Stéphane Sayeb

Stéphane Sayeb Un regard tendre et authentique sur la Polynésie et son peuple par le photographe Stéphane Sayeb Photographie documentaire, portraits, évènementiel.

Vous étiez quelques-uns à vous demander où était passé l’homme à l’appareil en bandoulière. La vérité, c’est que je dois...
05/06/2026

Vous étiez quelques-uns à vous demander où était passé l’homme à l’appareil en bandoulière. La vérité, c’est que je dois m’éloigner pour me soigner, un long voyage, plus d’un an loin du fenua. Je pars avec vos visages en mémoire et l’envie déjà de revenir. Māuruuru roa pour votre soutien, pour chaque pensée, pour chaque partage. Avec amour. Te aroha ia rahi

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Tombeau du Roi. Un coin simple, vrai. L’eau calme, les rires d’enfants, les habitués… ici, on se connaît sans se présent...
13/04/2026

Tombeau du Roi. Un coin simple, vrai. L’eau calme, les rires d’enfants, les habitués… ici, on se connaît sans se présenter. Le vieux ponton de la servitude Cowan, usé par le temps, mais chargé d’histoires. Le mien, surtout. Je l’ai tant parcouru, jeune appelé rentré de Mururoa. C’est là que tout a commencé : deux planches bricolées, du vent, et cette envie d’apprendre coûte que coûte. Avec Jean Maï. Les premiers water start, les gamelles, les fous rires. 1981. Puis la vie a filé. Marseille. Endoume. Les Catalans. Moi déjà jeune papa célibataire plongé dans mes études, lui déjà pionnier, devenu champion du monde, derrière l’une des premières boutiques de funboard. Deux vies, un même fil. Et ces souvenirs qui restent, comme une lumière dorée sur le lagon. Mauruuru roa.

📸 Stéphane Sayeb

Sous la pluie fine de ce dimanche matin, le marché de Marché de Papeete avait ce parfum familier de vie qui ne s’arrête ...
12/04/2026

Sous la pluie fine de ce dimanche matin, le marché de Marché de Papeete avait ce parfum familier de vie qui ne s’arrête jamais y compris celui du fabuleux fruit de durian que vous trouverez ci-dessous en photo. Des pas pressés, des regards curieux… et soudain, des caméras partout. Un tournage en plein cœur du fenua. Pas n’importe lequel : Below Deck Down Under pose ses valises (et ses projecteurs) chez nous. Entre étals colorés chargés de poissons et fruits et lumière grise du ciel, le contraste est saisissant. D’un côté, le quotidien souvent modeste des petites gens d’ici (le petit Tetuanui comme on l’appelle). De l’autre, une grosse machine (à fric !) bien huilée venue capter des images pour le monde entier. Le Pays ouvre ses portes, mise sur l’image, sur l’économie, sur l’avenir de l’audiovisuel local. Des millions investis, des équipes mobilisées, une vitrine internationale qui promet. Mais au milieu de tout ça…il y a aussi ces visages, ces anonymes, ces passants à qui l’on tend un papier à signer à la va-vite. Un droit à l’image échangé contre quelques secondes de passage à l’écran. Le décor est magnifique, comme toujours. Mais l’histoire, elle, mérite parfois d’être racontée autrement. Tristes tropiques… ou simple réalité d’un monde qui tourne vite, même sous la pluie. Mauruuru Tavana Remy, Alberto, et les autres…

📸 Stéphane Sayeb

Au-dessus de Moorea, le ciel s’est entrouvert pour laisser passer quelques traits de lumiere, comme un cadeau suspendu d...
11/04/2026

Au-dessus de Moorea, le ciel s’est entrouvert pour laisser passer quelques traits de lumiere, comme un cadeau suspendu dans la fin du jour. Un instant inattendu, saisi alors que mon scooter m’avait laissé en chemin. Mauruuru roa

Stéphane Sayeb

Lundi de Pâques. Papeete somnole. Les boutiques tiraient le rideau, les rues bâillaient sous un soleil qui, lui, n’avait...
06/04/2026

