10/06/2026
𝐉’𝐀𝐈 𝐄𝐔 𝐋𝐄 𝐂𝐎𝐔𝐑𝐀𝐆𝐄 𝐃𝐄 𝐌’𝐄𝐗𝐏𝐑𝐈𝐌𝐄𝐑
Les réseaux sociaux sont vraiment un monde où il faut avoir le cœur solide pour survivre.
Tu t’ouvres un peu et certains utilisent cela contre toi. Tu restes discrète et d’autres fouillent pour comprendre ce que tu fais. Tu avances de deux pas et il y en a qui cherchent à te faire reculer de trois.
𝐉𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐚𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐞 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞.
J’ai grandi dans un environnement modeste, entourée d’une famille merveilleuse. Je n’avais rien d’extraordinaire. J’étais cette fille qui se levait très tôt chaque matin et parcourait de longues distances pour aller à l’école. Presque tout le quartier me connaissait pour ça.
Mes chaussures ne tenaient parfois même pas une semaine. J’avais un grand sac usé qui pouvait me suivre pendant trois ans, dans lequel je mettais toute ma vie d’élève. Pourtant, je continuais d’avancer.
J’étudiais dans une école publique. Je regardais mes amis partir vers des écoles privées où la compétition, l’excellence et le dépassement de soi semblaient plus présents. Mon plus grand rêve était d’étudier avec eux et de me mesurer à ce niveau-là. Mais je n’en avais pas les moyens.
Malgré tout, je vivais heureuse auprès de mon père et de mes frères et je prenais bien soin d’eux. Je ne possédais pas grand-chose, mais j’avais quelque chose de précieux : la conviction que je pouvais briller à ma manière. Mon étoile brillait déjà, même lorsque je ne cherchais pas à la montrer.
Plus t**d, j’ai rejoint Conakry pour poursuivre mes études.
C’est là qu’un nouveau chemin s’est ouvert à moi : concours, responsabilités, engagements associatifs, apprentissages… Pas à pas, j’ai continué à construire mon parcours.
Aujourd’hui, pourtant, ce que certaines personnes retiennent(des personnes que tu connais bien et respectent et qui sont censées te soutenir), ce n’est pas le travail accompli. Elles préfèrent dire :
« 𝐂𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐞 𝐝𝐮 𝐪𝐮𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞𝐫, 𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐧’𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐫𝐢𝐞𝐧, 𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐧 𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐮𝐭𝐞́ 𝐚𝐮 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞́, 𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐪𝐮’𝐨𝐧 𝐯𝐨𝐲𝐚𝐢𝐭 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞𝐫 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐥𝐞𝐢𝐥... 𝐀𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮’𝐮𝐧. 𝐄𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐫𝐞́𝐮𝐬𝐬𝐢. 𝐄𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐮𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐭𝐚𝐫.» ça m’écœure, ça me blesse et ça fait excessivement mal.
Et lorsqu’une responsabilité ou autres se présentent à toi, Les premières choses sont les captures d’écran téléchargées directement et déversées dans les inboxs pour décortiquer ta vie et te mettre à nu. Les premières paroles que tu entends sont : on verra si elle y arrivera, elle est encore petite et elle ne sait pas c’est quoi la vie.
Ces paroles, même lorsqu’elles ne sont pas toutes dites publiquement, me parviennent. Et elles me touchent profondément.
Non pas parce qu’elles remettent en question ma valeur, mais parce qu’elles révèlent à quel point certaines personnes restent prisonnières de l’image qu’elles avaient de vous hier.
Oui, j’ai connu les difficultés. J’étais cette petite fille du quartier, toujours mal habillée
Oui, j’ai manqué de beaucoup de choses.
Oui, j’ai grandi dans la simplicité.
Mais faut-il avoir souffert pour toujours rester à la même place ?
Avec toute l’humilité et le respect que j’ai pour chacun, je vous dirai simplement Merci, merci pour vos mots, merci de me faire avancer.
Mais une chose est claire: Je sais d’où je viens, je sais où je vais, et je sais surtout pourquoi je me bats chaque jour.
Alors je prie simplement Dieu de purifier les cœurs, d’apaiser les rancœurs et de permettre à chacun de grandir.
𝐉𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐞 𝐝𝐮 𝐪𝐮𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞𝐫 𝐪𝐮𝐢 𝐜𝐡𝐞𝐫𝐜𝐡𝐞 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐬𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐬 !