comme un architecte du paysage : par masses, par élans, par silences.
Ses toiles ne décrivent pas : elles ouvrent, elles respirent, elles traversent.

Dans l’École Jean Prouvé à Vantoux, la peinture rencontre la structure, la couleur épouse l’espace.
Quelque chose s’équilibre, entre tension et apaisement, entre rigueur et abandon.

La lumière glisse, les formes vibrent, et peu à peu, le regard s’élargit.

Une exposition comme une promesse : celle des jours meilleurs.

Adresse

90 Rue Jean Julien Barbe
Vantoux
57070

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