Lundi de Pâques. Papeete somnole. Les boutiques tiraient le rideau, les rues bâillaient sous un soleil qui, lui, n’avait pas pris congé. Les croisiéristes cherchaient une animation, elle était là, au coin de la rue, bien vivante, coqs sous le bras. Quatre gamins. Deux combattants à plumes. Un naturel désarmant. Le combat de coq au fenua, c’est toute une histoire. C’est un militaire martiniquais débarqué à Hitia’a dans les années 1920 qui en planta la graine, avec ses amis antillais et chinois. La passion contamina sa famille entière. Ils ont une formule pour ça : “Le cancer ça peut se guérir. Le combat de coq, non.” Depuis, chaque dimanche au gallodrome de Punaruu, les coqueleurs de Tahiti et des îles se retrouvent, de 5 ans à 70 ans. Les coqs, souvent issus de souches pakistanaises, sont élevés pour une chose : se battre. Parfois, les coqueleurs chinois de Papeete traversent jusqu’à Raiatea pour défier les Tahitiens. Une tradition. Un duel. Presque un rituel. La transmission, elle, commence tôt…comme sur cette photo. Māuruuru roa

📸 Stéphane Sayeb

Oui, je sais, cela fait quelques jours que mes publications étaient en pause alors voici, vous comprendrez : Réveil toni...
05/04/2026

Oui, je sais, cela fait quelques jours que mes publications étaient en pause alors voici, vous comprendrez : Réveil tonique ce dimanche grâce à Keanu, fidèle à lui-même, venu sauter du canapé directement sur ma tête… Autant dire qu’après ça, impossible de rester en mode pause. Je suis donc parti seul au marché de Papeete, avec en tête quelques citrons et du lait de coco pour le poisson cru, mais surtout avec cette envie de m’offrir mon petit moment à moi. Car au fond, ces escapades au marché sont bien plus qu’une course dominicale : elles sont mon terrain d’entraînement, mon espace de photographie de rue, et une parenthèse d’évasion tranquille. Le marché de Papeete reste ce théâtre vivant où tout se croise : les visages, les ambiances, les discussions, le Nuna’a, la musique locale, et cette énergie bien particulière du dimanche matin. Le lieu tourne aussi une page avec le départ récent à la retraite de sa directrice. Les personnes changent, mais l’âme du marché, elle, reste bien en place. Parmi les jolis instants du jour, le plaisir aussi de croiser Sam de TNTV, toujours aussi jeune d’esprit, avec qui les échanges sont chaque fois intéressants et pleins de simplicité. Quant à moi, ces sourires que vous voyez sur mes photos ne sont jamais là par hasard. Ils sont une façon d’aller vers les autres, de partager un peu de lumière, mais aussi de faire face, à ma manière, à la maladie et aux remous de la vie. Bon visionnage, et Māuruuru roa pour votre fidélité, toujours précieuse.

📸 Stéphane Sayeb

L’appareil au cou, l’épaule encore fragile et pourtant, je suis là. Le marché un dimanche matin, c’est ma dose de vie. M...
30/03/2026

L’appareil au cou, l’épaule encore fragile et pourtant, je suis là. Le marché un dimanche matin, c’est ma dose de vie. Ma médecine sans ordonnance. Trois femmes qui rient aux éclats devant un étal de colliers. Un câlin volé entre deux citrons. Des ukulele qui s’accordent entre les melons. Un couple qui rayonne, tiare au cheveu. Deux jeunes filles devant le Marché Municipal, regard droit, dignité tranquille. Et puis lui, assis au bord du trottoir, un gobelet vide, un tatouage, une présence qui pèse. Le Fenua dans toute sa vérité. Ni filtre, ni mensonge. C’est pour ça que je photographie. Pas pour la technique, pour le lien. Pour cette fraction de seconde où un inconnu te sourit et où tu te souviens que l’humanité, au fond, est encore belle. Māuruuru roa pour chaque regard partagé.

📸 Stéphane Sayeb

Noir et blanc ce matin à l’embarquement de l’Aranui 5. Parce que certains jours, la couleur serait presque de trop. Il y...
28/03/2026

Noir et blanc ce matin à l’embarquement de l’Aranui 5. Parce que certains jours, la couleur serait presque de trop. Il y a des lumières qui n’ont besoin de rien d’autre que d’un regard juste, un sourire qui déborde, deux mains qui tiennent un ukulélé comme on tient une promesse, un vélo qui traverse le marché sans se presser, des tatouages qui racontent des histoires que les mots n’atteignent pas. Les Marquises attendent. Et avant le grand large, c’est ici, dans ce couloir d’embarquement, que tout commence, la générosité instinctive, le chaos doux des au revoir, un bébé qui observe le monde avec ses grands yeux sérieux, une dame en paréo qui pointe l’horizon comme si elle connaissait la route par cœur. Entre deux urgences personnelles - celles qu’on ne photographie pas - j’ai eu le temps de saisir ça : des émotions à fleur de peau, portées par des gens qui ne se connaissaient pas il y a cinq minutes et qui sourient déjà ensemble. C’est ça, Tahiti. C’est ça, l’Aranui. Māuruuru roa

📷 Stéphane Sayeb

Papeete, un dimanche pas comme les autres. Pendant que les urnes se remplissent, la ville elle, continue, indifférente e...
23/03/2026

Papeete, un dimanche pas comme les autres. Pendant que les urnes se remplissent, la ville elle, continue, indifférente et magnifique. L’église dresse sa flèche face aux nuages lourds. Au marché, un homme tatoué mange seul, concentré sur son assiette comme sur un secret. Une vendeuse de ma’a observe le vide entre deux clients. Des jeunes posent dans l’escalier avec l’insouciance de ceux qui n’ont pas encore à choisir. Papeete, capturée en noir et blanc parce que certains jours, les contrastes parlent mieux que les couleurs. Je sais déjà qui sera le Tavana api. Et j’espère qu’il verra ces visages-là, les vrais, quand viendra le temps de décider ce que mérite vraiment cette ville : des façades dignes, des bus qui passent, des parcs où les gosses peuvent encore rêver. Ce soir, cap sur Mamao pour le dépouillement. L’histoire s’écrit là, à quelques bulletins près.

📸 Stéphane Sayeb

Samedi, Faa'a. L'épaule qui crie, Keanu dans le collimateur, l'objectif sur la vie. Quelques jours d'attente encore avan...
22/03/2026

Samedi, Faa'a. L'épaule qui crie, Keanu dans le collimateur, l'objectif sur la vie. Quelques jours d'attente encore avant que l'issue d'une autre histoire se dessine. En attendant, me revoilà en solo avec ma petite crapule adorée, et franchement, on n'a besoin de personne d'autre, sauf d'une belle âme capable de gagner le cœur du bonhomme. Toutes les nounous réquisitionnées ce week-end. Comme "Le Kid" et son vieux, on forme une équipe qui tient la route. Cap sur la mairie de Faa'a, l'appareil au cou, l'épaule en souffrance, l'œil toujours affûté. Des visages concentrés. Du silence pesant. De la sueur sous les lumières. Et puis ce moment - le vote, l'intronisation, le Tavana api qui prend sa place dans la continuité d'une histoire qui dure depuis 43 ans. Oscar Temaru, 81 ans, entame officiellement son 8e mandat à la tête de Faa'a. Élu dès le premier tour à 59% des voix - sans grande surprise, mais avec toute la charge symbolique que ça représente. Faa'a d'en bas et d'en haut. Les bureaux, les rues, les gens. Cette ville si belle et si laide que je photographie depuis si longtemps, et qui me surprend encore. L'épaule crie. Moi, je continue. C'est ça, la vie à Tahiti Zoom. Mauruuru roa ma soeur qui se reconnaitra...

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